Climat: ouverture d'un grand sommet international

Publié le 21 Août 2008

Climat: ouverture d'un grand sommet international jeudi à Accra

PARIS (AFP) — L'Afrique accueille à partir de jeudi à Accra le dernier grand rendez-vous international sur le climat avant la conférence ministérielle de Poznan fin décembre, où les pays riches devront annoncer la portée de leurs engagements futurs.

Pour l'ONU, il est temps d'entrer dans le vif du sujet afin de tenir le calendrier adopté il y a huit mois par la conférence ministérielle de Bali: la communauté internationale s'était engagée à conclure d'ici décembre 2009 à Copenhague un accord de lutte contre l'effet de serre prolongeant le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

"La réunion d'Accra est très importante pour déterminer de quels instruments les pays riches disposeront pour tenir leurs engagements: les résultats d'Accra permettront de décider à Poznan de l'ampleur des réductions d'émissions dans les pays développés", a indiqué à l'AFP Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), joint avant son départ pour la capitale ghanéenne.

Selon lui, c'est à Poznan que "les pays riches devront indiquer quelles sont les échelles de réduction qui leur semblent appropriées; les objectifs spécifiques seront probablement arrêtés à Copenhague".

Les deux précédents rendez-vous de la CNUCC depuis Bali, à Bangkok et Berlin, se sont avérés frustrants pour de nombreux participants qui ont dénoncé "des discussions qui ne mènent nulle part" et des "shopping lists" trop "génériques".

Au Ghana, les experts des pays développés du Protocole de Kyoto (tous, sauf les Etats-Unis) vont examiner les contours de l'après-Kyoto: quels seront les gaz à effet de serre concernés, comment les mesurer, quels secteurs économiques mettre à contribution et comment intégrer les émissions générées par la déforestation (20% des émissions d'origine humaine). L'actuel protocole de Kyoto a pour objectif de réduire de 8% en 2012 les émissions de gaz à effet de serre des pays contractants, par rapport à 1990.

L'autre groupe de travail sur la Convention se penchera également sur la déforestation mais du point de vue des pays en développement, afin de comptabiliser leurs efforts pour lutter contre ce fléau.

Cette conférence, parce qu'elle se tient en Afrique, s'arrêtera aussi sur l'assistance technique et financière aux pays en développement, à la fois pour la réduction de leurs émissions et l'adaptation aux conséquences du changement climatique.

"J'espère que dans tous ces domaines, les pays vont arriver avec des propositions spécifiques, en des termes qu'ils estiment devoir figurer dans l'accord de Copenhague", a insisté M. de Boer.

Depuis Bali, les pays industrialisés sont accusés de traîner des pieds, or les émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil, attendent qu'ils montrent la voie et assument ainsi leur responsabilité historique dans le dérèglement du climat, ainsi qu'ils l'ont répété en juillet lors du Sommet du G8 au Japon.

Le patron du groupe d'experts internationaux sur le climat (GIEC), l'Indien Rajendra Pachauri, a notamment pressé l'Europe de "montrer la voie", lors d'une visite cet été à Paris, qui préside l'UE jusqu'en décembre.

Pour Diane Mc Fadzien du WWF International, "le fait que cette réunion se tienne en Afrique, région du monde la plus pauvre et particulièrement vulnérable aux changements climatiques, doit se refléter dans les discussions; les pays en développement ont besoin d'un signal encourageant de la part des nations industrialisées".

A seize mois de l'échéance de Copenhague, les négociations doivent passer à la vitesse supérieure: "En 2009, il faudra accélérer le rythme", prévient Yvo de Boer, qui prévoit "au moins quatre sessions supplémentaires" l'an prochain.


source : http://afp.google.com/article/ALeqM5hrCxtVq1HkYTZXATRMNIViqK6xuw

Rédigé par kak94

Publié dans #environnement

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