Journée de la femme
Publié le 8 Mars 2008
Amnesty International demande à l’État français d’identifier et de protéger les victimes de la traite
Les militants sensibilisent les professionnels et le grand public
À l’occasion de la journée de la femme, le 8 mars prochain, Amnesty International France (AIF) va mener une action de sensibilisation auprès du grand public, des
commissariats et des gendarmeries afin d’améliorer l’identification des victimes de la traite des êtres humains. L’État français doit se doter de moyens nécessaires pour identifier ces personnes
et les protéger en conformité avec ses engagements internationaux comme la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.
Les militants et sympathisants d’AIF se mobiliseront sur l’ensemble du territoire national. Ils seront masqués de blanc en écho à la «carte identification/protection des victimes» remise
le jour même aux forces de l’ordre qui, dans leur mission, peuvent être confrontées aux victimes de la traite.
La traite des êtres humains est un phénomène mondial qui implique recrutement, transfert et exploitation de personnes dans deux domaines particuliers : le travail et la prostitution. Les femmes
et les enfants en sont les premières victimes.
En Europe, les réseaux de traite se sont multipliés ces 15 dernières années principalement pour des raisons socio-économiques et la France représente un « Eldorado » pour ces migrants issus en
majorité d’Afrique et d’Europe de l’Est.
Cette action contre la traite des êtres humains et en particulier celle des femmes aux fins d’exploitation sexuelle, s’inscrit dans le suivi du travail mené sur la France et à la suite de la
publication en 2006 du rapport d’Amnesty International, <<Les violences faites aux
femmes en France, une affaire d’État».
La France ne peut se satisfaire de poursuivre et de sanctionner les trafiquants, mais doit nécessairement mettre le respect et la protection des droits fondamentaux de la personne au cœur de son
action. Amnesty International France demande à l’État français de :
concevoir et mettre en œuvre une stratégie efficace qui permette l’identification et la protection des personnes victimes de la traite, notamment en s’assurant que les autorités et professionnels compétents sont sensibilisés, formés et qualifiés pour les identifier ;
garantir que l’accès au séjour et aux droits qui en découlent, ne soit pas subordonné au dépôt de plainte ou au témoignage des victimes ;
offrir assistance et protection à toute personne victime de la traite se trouvant sur le territoire français, quelle que soit sa situation administrative ;
garantir que les victimes de la traite ne soient pas sanctionnées pour des faits, notamment le racolage et le séjour irrégulier, résultant de l’exploitation dont elles sont victimes.
L’action est conçue en lien avec l’association ALC (Accompagnement Lieux d’accueil Carrefour éducatif et social), basée à Nice, qui coordonne le réseau national
Ac.Sé d’accueil et de protection des victimes de la traite des êtres humains.
Pour plus d’informations
Service presse Amnesty International France : Tél. : 01 53 38 65 41 - Portable : 06 76 94 37 05
Site Internet Amnesty International : http://www.amnesty.fr/index.php?/amnesty/agir/campagnes/femmes
Site Internet ALC : www.acse-alc.org