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A l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, et en prévision du sommet du G20, les 3 et 4 novembre prochain, Amnesty International France lance une campagne pour faire pression sur Nicolas Sarkozy afin de renforcer les outils permettant de lutter efficacement contre la pauvreté.


Amnesty International participe, depuis plusieurs années, à une mobilisation mondiale pour que les «droits de deuxième génération», les droits économiques, sociaux et culturels, deviennent tout aussi justiciables que les droits civils et politiques. Le premier résultat a été, en 2008, l’adoption par les Nations Unies du Protocole facultatif au PIDESC (Protocole international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels).
Reste qu'aujourd’hui ce mécanisme est inopérant, car aucun chef d'Etat du G20, la France en tête, ne l'a ratifié.



Mobilisez-vous sur www.faiteslesigner.fr

 

L'équipe de coordination de la campagne (((Exigeons la dignité !)))

www.amnesty.fr/dignite



Mathieu Bonzom
Université François Rabelais, Groupe de recherches anglo-américaines de Tours


Le problème de l’immigration apparaît aux États-Unis parallèlement à l’industrialisation et à l’émergence de la classe ouvrière. À cette époque, les syndicats adoptent une orientation défavorable aux immigrés. Cette position, qui se superpose aux rapports de race et aux stratégies de mobilisation, va marquer durablement le mouvement syndical. Il faudra attendre l’émergence de mobilisations pilotées par des immigrés pour que les syndicats américains revoient leur orientation sur la question migratoire.


L’histoire des États-Unis est loin de correspondre au mythe d’un « pays d’immigration » qui s’assume sans restriction. Dans le premier pays indépendant issu de la colonisation européenne des Amériques, la population blanche dominante va jusqu’à s’inventer, au cours du xixe siècle, une identité nationale de population native. L’apparition de ce « nativisme » et la construction d’un « problème de l’immigration » au sens contemporain accompagnent l’industrialisation. Le mouvement ouvrier émerge au même moment, et des organisations comme les Knights of Labor  [ 1 ] puis l’ American Federation of Labor adoptent une orientation défavorable aux immigrés, voire hostile. Loin d’être un épisode isolé, ce choix en accompagne d’autres, concernant les rapports sociaux et les stratégies de mobilisation, qui marquent durablement le mouvement syndical. « Races » et classes


Il y a près d’un siècle, syndicalistes anti-immigrés et employeurs se joignent en une étrange coalition qui obtient la stricte limitation de l’immigration. Les nombreux immigrés asiatiques et européens, considérés comme des « concurrents », avaient pourtant donné des forces précieuses au mouvement ouvrier, partout où il avait pu surmonter la xénophobie. Ces relations difficiles s’inscrivent dans l’histoire longue et complexe des relations ethnoraciales aux États-Unis. Avant même la création d’une opposition « natifs/immigrés », la conquête de l’Amérique du Nord s’est en effet construite sur des distinctions plus marquantes, appelées « rapports de race », qui isolent les populations indigènes et les esclaves noirs. Les Indiens d’Amérique, décimés par la colonisation, furent en effet pratiquement exclus de la société coloniale. Quant aux Noirs américains, la surexploitation et la ségrégation qui suivent l’esclavage vont influencer durablement les rapports de classe dans tout le pays.

La séparation radicale entre esclaves et travailleurs blancs fait obstacle à la solidarité parfois observée dans les premiers temps. Les travailleurs blancs revendiquent une appartenance au « travail libre » par opposition à l’esclavage ou toute autre forme d’asservissement. On retrouve cette idée dans les débats fondateurs du mouvement ouvrier, alors que l’industrialisation attire de plus en plus de migrants européens et asiatiques, souvent perçus comme asservis eux aussi. Immigration industrielle


Une partie des syndicats, notamment ceux constitués d’ouvriers qualifiés, a contribué à la construction d’un « problème de l’immigration ». Au xixe siècle, les immigrés, pauvres et embauchés comme non qualifiés, sont souvent perçus comme des concurrents responsables de la déqualification et de la baisse des salaires orchestrées par les industriels. La xénophobie « nativiste », d’abord développée contre les Irlandais dans les années 1850, frappe ensuite les Chinois présents dans l’Ouest. Les salariés blancs, « libres », y voient encore souvent des travailleurs asservis menaçant leur situation, malgré l’interdiction des contrats spéciaux de « coolies ». Les violences antiasiatiques sont nombreuses et une campagne unissant des employeurs et des syndicats de salariés blancs, obtient l’arrêt de l’immigration chinoise en 1882. Dans les décennies qui suivent, les Européens de l’Est et du Sud sont les plus nombreux. Souvent catholiques ou juifs, ils se heurtent à un renouveau du racisme favorisant les « peuples anglo-saxons ».

Les syndicats permettent toutefois la participation sociale et politique de nombreux immigrés. La croissance syndicale est favorisée par une immigration politisée, des exilés français de 1871 aux immigrés allemands plus nombreux et marqués par le mouvement ouvrier de leur pays d’origine. L’histoire de certaines organisations y est même étroitement liée, comme pour les syndicats du textile animés par des socialistes juifs du mouvement du Bund . Des courants radicaux comme les Industrial Workers of the World tentent par exemple de remettre en cause la subordination des femmes, les rapports internes hiérarchiques, ainsi que les barrières ethno-raciales.

Mais l’attitude majoritaire dans les syndicats tend à renforcer ces barrières. Les conditions d’admission et les frais d’entrée pouvaient être plus exigeants et dissuasifs pour les immigrés, notamment dans les métiers les plus établis, où les syndicats avaient le plus de contrôle sur la production et l’embauche. De façon générale, la croissance syndicale de la période ne s’est pas traduite par une plus grande inclusion des nouveaux immigrés. (...)

> La suite de l'article est à l'adresse
http://www.gisti.org/spip.php?article2335

Cet article est extrait du n° 89 de la revue Plein droit   (juin 2011),
  « Étrangers, syndicats  : "Tous ensemble"  ? »


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Le petit prince, une fois sur terre, fut donc bien surpris de ne voir personne. Il avait déjà peur de s'être trompé de planète, quand un anneau couleur de lune remua dans le sable.

-         Bonne nuit, fit le petit prince à tout hasard.

-         Bonne nuit, fit le serpent.

-         Sur quelle planète suis-je tombé ? demanda le petit prince.

-         Sur la Terre, en Afrique, répondit le serpent.

-         - Ah!... Il n'y a donc personne sur la Terre ? ………

Cet extrait de la solitude du Petit Prince pour introduire le propos de mon article.

 

De la solitude de l’homme au travail…. A la souffrance au travail.

Les hommes de demain ne s’activeront pas moins que ceux d’aujourd’hui. Ils chercheront dans le travail au bureau comme dans la vie familiale et associative d’abord des lieux de reconnaissance mutuelle et de partage de projets. Il faut donc redécouvrir que l’activité, rémunérée ou non, représente une socialisation et répond à un besoin de moins en moins satisfait par ailleurs. Coller des millions de personnes seules devant la télé n’est pas la réponse appropriée à la soif de contact humain. La production de biens doit être aussi source de liens. Il faut retrouver le plaisir des temps morts au travail pour y créer des liens ![1]

Alors comment associer ces temps morts essentiels à l’homme aux dictats de la productivité, du rendement ? Dans un espace où aujourd’hui plus personne ( du cadre à l’ouvrier)  ne trouve d’espaces ne serait-ce que pour reprendre sa respiration ? Notre sens aigu de la réunionite est là pour en témoigner.

 

La réunionite est une maladie chronique ou aigüe qui sévit dans de nombreuses entreprises…

Il ne faut pas se tromper. La chirurgie n'a jamais vraiment guéri de la réunionite. En effet, tout en étant une maladie avec ses propres symptômes, elle est d'abord elle même le symptôme d'un management déficient. Elle trouve ses causes parmi l'absence de règles, le manque de respect ou le management-participatif-bonne-conscience, qui génèrent beaucoup d'autres symptômes "désagréables" dans l'entreprise: gaspillages multiples, conflits ...etc[2]

 

Une autre conséquence pour les salariés est la perte de repères dans l’organisation du travail.

Soumis en permanence à un zapping organisationnel, ou à  des injonctions contradictoires, il ne peux plus y voir clair. Il y a alors une perte de repères qui n’est pas sans conséquences.

Le travail, qui est central dans nos vies et nous occupe plus de 8, 10 voir 12,14h par jour selon les fonctions tenues, devient alors un facteur de souffrance.

 

Les récents événements dans des grandes entreprises comme Renault ou Orange indiquent clairement à notre société jusqu’où peut conduire cette souffrance.

Alors comment revoir nos manières d’être au travail ? Le gouvernement tente de répondre à ces questions en obligeant les entreprises à prendre en compte ce phénomène à travers les accords des risques psycho-sociaux.

 

Mais ces accords, encore récents, sont-ils vraiment aidant pour le salarié ou au contraire, n’entrainent-ils pas, paradoxalement des effets pervers, dont on n’a pas encore pris toute la mesure ?

Souvent, lorsqu’un salarié est reçu en entretien dans le cadre de la souffrance au travail, il a d’une part en face de lui un manager qui subit la même souffrance, et là l’effet miroir peut-il permettre une réelle écoute ?

 

Mieux encore, le salarié peut être renvoyé à lui même et à son incapacité à supporter cette souffrance et ce stress plutôt que de rechercher l’origine de ce stress.

 

D’autre part, comment un manager, en état de souffrance et de surcharge de travail lui même, peut-il entendre ce salarié ? alors que le but recherché de ces entretiens est d’aider le salarié à trouver un épanouissement au travail ?

 

Mais force est de constater que très souvent il sera renvoyé à sa propre incapacité à ingérer ce stress et cette souffrance.

 

Et s’il a l’audace de formuler clairement cette souffrance, on entendra plus chez lui sa remise en question de son manager que ce qu’il dit réellement de l’organisation défaillante du travail.

Il pourra même lui être tenue rigueur d’avoir osé cette parole et en denier lieu, on le renverra à vie privée, lui demandant d’aller y chercher des causes qui justifierait cette souffrance. Cherchant ainsi à évacuer la responsabilité d’entreprise, le salarié est laissé là, seul, face à une double culpabilité.

 

Le salarié à alors peu de chance de s’en sortir…. Sinon de sortir de cette organisation de travail aliénante.

 

 

Ce phénomène de souffrance au travail à pris une telle ampleur, que cette année, France Info à ouvert son site : http://espacepublic.radiofrance.fr/temoignage-quel-travail-voulons-nous 

Chaque salarié peut y venir déposer son témoignage. Cette collecte d’expériences et de vécus durera toute l’année. Un livre et un débat public  en feront la synthèse en janvier 2012.

Pour boucler cet article, j’en reviens à mon choix d’extrait du Petit Prince.

Sans une prise en compte de cette solitude, sans une prise en compte de la dimension HUMAINE, nous resterons dans l’impasse.

 

Karima KOUIDRI



[1] http://www.constructif.fr/Article_25_38_243/La_valeur_du_travail_produire_du_lien_social.html

[2] http://pascalfrancois.blogemploi.com/management/2005/09/traitement_cont.html

Date : Du Mercredi 8 Juin 2011 au Samedi 11 Juin 2011

Lieu : Créteil (94) - Paris

 

logo FFH festival du Film Humanitaire UPEC

Les étudiants du Master AEI Action Humanitaire Internationale et ONG de l’Université Paris-Est Créteil, soutenus par l’association étudiante Cap solidarités, organisent chaque année le Festival du Film Humanitaire.

Le FFH est un évènement citoyen et éducatif, ayant pour objectif de sensibiliser et d'informer sur l'action humanitaire, à l'aide de films relatifs à la promotion et la protection de la dignité humaine en temps de conflits, de catastrophes naturelles, ou de crises alimentaire.…

Cette année le FFH aura pour thème : " Populations et environnements extrêmes : vivre ou survivre ? " , et aura lieu du 8 au 11 juin 2011.

Le programme :

  • 8 juin : ouverture à l'Université Paris-Est Créteil
  • 9 juin : projection à la Péniche Cinéma (19ème) + Concert des Cocktails Colors
  • 10 juin : projection au Théâtre du Ménilmontant (20ème)
  • 11 juin : projection au Cinéma du Palais + Concert

Programme détaillée et informations supplémentaires bientôt disponibles.

source : http://www.portail-humanitaire.org/agenda/details/festival-du-film-humanitaire-ffh-2011-upec
Exposition de photographies



DIGNITÉ
Droits humains et pauvreté
Dignité : droits humains et pauvreté

une exposition de photographies


19 mai - 3 juillet 2010
Hôtel de Ville - Paris



Dignité, fondé sur une campagne mondiale d’Amnesty International (((Exigeons la dignité))), est un projet photographique sur le rôle central des droits humains dans la lutte contre la pauvreté par Philippe Brault, Guillaume Herbaut, Jean François Joly, Johann Rousselot, Michael Zumstein, d’Œil Public.

Ces cinq reportages illustrent des droits fondamentaux essentiels au respect des droits humains : la terre, l’identité, le logement, la santé et la sécurité, en Inde, Macédoine, Nigeria, Egypte et au Mexique.



Cliquez ici pour voir l'affiche en grand format

 

Avec également :

- des rencontres-débats (1er, 8, 15 et 22 juin, sur la campagne (((Exigeons la dignité))),les objectifs du millénaire des Nations Unies, le photojournalisme, …).

- 2 ouvrages (dont vous retrouverez prochainement une présentation détaillée dans nos pages) :

Dignité, publié par Textuel, dès le 28 avril. 160 pages, 20 euros. 

Pauvres en droits par Irène Khan, publié par Max Milo dès le 29 avril. 256 pages, 18 euros.

- un site : www.expo-dignite.com

présentation détaillée des reportages et de la campagne (((Exigeons la dignité))), diaporamas, interviews des photographes…

 

 



((( Exigeons la Dignité )))Sommaire de nos pages sur la campagne (((Exigeons la dignité)))
 

mercredi 03 février 2010

La crise, comme chacun s’entendait l’appeler, n'est plus... Disons qu'elle aimerait ne plus être. Nous avons pris le parti de faire parler notre économiste coléreux mais distingué, Milton Keynes, de temps à autre, aujourd’hui la colère de Barack Obama inspire la sienne.



LePetitJournal.com :
On en revient toujours au même constat, il n'y a pas d'espoir selon vous ? D'où peut- venir la lumière qui nous montrera la fin du tunnel ?

Milton Keynes : Il y a un espoir, utopique mais il existe. La prise de conscience qui se fait jour de plus en plus de par le monde que rien ne va "normalement bien", "durablement bien", est un espoir. Le second espoir, mais je vous l'ai déjà dit, ce sont les pays émergents, s'ils sont capables de sortir de leur corruption et de leur application de notre système dans un milieu où il n'a rien à y faire. Cette prise de conscience est forte et la jeunesse peut sans doute être porteuse d'autre demandes que celles de leurs ainés. Je l'espère, bien que la pénétration de la consommation dans l'esprit des enfants est très importante. L'imprégnation de ces esprits inexpérimentés est rapide et l'absence de modèle scolaire réellement libre et structurant n'existe pas de par la volonté des gouvernements de toutes tendances confondues. Il est plus facile de manipuler des masses incultes que des êtres libres et pensants par eux-mêmes. Nos modèles scolaires reposent sur un haut niveau d'instruction et un bas niveau de conscience. Ce n'est pas bon pour le long terme mais qui s'en préoccupe ?


Admettons que ces jeunes et les gens qui ont pris conscience des enjeux soient prêts à faire quelque chose, comment pourraient-ils influencer le système ?

De façon très simple, en arrêtant de consommer stupidement.

Mais encore ?

Il n'est pas interdit de consommer, il est juste nécessaire de consommer ce que nous devons. Se battre contre l'énergie nucléaire c'est bien, mais il serait plus judicieux de ne pas avoir une télévision par chambre, des voitures en surnombre quand on a la chance d'habiter dans des régions bien organisées au niveau des transports en commun, d'être toujours pendu au téléphone mobile pour un oui pour un non, etc. L'écologie doit commencer par l'écologie mentale. Savoir se satisfaire de ce qu'on a en matière d'objets matériels et ne jamais se satisfaire de son niveau de conscience. On revient à ce que je vous disais lors de nos derniers rendez-vous, être au lieu d'avoir.


Mais l'arrêt brutal de toute consommation ou même sa diminution au niveau que vous prescrivez, c'est la fermeture d'usines, des millions de gens sans emploi ?

Et oui, mais nous les aurons quand même tôt ou tard. Mais lorsque cela arrivera par la force des évènements on n'aura pas le temps de s'organiser, de réfléchir, alors que maintenant nous l'avons ce temps même si le compte à rebours est commencé. On attend toujours tout des autres, mais si chacun prend la décision de changer d'habitudes, c'est le monde entier qui change. Nous sommes la société que nous accablons de tous les maux, nous en sommes les éléments et si un élément change tout change, n'est-ce pas ?



Croyez-vous à ce que vous dites ? Comment les gens vont-ils passer de tout au stricte nécessaire ?

Oui, je crois en ce que je dis et pour ma part, j'ai changé mes habitudes, évidemment cela n'a pas eu d'effet visible sur le monde, mais ça en a un sur mes enfants et mes petits-enfants. Il faut en quelque sorte donner l'exemple et expliquer, après chacun prend ses responsabilités. Si nous passions d'une société où le règne du "fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais" deviendrait le règne du "je fais comme ça pour telle ou telle raison"... Peut-être, après quelques générations, pourrions-nous voir la différence. Dans tous les cas, ce n'est pas en attendant que les autres changent que ça va bouger. A bon entendeur...






H.A.M. (

www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) mardi 2 février 2010

Liste des différents entretiens, en ordre chronologique, avec Milton Keynes :
http://www.lepetitjournal.com/content/view/32426/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/32427/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/39339/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/39340/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/39341/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/41841/1291/
http://www.lepetitjournal.com/content/view/41869/1291/

 
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