Le rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation propose de reconnaître les droits des «réfugiés de la faim».

Publié le 15 Juin 2007

Le rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation propose de reconnaître les droits des «réfugiés de la faim».

      Le Suisse Jean Ziegler estime que «les personnes provenant de régions connaissant une famine, comme au Niger en 2005, devraient pouvoir être admis provisoirement».

Evoquant les vagues d'émigrés clandestins africains qui échouent sur les côtes d'Italie et d'Espagne ou se noient dans la traversée entre la Somalie et le Yemen, il a demandé jeudi au Conseil des droits de l'homme de l’ONU d'élaborer une nouvelle
norme internationale.

Distinguer les réfugiés
Le concept: afin de faire la distinction avec les émigrants pour raison économique, seuls ceux pouvant démontrer qu'ils viennent d'un pays traversant une crise alimentaire seraient admis. Une fois l'état d'urgence passé, ils pourraient être renvoyés dans leur pays.

854 millions de personnes victimes de malnutrition
Chiffres à l’appui, Ziegler veut alerter le Conseil. «La tragédie ne fera que s'amplifier»: Le nombre de personnes insuffisamment nourries en Afrique a triplé au cours des 30 dernières années. Et 854 millions de personnes sont victimes de malnutrition dans le monde cette année, contre 842 millions en 2006.

Ziegler sait jouer de la corde sensible. Il estime que «la stratégie visant à transformer l'Europe en une forteresse a échoué» et dénonce les émigrants jetés sur les routes de l'exil par la faim, qui sont à la merci de «réseaux criminels».

Sa proposition a reçu le soutien des pays africains, asiatiques et latino-américains. Elle ne devrait pas être aussi bien accueillie par les pays européens, où les questions d’immigration sont toujours sensibles.

 

Rédigé par kak94

Publié dans #observatoirecitoyen

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