
Publié le 4 janvier 2008
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UNICEF / LA PROTECTION DE L’ENFANT __Les conflits armés Ces dernières décennies, la proportion des victimes civiles des conflits armés a augmenté de façon spectaculaire; elle dépasserait à présent les 90 %. La moitié environ de ces victimes sont des enfants.
Vingt millions d'enfants peut-être ont été contraints de fuir de chez eux en raison des conflits et des violations des droits fondamentaux, et vivent comme réfugiés dans les pays voisins ou sont déplacés dans leur propre pays. Au cours de la décennie écoulée, les conflits armés ont directement tué plus de 2 millions d'enfants. Ils sont plus de trois fois plus nombreux - au moins 6 millions - à avoir été frappés d'une invalidité permanente ou grièvement blessés.
Plus d'un million d'enfants ont été rendus orphelins ou ont été séparés de leur famille. On estime que 300'000 enfants soldats - des garçons et des filles de moins de 18 ans - sont mêlés à plus de 30 conflits dans le monde. Ils sont utilisés comme combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir des services sexuels. Certains sont recrutés de force ou enlevés, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination, ou pour se venger des auteurs d'actes de violence commis à leur encontre ou contre leur famille. En 2002, le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant concernant la participation des enfants aux conflits armés est entré en vigueur. Il interdit la participation d'enfants de moins de 18 ans aux hostilités. Outre qu'il exige des Etats qu'ils portent à 18 ans l'âge du recrutement obligatoire et de la participation directe aux hostilités, le Protocole facultatif leur fait obligation de porter au-delà du minimum actuel de 15 ans l'âge du recrutement volontaire. Pendant les conflits armés, les filles et les femmes sont menacées de viol, de violence, d'exploitation sexuelle, de traite, et d'humiliation et de mutilation sexuelles. L'utilisation du viol et d'autres formes de violence contre les femmes est devenue une stratégie dont se prévalent toutes les parties aux conflits. Les rapports d'enquête établis à la suite du génocide commis en 1994 au Rwanda ont conclu que presque toutes les femmes de plus de 12 ans ayant survécu au génocide avaient été violées. Pendant le conflit dans l'ex-Yougoslavie, on a calculé que plus de 20'000 femmes avaient été victimes de violences sexuelles. Par ailleurs, les conflits désintègrent les familles, alourdissant encore le fardeau économique et psychologique pesant sur les femmes.
Environ un tiers des 25 pays où vivent la plus forte proportion d'enfants rendus orphelins par le SIDA ont été touchés ces dernières années par des conflits armés. Sept
des dix pays à plus fort taux de décès parmi les moins de cinq ans sont touchés par des conflits de ce type. |
250 000. C’est le nombre estimé de filles et de garçons de moins de 18 ans qui sont aujourd’hui recrutés et utilisés par des groupes et des forces armés à travers le monde.
Certains n’ont pas 10 ans. Au mépris de toute idée d’humanité et au mépris de leurs droits, ils sont illégalement enrôlés dans les conflits, victimes d’enjeux qui les dépassent. Ils sont
exploités comme combattants, espions, porteurs, cuisiniers ou réduits à l’esclavage sexuel.
Malgré une accélération de la lutte pour libérer les enfants de la guerre, le recrutement illégal d’enfants reste une réalité massive et mondiale.
Pour autant, si l’on s’engage à prévenir le recrutement des enfants, que ceux qui les utilisent sont poursuivis et sanctionnés, et que l’on propose, aux enfants libérés, des services et des soins
adaptés et personnalisés, il n’existera jamais de génération perdue.
Depuis le milieu des années 1990, l’Unicef mène des programmes de prévention du recrutement, de prise en charge et de réinsertion des enfants associés aux entités armées.
Ces programmes ont pour objectifs :
Ces dix dernières années, l’Unicef a mené des programmes de prise en charge et de réinsertion des enfants associés à des groupes et forces armés en Afghanistan, en Angola, au
Burundi, en Colombie, en Côte d’Ivoire, au Libéria, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, en Somalie, au Soudan et au Sri Lanka. On estime que depuis 2001, 95 000
garçons et filles ont pu bénéficier de tels programmes.
source: http://www.aidh.org/DE/proteg-conflits.htm
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