Dossier de Presse Darfour

Publié le 29 Mars 2007

DOSSIER DE PRESSE
 
La Crise du Darfour (Soudan) : un conflit ethnique motivé par l’appropriation d’un territoire et de ses ressources
 
Aperçu historique et origines du conflit actuel
 
Le Darfour est une région rattachée au Soudan depuis 1916. Cette province, grande comme la France, et située à l’Ouest du Soudan, compte près de 7 millions d’habitants.
Le conflit que connaît le Darfour aujourd’hui, depuis 2003, trouve son origine dans les rivalités anciennes entre paysans sédentaires d’ethnies africaines (Fours, Massalites, Zaghawas) et les tribus arabes d’éleveurs nomades pour l’appropriation des points d’eau et de la terre, rivalités d’autant plus tenaces que les ressources sont rares. Ces conflits ethniques se sont aggravés dans les années 1980, où une sécheresse importante a entraîné une famine, et où l’instabilité dans les pays voisins a permis la prolifération d’armes dans la région.
 
Plus tard, le nouveau découpage administratif du Soudan divise le Darfour en trois sous-régions, et permet une véritable mainmise des Arabes sur les postes-clés, ce qui provoque des tensions avec les populations dites « africaines ». Enfin, la marginalisation économique et sociale constante du Darfour, maintenu à l’écart de tout programme de développement et d’infrastructures, se confirme lors des accords de paix entre le Nord et le Sud du Soudanconclus le 9 janvier 2005 à Nairobi. En effet, en 2003, lorsque la guerre éclate, le Darfour compte moins de 300 kilomètres de route goudronnée, et une cinquantaine de médecins.
 
 Ainsi, la crise du Darfour n’a aucun fondement religieux (les parties en présence sont de confession musulmane). C’est avant tout un conflit pour l’appropriation d’un territoire et un meilleur partage des ressources et du pouvoir entre la province du Darfour et le gouvernement central arabe de Khartoum, d’autant que du pétrole a été détecté dans cette partie du Soudan. L’Etat soudanais instrumentalise les tensions ethniques anciennes pour garder la mainmise sur l’ensemble du territoire.
 
Le début de la guerre en 2003
 
Le conflit du Darfour a débuté en février 2003, lorsqu’un mouvement rebelle, l’Armée de libération du Soudan (SLA), issu principalement des tribus locales africaines, attaque la garnison gouvernementale et l’aéroport d’El-Fasher, la principale ville du Nord du Darfour. L’armée étant trop faible et peu nombreuse pour faire face à une rébellion sur un territoire aussi vaste, le gouvernement de Khartoum décide de s’appuyer sur des milices locales arabes, appelées « Jenjawids », qui multiplient les exactions et terrorisent les populations civiles : viols, meurtres, pillages, incendies, destructions de villages[1],… Une véritable politique de la terre brûlée est ainsi mise en œuvre, appuyée par les interventions régulières de l’armée, qui bombarde les villages par avion.
 
Cette guerre interne a déjà fait, selon les dernières estimations,  plus de 200 000 morts, et causé le déplacement de plus de 2,5 millions de personnes. Les Nations Unies parlent de « crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », commis envers les populations africaines. Celles-ci sont manifestement ciblées par le régime en place qui mène depuis 4 ans, en toute impunité, un véritable « nettoyage ethnique » du Darfour.
 
 
L’intervention d’ACT-Caritas : une synergie unique pour venir en aide aux populations victimes
 
Depuis juillet 2004, le réseau protestant international Action for Churches Together (ACT) et Caritas Internationalis répondent ensemble à la crise humanitaire majeure qui sévit au Darfour. Mis en œuvre par ACT-Caritas, le programme d’urgence DERO (Darfur Emergency Response Operation) rassemble plus de soixante ONG catholiques, protestantes et orthodoxes. L’objectif de ce regroupement oécuménique est clair : mettre en commun ressources et compétences pour faire en sorte d’alléger les souffrances des personnes déplacées et des communautés affectées.
 
Ce programme, mis en place principalement dans le Sud et l’Ouest du Darfour, dans les provinces notamment de Nyala et Zalingei[2], porte assistance à 540 000 personnes déplacées : actions de distribution alimentaire et d’approvisionnement en eau, d’éducation, de promotion de l’hygiène, de soins de santé, de soutien psychosocial, ou encore de distribution de semences. Cette opération de grande envergure est menée par une trentaine d’employés internationaux et plus de quatre cents employés soudanais.
Le Secours Catholique-Caritas France est engagé depuis le début dans ce programme d’urgence mené par ACT-Caritas. Depuis 2004, il a contribué à hauteur de 250 000 euros sur un montant total d’un peu plus de 55 millions d’euros. Pour l’année 2007, le coût total du programme s’élève à près de 11 millions d’euros.
 
 
 
L’impact du conflit du Darfour dans l’Est du Tchad : une catastrophe humanitaire à l’échelle régionale
 
Depuis le début du conflit au Darfour, environ 230 000 personnes ont franchi la frontière du Tchad voisin pour fuir les attaques. Elles ont trouvé refuge dans les villages tchadiens, puis ensuite, pour l’essentiel d’entre elles, dans douze camps gérés par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).
 
Le Secours Catholique et Développement (Secadev), partenaire tchadien aux côtés des réfugiés du Darfour
 
En 2003, les premiers réfugiés du Darfour arrivent à l’est du Tchad. Avant même que le HCR ne puisse prendre cette situation nouvelle en considération, le Secadev, déjà présent sur le terrain dans le cadre de ses activités de développement, vient en aide aux premiers réfugiés.
Alors que les Jenjawids mènent des incursions à l’intérieur du territoire tchadien pour emporter le bétail des réfugiés et des autochtones tout en occasionnant des pertes en vies humaines, les autorités tchadiennes, en accord avec le HCR, décident de relocaliser les réfugiés loin de la frontière. Le Secadev gère trois camps de réfugiés : Farchana (19200 réfugiés), Kounoungou (13315 réfugiés) et Milé (15 557 réfugiés) situés à environ 50-60 kilomètres de la frontière.
 
 
L’année 2006 a marqué la troisième année de l’engagement du Secours Catholique et Développement (SECADEV) dans les activités d’assistance aux réfugiés Soudanais de l’Est du Tchad en partenariat avec le HCR et ses partenaires de la Caritas Internationalis (CI). Le Secours Catholique est pour sa part aux côtés du Secadev et de son programme d’assistance aux réfugiés depuis le début de la crise, et a contribué financièrement à hauteur de 602 800 euros.
 
L’organisation des camps et la vie quotidienne des réfugiés
 
La population des camps se caractérise par une forte proportion de femmes (environ 60% au camp de Kounoungou) et d’enfants, et qui augmente constamment : on compte en moyenne une naissance par jour à Kounoungou.
Une fois arrivés dans un camp, les réfugiés, appuyés par les ONG, cherchent à reconstituer leurs modes de vie et d’organisation passés : ainsi, le camp est divisé en district, avec un chef (cheik) à sa tête, et une représentante des femmes. Afin de les faire participer le plus possible à leur prise en charge, le Secadev a aidé les réfugiés à mettre en place différents comités ayant pour objectif de résoudre les problèmes quotidiens dans les camps : comité du marché, comité d’assainissement, comité de distribution, comité des parents d’élèves, des éleveurs,…
 
Parmi ces comités, celui dit de « vigilance » a pour but d’assurer la sécurité à l’intérieur du camp. Les gendarmes tchadiens sont présents la journée, mais, la nuit, les membres du comité de vigilance mettent en place des gardes à tour de rôle. Malgré la présence des comités de vigilance, Il est important de signaler que les réfugiés eux même favorisent parfois le développement de l’insécurité dans les camps en fermant par exemple les yeux sur les armes qui y circulent. Egalement, différentes incursions sont sources d’instabilité et d’insécurité. Le HCR dénonce régulièrement le recrutement par les rebelles soudanais de nouvelles recrues dans les camps à l’Est du Tchad, de gré ou de force ; ainsi que la pratique des cotisations qui servent à alimenter les caisses des rebelles. A cela s’ajoute les incursions des Jenjawids en particulier dans les camps situés le plus près de la frontière. Si Kounoungou, Milé et Farchana sont relativement protégés du fait de leur localisation, les travailleurs humanitaires prennent de gros risques lors de leurs déplacements.
 
Les activités menées dans les camps :
 
Distribution : denrées alimentaires communes à tous et celles spécifiques, (comme le lait infantile) mais aussi non alimentaires (couverture, uniforme, bassines…) à destination de populations ciblées (vulnérable, femmes/enfants seules, personnes âgées…)
Assainissement : construction de charrettes prévues pour ramasser les ordures, mise en œuvre de bassins de récupération des eaux usées, construction et réfection des latrines,…
Agriculture et eau : distribution de semences maraîchères et de matériel de jardinage, protection des réservoirs d’eau et des puits par la construction de clôtures,…
Elevage : campagnes de vaccination, instauration de projets de micro-crédit permettant l’achat de têtes de bétail,…
Education et actions socio-économiques : confection de tenues par les tailleurs de Guéréda et Farchana pour une soixantaine d’enseignants des deux camps, mise en place d’un système de micro-crédit visant à favoriser l’installation de petits commerces alimentaires, formation à Kounoungou sur la fabrication de la pâte alimentaire permettant de diversifier l’alimentation des populations, mais également aux femmes d’écouler leurs produits lors du marché hebdomadaire.
Dans les deux camps, le Secadev prend également en charge l’éducation des enfants. A Kounoungou, la rentrée scolaire a ainsi eu lieu le 2 novembre 2006, avec plus de 2000 élèves concernés.
Activités sportives et culturelles : rencontres sportives au sein du camp et entre camps de réfugiés, représentations de théâtre, 
 
Activités socio-communautaires : enregistrement et suivi des réfugiés, assistance lors des naissances et décès, formations et apprentissage de petits métiers, rencontres avec les différents comités,… Les agents des services communautaires forment notamment les comités de suivi de violences sexuelles et sexistes qui détectent les cas de femmes victimes. Ils cherchent également à sensibiliser la population à cette question, qu’il s’agisse de violence domestique ou d’agressions à l’extérieur du camp. A chaque cas signalé, une animatrice rend visite à la victime, et voit ensuite si une prise en charge médicale ou psycho-sociale est nécessaire, tout comme une intervention de la sécurité du camp. La constitution de ces comités a eu un impact positif sur les femmes du camp, qui se confient désormais plus facilement et osent dénoncer les auteurs des violences.
 
L’enjeu de la cohabitation avec les populations autochtones :
 
L’arrivée des réfugiés soudanais a des conséquences importantes sur le quotidien déjà difficile des populations locales tchadiennes, ce qui donne lieu à un certain nombre de tensions entre les deux groupes, dues en particulier au partage des ressources naturelles.
Les réfugiés récoltent par exemple le bois aux alentours des camps afin de se construire un abri supplémentaire, de se chauffer, ou encore pour fabriquer des objets domestiques qu’ils revendent pour faire vivre leur famille ; or le bois mort est une ressource rare dans ces régions sahéliennes, et sa vente une activité génératrice de revenus indispensable pour les autochtones. De même, le bétail des réfugiés partage souvent le même pâturage que ceux des autochtones, ce qui provoque des conflits.
 
Ainsi, les réfugiés bénéficient d’une assistance des ONG dans les camps et en plus partagent avec les autochtones les ressources naturelles. Alors que les populations locales avaient volontiers accueilli leurs voisins soudanais, cette cohabitation qui dure désormais depuis quatre ans provoque leur mécontentement et se traduit parfois par des agressions. Nombreux sont les cas de femmes réfugiées violées alors qu’elles allaient ramasser du bois.
 
Aussi, afin de favoriser une meilleure relation entre réfugiés et populations locales, le Secadev a mis en place deux dispositifs. Tout d’abord, dans un rayon de 15 kilomètres autour des camps, les activités mises en œuvre par l’ONG bénéficient aussi aux villages (soit une cinquantaine autour de chaque camp): vaccination des têtes de bétail, distribution de semences et d’outils ainsi que de matériel scolaire, aide à la constitution de greniers communautaires, rénovation de centres socio-éducatifs,…
En outre, un comité mixte de gestion des conflits composé de réfugiés et d’autochtones a été mis sur pied avec l’appui du Secadev et du HCR. Ce comité a pour mandat de régler les différends entre les deux communautés et rend compte aux autorités du camp. Si une conciliation n’est pas trouvée, le comité sollicite la sécurité du camp ou la sous-préfecture.
 
 
Urgence Darfour : une radicalisation croissante envers les humanitaires et les populations civiles
 
 
Côté Soudan : des humanitaires pris pour cibles, des exactions envers les civils qui s’intensifient
 
Sous la pression de la communauté internationale, un accord de paix a été signé à Abuja le 5 mai 2006, sous l’égide de l’Union africaine, qui joue depuis 2004 le rôle de force de paix au Darfour. Cet accord demandait notamment le désarmement complet des milices Jenjawids au plus tard en octobre 2006 et la mise en place de zones tampons destinées à protéger les réfugiés. Cet accord a été signé, côté rebelles, par un seul mouvement, l’Armée de Libération du Soudan. Il n’a par ailleurs jamais été mis en œuvre par les parties, et le gouvernement soudanais a poursuivi ses bombardements et son soutien aux Jenjawids. En conséquence, alors que les ONG sur place espéraient que ces négociations et cet accord pourraient apaiser la situation, c’est l’inverse qui s’est produit, avec une véritable escalade de la violence depuis, envers les civils mais aussi les humanitaires.
 
Déployée dans le cadre des négociations de paix au Darfour, la force de l’Union africaine (UA), composée de 7000 hommes, a fait à plusieurs reprises la preuve de son incapacité à protéger les populations civiles des offensives meurtrières des forces soudanaises. Fin août 2006, elle n’a par exemple pas empêché les soldats soudanais et miliciens Jenjawids de faire de la région de Kulkul, dans le Nord du Darfour, le théâtre de milliers d’exécutions sommaires, d’actes de torture et de viols. Face à ces événements, le Secours Catholique-Caritas France et d’autres associations (ACAT, Cimade, CCFD) avaient, au mois de septembre 2006, adressé une lettre ouverte aux autorités françaises demandant un déploiement rapide de casques bleus au Darfour, conformément à la résolution 1706 du Conseil de Sécurité. En effet, contrairement à la force de l’UA, les casques bleus seraient plus nombreux (20 000 hommes), mieux équipés, et surtout auraient pour mandat de protéger les civils au titre du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. A cette fin, ils pourraient faire usage de la force.
 
Jusqu’à présent, le gouvernement soudanais s’oppose catégoriquement au déploiement de casques bleus. Il a seulement accepté un soutien logistique apporté par l’ONU à la force de l’UA, laissant la situation dans un statu quo. Depuis juillet 2006, trente attaques armées de bases d’ONG et de l’ONU ont été recensées au Darfour[3]. Le 18 décembre 2006, dans le camp de Guereida (Soudan), une attaque d’une grande violence a eu lieu contre une base regroupant six ONG, dont Action contre la faim, les forçant à évacuer la région. Enfin, le 29 janvier dernier, Médecins du Monde a annoncé la suspension de ses activités au Darfour, tant que les conditions de sécurité pour les travailleurs humanitaires ne seraient pas réunies.
Le Secours Catholique-Caritas France est actuellement signataire d’une euro-pétition avec le collectif Urgence Darfour et d’autres ONG françaises, appelant l’Union Européenne à agir pour l’envoi d’une force internationale de protection au Darfour. Cette pétition fait l’objet d’une diffusion au sein du réseau de délégations de l’association.
Côté Tchad : une urgence se superpose à l’autre
 
Au Tchad, des déplacements de population ont commencé en 2005, et se sont intensifiés durant le deuxième semestre de l’année 2006. Depuis mai 2006, le nombre de Tchadiens déplacés a quadruplé, passant de 30 000 à 120 000 personnes, pour la plupart suite à de violentes attaques contre leurs villages. Ces déplacés sont pour beaucoup concentrés actuellement dans le Sud-Est dans la zone de Goz Beida[4]. Cette nouvelle urgence humanitaire, qui s’est accentuée au cours des derniers mois, est due à une combinaison de trois facteurs : la présence des réfugiés à l’intérieur du territoire tchadien et les incursions des milices Jenjawids, le conflit latent entre l’armée gouvernementale tchadienne et les forces rebelles qui ont déjà tenté de renverser le Président Déby, et les violences intercommunautaires internes au Tchad. Celles-ci ont éclaté à l’automne 2006, et opposent les ethnies tchadiennes liées au gouvernement (Zaghawas) et celles dont les mouvements rebelles sont issues (Massalites ou Tamas par exemple).
 
A la prise en charge des réfugiés dans trois camps s’ajoute donc un nouveau défi pour le Secadev : l’assistance aux personnes déplacées. En décembre 2006, le Secadev a été appelé à l’aide par plusieurs villages dans la région d’Adré-Farchana, qui accueillent et assistent les déplacés qui fuient les violences. Idriss Saleh, responsable de la base d’Adré-Farchana pour le Secadev, s’est rendu sur place afin de faire une évaluation des besoins de ces déplacés: « Nous avons pu nous rendre à Goundo. Au départ ce village comptait 105 familles, mais avec l’arrivée des déplacés, la population a presque doublé. La population locale est au bout de ses possibilités, les réserves sont presque épuisées. Les gens disent qu’ils ont besoin d’aide parce qu’ils ont tout donné aux déplacés et maintenant ils sont devenus nécessiteux à leur tour ».
  
 
L’Est du Tchad traverse donc à son tour une crise sécuritaire et humanitaire complexe. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies, a récemment proposé de déployer 11 000 casques bleus environ dans l’Est du Tchad, à la frontière avec le Soudan, avec deux objectifs principaux : « la protection des civils en danger, notamment les déplacés et les réfugiés, et la prévention des attaques transfrontalières »[5]. Le déploiement d’une telle force est cependant soumis à l’autorisation du Président Déby. Or, celui-ci a fait savoir « qu’il n’a jamais été question d’accueillir une force militaire à sa frontière Est, mais plutôt un déploiement de forces civiles composées de gendarmes et de policiers ayant pour but de sécuriser les camps de réfugiés soudanais, les personnes déplacées et les humanitaires en activité »[6]. Côté Tchad ou côté Soudan, la question de l’intervention d’une force internationale ayant le mandat et les moyens de protéger les populations reste donc encore et toujours en suspens, malgré une urgence humanitaire manifeste.
 
 


[1] Voir carte « Confirmed Damaged and Destroyed Villages » en annexe.
[2] Voir carte « UNHCR presence » en annexe.
[3] « Darfour : les attaques armées contre les ONG et les agences de l’ONU aggravent la crise humanitaire », Le Monde, 9 février 2007.
[4] Voir carte « IDPs Presence » en annexe. IDP = personne déplacée interne
[5] Centre d’information des Nations Unies, dépêche du 24/02/07.
[6] AFP, « Le Tchad refuse le déploiement d’une force militaire de l’ONU dans l’Est », 28/02/07.
Source : Caritas France.

Rédigé par Aicha Karima Kouidri

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