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Dans un contexte où le regard porté sur l'immigration est essentiellement négatif, la Cimade, associée à un groupe de partenaires culturels et associatifs, décide de fêter les migrations :
Pour dénoncer les discours qui instrumentalisent les migrations et portent atteinte à la dignité des migrants ;
Pour défendre et faire respecter les droits des migrants ;
Pour réfléchir autrement les migrations internationales et comprendre les désordres du monde qui les sous-tendent ;
Et avant tout pour renouer avec la dimension humaine, individuelle et collective, des migrations.
Nous nous sommes donnés un mois. Un mois d'expositions, de débats, de concerts, de spectacles, de projections pour montrer les richesses que font éclore les migrations et les
métissages. Un mois où seront mises en valeur des initiatives artistiques qui décident d'aborder les migrations sous un angle nouveau. Un mois riche de rencontres et de discussions, parce que
nous pensons que l'échange des savoirs et le débat peuvent beaucoup contre les préjugés, les peurs et les idées reçues.
Le festival commence le 18 novembre et dure un mois. Il s'achève par la Journée Internationale des Migrants, le 18 décembre. La huitième édition du festival «
Voyages, regards croisés sur les migrations » sera partenaire de migrant'scène et plusieurs groupes locaux de la Cimade relayeront l'événement. Vous rencontrerez dans tous les lieux du festival
des bénévoles de la Cimade. Ceux-ci nous permettront de réfléchir, aujourd'hui, aux façons de s'engager auprès des étrangers.
Dignité et droits humains
Une introduction
aux droits économiques, sociaux et culturels

«Ces 25 dernières années, le monde a assisté au recul le plus spectaculaire de la misère qu’il ait jamais connu […], malheureusement des dizaines de pays se sont aussi
appauvris […] Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes - soit un habitant sur six de la planète - a moins d’un dollar par jour pour vivre et lutte en permanence contre la faim, la
maladie et la dégradation de l’environnement pour survivre […] Un monde où, chaque année, 11 millions d’enfants meurent avant l’âge de 5 ans et où 3 millions de personnes meurent du sida
n’est pas un monde de plus grande liberté.»

Huit cent quarante millions de personnes souffrent de malnutrition chronique dans le monde(2). Près de 11 millions d’enfants meurent chaque année avant l’âge de cinq ans(3). Plus
de 100 millions d’entre eux (des filles pour plus de la moitié) n’ont pas accès à la moindre éducation, pas même au niveau primaire(4). Il ne s’agit pas simplement d’une triste réalité, mais d’un
scandale des droits humains aux proportions effarantes. Cette situation nous impose une responsabilité d’action – une responsabilité qui n’a pas trait uniquement aux exigences de la décence
humaine mais également aux obligations découlant des principes contraignants du droit international relatif aux droits humains.
Les graves inégalités économiques et sociales constituent une réalité tenace, quel que soit le régime politique ou le niveau de développement des pays concernés. Même dans un contexte général
d’opulence, nombreux sont ceux qui n’ont pas accès à des niveaux minimum en matière de nourriture, d’eau, d’éducation, de soins médicaux et de logement. Cela n’est pas dû seulement à un manque de
ressources mais également à l’absence de volonté, à la négligence et aux discriminations des gouvernements et d’autres acteurs. De nombreux groupes sont spécifiquement pris pour cible en raison
de leur identité. Les personnes en marge de la société sont quant à elles globalement laissées pour compte.
La pleine réalisation des droits économiques, sociaux et culturels – dont le droit à l’alimentation, au logement, à la santé, à l’éducation et au travail – exige des ressources significatives,
notamment sur le plan humain, économique et technologique. Toutefois, la limitation des ressources disponibles n’est pas la raison principale des violations massives des droits économiques,
sociaux et culturels, et elle ne saurait être invoquée comme prétexte au déni de ces droits pour des individus et groupes spécifiques. Les minorités ethniques, les peuples autochtones, les
femmes, les membres des groupes d’opposition ou religieux, les personnes vivant avec le VIH/sida ou atteintes de déficiences mentales, ainsi que de nombreuses autres catégories de population,
risquent de se retrouver en situation de dénuement du fait de politiques discriminatoires et injustes.
Les gouvernements des pays riches et puissants ont eux-mêmes manifestement manqué à leur devoir d’éradiquer la faim, l’analphabétisme, la privation de logement et certaines maladies, que ce soit
au niveau national ou international. Malgré des déclarations d’inquiétude et de bonnes intentions, la communauté internationale a continué de faire preuve de passivité et les gouvernements,
chacun de leur côté, de mépris à l’égard des droits humains de millions d’individus.
source :
AMNESTY INTERNATIONAL
DOCUMENT PUBLIC
Index AI : POL 34/009/2005
ÉFAI
Thierry Mariani ne s'est pas privé de fustiger « ceux qui m'ont insulté pendant des semaines - et qui devraient faire preuve d'un peu d'humilité »...
Mais « Eux », ce sont avant tout les députés de l'opposition, socialistes et centristes du Modem, vent debout contre les tests ADN, et qui eux aussi, pourtant, saluent la décision du Conseil constitutionnel.
Car les Sages ont émis des réserves (voir infra), et selon eux, elles annulent de facto ce dispositif, en le rendant techniquement « inopérant ». Cela sera-t-il le cas ? C'est l'usage qui le dira.
En attendant, « c'est un verrou moral » qui a sauté, s'inquiete Jean-Marc Ayrault, le chef de file des socialistes à l'Assemblée, et qui accuse les Sages d'avoir ouvert « une porte dangereuse sur le plan éthique et juridique » en autorisant les tests ADN pour réguler l'immigration. Le dispositif était jusqu'a présent limité aux seules enquêtes criminelles et à la recherche de paternité.
Extrait de la décision du Conseil constitutionnel
« En posant ces règles, le législateur n'a pas entendu appliquer aux étrangers le droit français de la filiation. Il n'a pas dérogé aux règles du droit international privé posées par le code civil.
Ainsi la filiation de l'enfant étranger reste en principe soumise à la loi personnelle de la mère étrangère. Le Conseil a jugé que la loi déférée n'avait ni pour objet ni pour effet de créer un droit spécial réservé aux étrangers, tant quant à l'établissement du lien de filiation qu'à sa preuve.
Tous les modes de preuve reconnus par la loi personnelle de la mère étrangère pourront donc être utilisés. En particulier, l'article 13 (la possibilité de recours aux tests ADN, NDLR) n'est pas applicable à la filiation adoptive qui continuera à se prouver par la production d'un jugement.
Sous ces réserves, qui assurent l'égalité entre tous les modes d'établissement de la filiation, la loi ne pose pas de distinctions relatives à l'état des personnes contraires au principe d'égalité. »
source :http://www.rfi.fr/actufr/articles/095/article_59092.asp
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