Les réfugiés dans le monde

Publié le 9 Août 2007

NATIONS UNIES, 20 JUIN 2007 | 

JOURNEE MONDIALE DU REFUGIE

La population de réfugiés atteint presque les 10 millions, indique un rapport du HCR

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Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé, le 19 juin 2007, que le nombre des réfugiés à travers le monde a augmenté pour la première fois depuis 2002, en grande partie du fait de la crise en Irak, dépassant presque la barre des 10 millions de personnes.

Dans un rapport intitulé Tendances mondiales en 2006, publié à la veille de la Journée mondiale du réfugié, le HCR indique que le nombre de réfugiés relevant de son mandat a augmenté de 14% en 2006, pour atteindre presque dix millions, son niveau le plus élevé depuis 2002.

Parallèlement, la part des autres catégories de personnes relevant des différents mandats de l'agence s'est aussi fortement accrue, principalement grâce à des systèmes d'enregistrement plus performants et à des statistiques plus précises, indique l'agence.

Selon le rapport du HCR, l'augmentation du nombre de réfugiés est due en grande partie à la situation en Irak, qui a forcé à la fin de l'année 2006 jusqu'à 1,5 million d'Iraquiens à chercher refuge dans d'autres pays, notamment en Syrie et en Jordanie.

En 2006, le groupe le plus important de réfugiés relevant du mandat du HCR était toujours celui des Afghans (2,1 millions), suivi des Irakiens (1,5 million), des Soudanais (686’000), des Somaliens (460’000) et des réfugiés originaires de la République démocratique du Congo et du Burundi (environ 400’000 chacun).

Les chiffres publiés par le HCR ne comprennent pas les 4,3 millions de réfugiés palestiniens se trouvant en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans les territoires palestiniens occupés, qui relèvent du mandat d'une autre agence, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA). Si on les ajoute, le nombre total de réfugiés relevant du mandat des deux agences dépasse les 14 millions.

Les déplacés internes

En plus des réfugiés, le HCR assiste aussi depuis plusieurs années des populations spécifiques de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Ce sont des personnes qui ont également fui leur foyer du fait des menaces pesant contre leur sécurité, mais qui n'ont pas traversé de frontières internationalement reconnues.

"A la fin de 2006, le nombre total des personnes déplacées internes à cause de conflits à travers le monde était estimé à 24,5 millions par le Conseil norvégien pour les réfugiés".

Dans le cadre d'un effort de coopération renforcé pour répondre aux besoins des déplacés internes, les Nations unies ont assigné des fonctions sectorielles spécifiques à diverses agences onusiennes en 2005.

Dans ce contexte, le HCR a pris la responsabilité principale dans les domaines de la protection, de l'hébergement d'urgence, de la gestion et de la coordination des camps dans les situations de déplacement interne de plusieurs pays, parmi lesquels l'Ouganda, la République démocratique du Congo, le Libéria et la Somalie.

Au même moment, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées au sein de leur propre pays par les conflits en Irak, au Liban, au Sri Lanka, au Timor-Leste et au Soudan.

Fin 2006, le nombre de déplacés internes protégés ou assistés par le HCR dans le cadre de l'effort de coopération des Nations unies a atteint le chiffre record de presque 13 millions – plus de la moitié de la population estimée être déplacée interne du monde.

Cela représente presque le double du chiffre de 2005 et constitue la raison principale de la forte augmentation du nombre total des personnes relevant du mandat du HCR – passant de 21 millions en 2005 à près de 33 millions en 2006.

La prise en charge des apatrides

Les personnes apatrides – qui n'ont aucune nationalité et n'ont donc, dans certains cas extrêmes, pas d'existence officielle – forment un autre groupe qui a bénéficié d'une approche plus ciblée de la part du HCR, de concert avec les Etats et les donateurs.

Grâce à une ambitieuse enquête lancée auprès des Etats, une vue plus globale de l'ampleur et de la complexité du problème est apparue. En 2006, le nombre total d'apatrides identifiés a plus que doublé, atteignant 5,8 millions. Cette hausse n'est pas le reflet de situations nouvelles d'apatridie mais plutôt le résultat d'une meilleure couverture des données.

"Paradoxalement, dans leur cas, les fortes augmentations du nombre de personnes apatrides peuvent représenter un signe d'amélioration – plutôt que de dégradation", a déclaré le haut commissaire António Guterres.

"Reconnaître que les apatrides existent est le premier pas, d'une importance vitale, pour trouver une solution à leur difficile situation. Et, en effet, après des années de progrès lents, un nombre croissant d'Etats a mis en place, ou considère sérieusement la possibilité de mettre en place, des solutions durables pour certains des apatrides oubliés du monde", a ajouté le haut commissaire.

Source : Nations unies, New York et Genève, juin 2007.
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Rédigé par kak94

Publié dans #observatoirecitoyen

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