Eradiquer la misère

Publié le 17 Février 2009

Eradiquer la misère

Démocratie, mondialisation et droits de l’homme
jeudi 12 février 2009

L’introduction, qui fait appel aux travaux d’Amartya Sen, montre que la pauvreté, qui doit être réduite, diffère de la misère, qui doit être détruite.

L’originalité principale de cet ouvrage est d’associer étroitement approche de terrain et analyse structurelle, en utilisant les apports les plus récents des sciences humaines. A ceux qui veulent imposer des programmes technocratiques voués à l’échec, comme à ceux qui se croient impuissants et prétendent que la misère est fatale, les auteurs opposent le projet de construire une société plus juste, en s’associant avec les plus défavorisés et en s’efforçant de gagner les changements requis, personne par personne.

« Éradiquer la misère », une proposition réaffirmée régulièrement dans les plus grands textes internationaux, comme le préambule de la déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. À côté des dimensions économiques et environnementales, l’élimination de l’extrême pauvreté constitue le troisième volet d’un modèle de développement plus équitable et plus durable qu’il est urgent de mettre en œuvre.

La première partie du livre, Résister chaque jour à la misère, plonge le lecteur dans quatre récits de vie de personnes en situation de grande pauvreté au Burkina Faso, aux Philippines, en France et au Pérou. Ces récits donnent la parole aux différents acteurs impliqués. Résultant d’un partage d’expériences de huit années au moins, ils permettent d’appréhender les dynamiques familiales de résistance à la misère, leurs réussites et leurs échecs, domaine où les travaux de recherche sont rares. La seconde partie du livre, Liens fondamentaux et droits fondamentaux, montre, à partir des quatre récits, combien le renouement ou le renforcement des liens familiaux, des liens d’appartenance communautaire, de participation organique et de citoyenneté, constituent une condition nécessaire à la reconnaissance des individus et à leur accès aux droits fondamentaux. Ces récits sont ensuite resitués dans le contexte de la mondialisation. L’apport de Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde, éclaire le rôle des mouvements sociaux, mais aussi l’articulation entre transformations personnelles et transformations sociales requises par le projet d’éradiquer la misère. La conclusion souligne l’urgence de redéfinir la richesse et de renouveler la démocratie.

L’originalité de cet ouvrage est d’associer étroitement approche de terrain et analyse structurelle, en utilisant les apports les plus récents des sciences humaines.
À ceux qui veulent imposer des programmes technocratiques voués à l’échec, comme à ceux qui se croient impuissants et prétendent que la misère est fatale, les auteurs opposent le projet de construire une société plus juste, en s’associant avec les plus défavorisés et en s’efforçant de gagner les changements requis, personne par personne.

Les auteurs de ce livre, Floriane Caravatta, Marilyn Ortega Gutierrez, Alasdair Wallace, Patricia et Claude Heyberger, Rosario Macedo de Ugarte et Marco Aurelio Ugarte Ochoa, sont tous volontaires permanents du Mouvement International ATD Quart Monde. Xavier Godinot, qui a coordonné ce livre, l’est aussi. Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et docteur en sciences économiques, il a dirigé pendant douze ans l’Institut de Recherche de ce Mouvement, qu’il a représenté auprès de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. Résidant à Madagascar avec son épouse, il est délégué d’ATD Quart Monde pour la région Océan Indien et anime des actions en partenariat avec des entreprises.

Une vidéo de présentation du livre par l’auteur

source : http://www.editionsquartmonde.org/catalog/product_info.php?products_id=274

Rédigé par kak94

Publié dans #solidarite

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