APPELLE LES CITOYENS À DEMANDER DES COMPTES À LEUR BANQUE

Publié le 1 Mars 2010

-------- LA CAMPAGNE « STOP PARADIS FISCAUX ! » APPELLE LES CITOYENS À DEMANDER DES COMPTES À LEUR BANQUE ------------------

stopparadisfiscaux.jpg

*Communiqué de presse des organisateurs de la campagne du 1er mars 2010.*

Alors que la loi française contraint à partir de ce jour les banques à
faire preuve de transparence quant à leurs activités dans les paradis
fiscaux (1), les organisations membres de la campagne /Stop paradis fiscaux/
(2) invitent les citoyens à adresser une lettre à leurs directeurs
d’agence
http://www.stopparadisfiscaux.fr/sites/default/files/Lettre_banquier_0.pdf
(3) pour leur demander de faire toute la lumière sur les activités rèelles
de leur banque dans ces territoires.

Quelques jours après la publication par la France de sa propre liste de
paradis fiscaux réduite à 18 « territoires confettis », la campagne
/Stop paradis fiscaux/ rappelle que l’essentiel de la finance mondiale
opaque est épargné par la liste française. De grands centres financiers
toujours adeptes du secret, tels que les Îles Caïmans, le Luxembourg, la
Suisse, le Liechtenstein et autres Îles Vierges britanniques, ont rapidement
rejoint la liste blanche de l’OCDE (4) et sont donc hors de la liste
française.

Pourtant, si le gouvernement veut connaître l’activité des banques
françaises dans les 18 territoires qu’il a épinglés, pourquoi les
banques refuseraient-elles de communiquer des informations sur
l’ensemble des pays où elles sont présentes ? Ainsi, pour ne citer
que deux exemples, on dénombre 189 filiales de la BNP-Paribas dans des
paradis fiscaux qui ne figurent pas sur la liste française (dont 21 dans les
Îles Caïmans, 27 au Luxembourg ou encore 4 à Singapour) et pas moins de
115 filiales pour le Crédit agricole (5).

Outre l’impact délétère de l’évasion fiscale sur les finances
publiques en France, et plus encore dans les pays en développement, les
épargnants français ont tout à craindre de la présence de leurs banques
dans les trous noirs de la finance mondiale où sont pris des risques
inconsidérés, catalyseurs de la crise actuelle. Ils doivent rester
vigilants face au double langage sur la transparence et la responsabilité
des banques et peuvent, en tant que clients, agir de manière concrète comme
le propose la campagne /Stop paradis fiscaux/.*
 

(1) Suite à l’arrêté d’octobre 2009, la législation
française exige des banques françaises qu’elles produisent en annexe
de leurs comptes annuels une liste de leurs implantations dans les
territoires désignés comme paradis fiscaux par la France et la nature des
activités qu’elles y mènent.
(2) /Stop paradis fiscaux/ est une campagne de mobilisation citoyenne et
syndicale qui a été lancée en septembre 2009. Elle vise à diffuser
largement un appel contre les paradis fiscaux et invite chacun à agir en
proposant différentes initiatives. Organisations membres : CFDT, CGT, Snui,
Solidaires, Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et la Plateforme
Paradis Fiscaux et Judiciaires.
(3) Modèle de lettre à télécharger au format pdf
http://www.stopparadisfiscaux.fr/sites/default/files/Lettre_banquier_0.pdf ou
au format .doc
http://www.stopparadisfiscaux.fr/sites/default/files/Lettre_banquier_1.doc.
(4) Le prix à payer pour être « blanchi » réside pourtant dans la
signature de seulement 12 conventions, souvent entre paradis fiscaux comme
pour Monaco. La liste française « oublie » également  les États
européens et les territoires ayant signé une convention fiscale aux normes
de l’OCDE avec la France, comme les Bahamas ou Andorre qui sont
pourtant toujours sur la liste grise de l’OCDE.
(5) Voir les résultats de l’enquête d’/Alternatives
économiques/
http://www.alternatives-economiques.fr/doc42326 (mars 2009).
(6) Dès que vous aurez reçu une réponse de votre banque, partagez-la avec
nous par mail à
contact@stopparadisfiscaux.fr
mailto:contact@stopparadisfiscaux.fr.

Rédigé par kak94

Publié dans #observatoirecitoyen

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