FRANCE : ELECTIONS 2007

Publié le 18 Avril 2007


élections 2007 : manifeste pour les droits humains

FRANCE : ELECTIONS 2007
un manifeste pour les droits humains

 

 







SOMMAIRE


Présentation du manifeste


Les cinq chapitres du manifeste

Obtenir justice et réparation pour les femmes victimes de violences

Placer les droits humains au cœur des questions de sécurité

Défendre le droit d’asile et les droits des réfugiés

Garantir la protection des droits économiques, sociaux et culturels

Mener une politique étrangère respectueuse des droits humains


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Les droits humains ont-ils une place dans l’agenda politique des candidats aux élections présidentielle et législatives ?

 

LES REPONSES RECUES AU 15 AVRIL 2007


 


élections 2007 : manifeste pour les droits humains


Les droits humains ne font pas recette

 


A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, Amnesty International France (AIF) rend publiques les réponses des candidats à son «Manifeste pour les droits humains», reçues à la date du 15 avril.
Le manifeste avait été adressé aux candidats déclarés le 1er mars ; il comprend quelque 25 recommandations regroupées en cinq thématiques et AIF remercie les candidats qui ont joué le jeu.

Par principe, Amnesty International ne donne jamais de consigne de vote mais il est important d’informer les électeurs sur la place que les candidats donnent aux droits humains, à travers notamment le faible nombre de réactions à notre manifeste, et sur le contenu des réponses.
Les engagements des candidats à l’élection présidentielle sont en effet insuffisants pour la plupart dans ce domaine et AIF demande aux électeurs de continuer de les interpeller avant le premier tour et entre les deux tours ; il est encore temps d’obtenir que les droits humains figurent davantage dans les engagements des responsables politiques.
AIF recommande également aux citoyens de s’adresser aux candidats aux élections législatives pour que ces questions soient débattues au niveau national mais aussi dans le cadre des futurs travaux parlementaires.

AIF regrette que seuls quatre candidats aient estimé important de consacrer du temps à examiner nos recommandations et à répondre à notre manifeste.
Marie-George Buffet, Ségolène Royal et Dominique Voynet ont défini leurs engagements en matière de droits humains sur les cinq thématiques abordées et ont fourni des réponses sur tout ou partie de nos questions. Pour préciser certains aspects, le PS a organisé un entretien avec Pierre Moscovici le 10 avril.
Les principaux engagements énoncés par ces trois candidates concernent : 
*  la lutte contre les violences faites aux femmes en France, et notamment l’adoption d’une « loi-cadre » et les mesures d’accompagnement proches du « plan d’action interministériel » recommandé ; 
* le renforcement de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) ; 
*  l’attachement au droit d’asile et des améliorations plus ou moins détaillées de la procédure d’asile ; 
*  un attachement général au respect des droits humains dans la politique étrangère de la France avec, cependant, peu de réponses précises sur nos recommandations.
François Bayrou nous a également adressé ses commentaires sur notre manifeste. Pour préciser certains aspects, l’UDF avait organisé, le 29 mars dernier, un entretien avec son conseiller pour les questions internationales.
Nicolas Sarkozy nous a proposé un rendez-vous avec Michel Barnier que nous avons dû reporter mais, malgré plusieurs sollicitations, aucun document écrit ne nous a été adressé avant la rencontre fixée au 17 avril.
Philippe de Villiers nous a envoyé un courrier dans lequel il affirme « qu’il ne manquera pas d’en prendre connaissance avec la plus grande attention ».
Dans les semaines à venir, nos démarches vont se poursuivre pour que les droits humains soient davantage au cœur des enjeux électoraux et fassent l’objet d’engagements précis ; imprimé à 15 000 exemplaires, le manifeste va continuer à être diffusé localement par nos militants et adressé aux candidats aux élections législatives.
En outre, après les élections présidentielle et législatives, AIF restera vigilante et ne manquera pas de rappeler aux élus les engagements qu’ils auront pris.




Plusieurs questions d’actualité ont été saisies pour relancer la diffusion des recommandations contenues dans les 5 chapitres du manifeste.

Notamment, le 8 mars, à l’occasion de la journée femmes, les recommandations correspondantes ont été rappelées.

Ensuite, à l’occasion de l’annonce de la création d’un ministère de l’immigration, Amnesty France a rappelé ses craintes de confusion entre contrôle des flux migratoires et «gestion de l’asile» menant notamment à une chute spectaculaire du nombre des demandes d’asile de 40% en 2006.

De même, à l’occasion de l’annonce de la signature du traité franco-chinois d’extradition, la demande «de s’engager à ne pas faire ratifier ce texte » a été rappelée

 


Source : http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty


Rédigé par Aicha Karima Kouidri

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