FARC, le retour

Publié le 2 Octobre 2006

 

             http://www.betancourt.info/indexFr.htm

 

 

Mon attention a été retenue aujourd'hui par la Colombie et surtout ce reveil des FARC.

 

Voyons le contexte :

La Colombie a une population de plus de 44 millions d'habitants. La superficie du pays est de 1 139 000 Km carrés. La capitale est Bogotá .La population est composée de 72% de métisses, 20% d'Européens, 1,1% d'Amérindiens.

      La guérilla :

 

·        FARC : Crée en 1964, communiste, est composée aujourd'hui de 18 000 hommes. A obtenue  en 1998 une zone démilitarisée du gouvernement de 42 000 Km carrés, appelé "Zona del despejé". Les FARC mettent à sac les villages, kidnappe des personnes, taxent les personnes riches, les narco trafiquants (dans leur zone/ ou terres sous leur contrôle).

·        ELN : crée en 1965, inspirée de la révolution cubaine (Armée de Libération Nationale). A aussi demandée sa zone démilitarisée dans le Nord du pays. Pour l'obtenir a commis beaucoup d'attentats, a détruit plus de 300 pylônes en 1999, pour couper l'électricité et plonger la population dans la terreur.

 

La guérilla a elle seule est responsable de  22% des déplacés dans le pays.

Les 70% de kidnapping mondiaux sont effectués en Colombie et majoritairement par les guérillas. En 2001 il y a eu 3041 personnes kidnappées.  

Les autres groupes qui ont déposé les armes pour la plupart sont :  

·        EPL (maoïste) crée en 1963 et disparus en 1991.

·        M19 : crée en 1973 composée de la classe moyenne et des universitaires.

·        Groupe armé indien Quintin Lame crée en 1983.

 

Les groupes paramilitaires : souvent d'extrême droite, appelés les AUC, sont financés par l'oligarchie. Ils s'opposent à la guérilla avec qui ils se disputent les terres.Ils recrutent beaucoup d'enfants aussi. Ils sont responsables de 50% des déplacements des populations.  

 

 L'oligarchie Colombienne : finance les groupes paramilitaires.

Les 25% les plus riches ont des revenus 30 fois > aux plus pauvres. La pauvreté représente 8,3 millions de personnes 

L'Armée : Très souvent spectateur, prend peu part aux conflits et est même infiltrée par des paramilitaires.

Les narco-traffiquants : sont responsable des déplacements de populations par le biais des groupes armés. Ils contrôlent prés de 3 à 5 millions d'hectares de la meilleure terre.

Le  président de la Colombie à sa nomination déclarait un état de "commotion intérieure". Uribe a tout de suite envoyé un pouvoir militaire remplacer le gouvernement local. Cette extension du pouvoir militaire est accompagnée de réformes économiques énergiques qui vont libérer des grandes parties du budget national pour le militaire (réduction de 30% des salaires de la fonction publique). Il veut créer un climat propice au développement de la zone de libre échange des Amériques (ZLEA) et protéger les gisements pétroliers. Car actuellement seul 20% des ressources sont exploitées.

Mais vouloir plus de pétrole c'est aussi débarrasser le territoire des insurgés armés, des indigènes et des paysans.

Mais les groupes guérilleros défient eux aussi l'industrie pétrolière (découragent les investissements, bombardent les canalisations, enlèvent les cadres et employés des sociétés pétrolières).

 

"La violence en Colombie a été historiquement concentrée dans les zones de grand développement économique" (Gonzalo Sanchez, avocat pour la paix et professeur).

Et le président Uribe, a saisi lui aussi au rebond, les évènements du 11 Septembre pour faire passer sa politique. Les FARC ont été cités par les USA sur la liste des terroristes à combattre.  

 Depuis ces 20 dernières années la guérilla ne s'est pas attaquée au pouvoir. Elle a préféré récupérer la domination politique locale. Mais ses troupes grandissant (prés de 30 000 hommes aujourd'hui) elle pourrait changer ses objectifs.  

Dotée et fortifiée d'un marché au noir international des armes, obtenu grâce à sa constance à répandre la terreur à des fins économiques. Aujourd'hui elle envahie aussi les marchés pétroliers, miniers et de l'or. Ses revenus sont de plus de 180 millions de USD par an (1,2 milliard de francs). La guérilla a fait de l'argent un moyen non une fin en soi.

Les FARC et ELN qui furent des mouvements de paysans à la recherche d'une idéologie, aujourd'hui ont une dynamique militaire et politique propres et autonomes.

La lutte pour la terre a été remplacée par l'influence et la domination territoriale. L'arme de la guérilla est la terreur des civils, la terreur des masses. Même si dans certains états elle est accueillie comme une réponse à l'insécurité, la justice, l’ordre et la carence de l'état. Il n'empêche que la guérilla est devenue terroriste (par sa recherche de domination par la terreur) " Tues en un et tu en terroriseras 1000 " dit un proverbe chinois.

En 2001, sur 1097 municipalités, 1000 étaient touchées par la violence. 200 municipalités étaient sous le contrôle total de la guérilla, 100 des paramilitaires. Dans 10% des municipalités, la police est absente, et dans 95% des "corregimientos" (villages distincts des chefs lieu).

Aujourd'hui la guérilla a cessé d'insister sur l'humanisation du conflit. Elle avait trop à perdre

 (La prise d'otages et ses extorsions qui représentent plus de 60% de ses revenus). De plus, parce que tellement impliquée dans les trafics de drogue, elle a perdu toute légitimité face à n'importe quel état.

Je vous recommande aussi l'article suivant :

 

 

 

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4102

Aujourd'hui, il semblerait que la presence renforcée du Hezbollah en Amérique du Sud, ne soit pas étrangère à ces attitudes nouvelles. Sans oublier Hugo Chavez qui finance les FARC et en particulier Evo Morales.

Tous ces protagonistes réunis, aimeraient créer un nouvel axe de resistance au grand géant Américain.

Ce besoin subit de récuperer des forces vives, une zone démilitarisée....pour quel projet ?

A suivre... merci des complements d'infos aussi ...

 

Rédigé par karima kouidri

Publié dans #politique

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