Une immigration qui surplombe l'aide au développement.
Publié le 15 Février 2007
En sens inverse, moins d’immigration, ce sont moins d’immigrants qui gagnent de l’argent pour l’envoyer à leurs familles, en Amérique Latine.
En 2005, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont reçu 30 milliards de dollars de transferts de leurs émigrés en provenance des seuls États-Unis. Cette somme est plus importante que l’aide publique au développement des Etats-Unis vers cette zone.
Le Mexique en est le premier bénéficiaire avec 20 milliards de dollars à eux seuls en 2005, qui représente la deuxième source de devises étrangères du pays après le pétrole. La question de l’immigration est donc aussi une question économique pour le Mexique.
Les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes sont aussi très dépendants de ces transferts financiers : au Honduras, au Salvador, en République Dominicaine, ils représentent plus de 15% de leur Produit Intérieur Brut.
Source : arte , le dessous des cartes, 14 fev 2007.
L'argent renvoyé par les migrants vers leur pays est de trés loin supérieur à l'aide aux pays en développement.
En France, ce sont prés de 5 millions de migrants qui vivent parmi nous. 8 % de la population française.
Ces migrants participent aussi au développement de leur pays, par l'envoi régulier d'argent à leur famille.
Pourquoi alors, est-il si difficile au gouvernement français, de reconnaître l'incroyable participation au développement que représentent ces immigrés. Sans parler des pans entiers de l'activité économique qu'ils recouvrent et aussi des secteurs de l'emploi qu'ils sont les seuls aujourd"hui à rendre dynamique ?
Il faudra bien répondre à cette question ,et ce, quel que soit le gouvernement en place.