L'Europe face à l'immigration ou les démons de la haine

Publié le 12 Février 2008

RAPPORT JANVIER 2008 - 

22 morts aux portes de l’Ue, en Espagne, au Sahara occidental, en Algérie, en Grèce, en Italie et en Turquie. Des révoltes dans les camps de détention pour migrants en France, en Grèce, à Chypre et en Italie. Les extraditions de réfugiés se poursuivent depuis Ancône et Venise vers Patras, où la police grecque déportent des centaines de réfugiés vers la Turquie. La Libye annonce l’imminente déportation d’un million d’étrangers, parmi lesquels pourraient aussi se retrouver les 600 réfugiés érythréens de Misratah [...] 

source : http://fortresseurope.blogspot.com 


Vénétie : terre de réussite économique et de xénophobie

France Info - 06:12

C’est l’envers du décor de la Vénétie : cette région du nord de l’Italie est la plus riche du pays. Conséquence : c’est celle qui attire le plus d’immigrés. Des étrangers pas forcément bien accueillis, forcés d’en passer par des réseaux mafieux quand ils ne sont pas victimes du racisme et de la xénophobie entretenus, notamment, par certains élus locaux.

L’enquête d’Eric Valmir  (5'32")

Avec à peine 3% de chômage (record d’Europe), la Vénétie est aujourd’hui région la plus riche d’Italie.
Longtemps terre d’émigration (notamment vers les Etats-Unis au début du 20ème siècle), elle connait aujourd’hui une immigration galopante. C’est évidemment la rançon du succès (besoin de main-d’oeuvre), mais c’est tout autant le résultat de sa localisation géographique : région frontalière avec l’Est (la Slovénie).

Revers de la médaille : les mafias de l’Est s’incrustent et toute la misère du monde vient aussi mendier. A Padoue par exemple, dans le quartier Est, des barres d’immeubles délabrés côtoient de petits pavillons. A 11 heures du matin, de jeunes Africains dealent du crack au milieu des grands-mères qui vont au marché. Dans cette zone, des bandes rivales se sont affrontées à coup de couteaux et tessons de bouteilles. Alors, la mairie (de gauche) a érigé un mur pour isoler les habitants des maisons avoisinantes. Le "mur de la honte", dixit Amnesty, est resté en vigueur un an avant que ces immigrés ne soient déplacés et relogés. Ici, les familles vivaient à 10 dans 30 mètres² sans sanitaires. Au lieu de dénoncer ce scandale qui a attisé les tensions, on s’est focalisé sur les conséquences et la violence qui en a résulté. La Ligue du Nord creuse son sillon électoral sur ce thème, et a conquis entre autres Verone et Trevise.

Paradoxe : la Vénétie est la région d’Italie où l’intégration professionnelle est la mieux réussie (du fait de l’offre). Mais les travailleurs immigrés, tolérés professionnellement, voient leurs droits bafoués et les discours xénophobes sont ici presque banals.

Enquête : Eric Valmir

 

 

Rédigé par kak94

Publié dans #observatoirecitoyen

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