Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte libre

  
 My site was nominated for Best Political Blog!

Global Voices: The World is Talking, Are You Listening?

  textlinks rank-power.com - boost your website!           
   

I heart FeedBurner


http://www.scorpions1.de/topo/


Bookmark and Share


Karima Aicha Kouidri

BlogsPeru.com

Top Blogs France

Malaysian Topsites - Top Web Sites in Malaysia

blogarama - the blog directory

Bitacoras.com

BlogsVip.com - Ranking de Blogs - Los Mejores Blogs

Directorio de Blogs de Venezuela



la blogoteca

 



annuaire



BlogsPeru.com

BlogElites.com

cadz.net Super Top Sites

Blogalaxia

Annuaire Best-Fr



Blogs Directory
Irish Bloggers
TopBlogz.Net
Top Political Sites
Best Of Malaysia
Malaysia Web Stats
Subscribe with Bloglines
Political Gab - Top Political Sites on the Web
Blog

PolitiPoll.net - Political Web Rankings



Blog Directory   
Topsite of topsites!

Top Tunisie Blogs



Annuaire Top sites



  Blog Directory

Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
Référencement



Feed XML offerto da BlogItalia.it

Pagerank actuel de observatoirecitoyen.over-blog.org (service gratuit & rapide)

Calculer son pagerank gratuit

 



Blog Review

directorio de weblogs. bitadir

TopOfBlogs

Blog Directory

Politics Blogs
Politics Blogs

Politics blogs
Top Blogs
 
Directory of Politics Blogs

British Blogs

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos






Rate Me on
 BlogHop.com!
help?


blog search directory

FindingBlog - Blog Directory

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos

Politics Blogs - Blog Top Sites 

Annuaire marocain

Politics Blogs

blog directory

Blogadr.com - Listed (add your blog to Blogadr.com)

Top Mondial

 Blogroll.net

Blog-Show la vetrina italiana dei blog!

WebLog Directory

 YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

 
Locations of visitors to this page

Texte Libre

Les controverses se développent autour d’une nouvelle révolution industrielle à haut potentiel, mais aussi à hauts risques.


Les nanotechnologies ont le vent en poupe. En travaillant au nanomètre, soit un milliardième de mètre, 30 000 fois moins que le diamètre d’un cheveu, on parvient à produire des matériaux inédits qui permettent d’envisager des ruptures technologiques majeures dans quasiment tous les secteurs de l’industrie. Cette révolution ouvre des perspectives immenses, mais induit aussi des risques non négligeables. Et il est plus que temps de se préparer à les affronter sérieusement. Tour d’horizon.

1. Les enjeux des nanotechnologies
De quoi s’agit-il au juste ? Depuis deux siècles, la miniaturisation a été au cœur de l’innovation : l’objectif était toujours de réduire la taille de ce qu’on avait jusque-là produit en grand. Avec les nanotechnologies, on inverse le mouvement, celui-ci devient ascendant, en anglais bottom-up (du bas vers le haut). Il s’agit en effet d’inventer de nouvelles briques de base de la matière pour qu’elles se composent en nouveaux ensembles, sans que celui qui les a conçues ne sache forcément a priori quelles en seront les caractéristiques. Cette démarche n’est pas très éloignée de celle des biotechnologies : on assiste en effet à une convergence croissante des disciplines du vivant et de celles de la matière inanimée, qui toutes deux relèvent de plus en plus de la gestion de l’information.
Les applications potentielles de ces nanotechnologies couvrent à peu près tous les champs : de l’automobile à l’électronique en passant par le textile, le médicament ou les cosmétiques. Les nanotubes de carbone (qui sont cent fois plus résistants que l’acier et six fois plus légers) servent déjà à renforcer des raquettes de tennis (chez Babolat), des balles de golf (chez Nanodynamics) et des pièces pour l’industrie automobile (Mercedes). Le secteur textile entend lui aussi réaliser des fibres capables de contenir de l’énergie ou de fournir de la chaleur. De même, les spécialistes des revêtements et de l’imprimerie travaillent sur des peintures électrostatiques ou des pigments qui changent de couleur quand on les alimente en courant électrique. Même l’industrie cosmétique s’y est mise : elle fabrique déjà des nanoparticules aux propriétés inédites pour améliorer la tenue des rouges à lèvres, filtrer les rayons ultraviolets, améliorer les vernis à ongles, etc.
En électronique, on conçoit des transistors, des mémoires et des écrans souples en nanomatériaux. En médecine, de nouvelles stratégies thérapeutiques sont initiées avec, par exemple, le ciblage des cellules tumorales par des nanobilles. La nano-ingénierie consiste à incorporer dans des corps ordinaires, y compris chez des êtres vivants, des nano-objets leur conférant de nouvelles fonctionnalités – capteurs, biocides, écrans thermiques, « poussières électroniques communicantes » (smart dust). On espère même parvenir bientôt à fabriquer des nanorobots et des nanomachines. Les militaires comptent également beaucoup sur les nanomatériaux pour mieux se protéger, mais aussi pour créer de nouvelles armes.
2. Les acteurs des nanotechnologies
Le décollage des nanotechnologies résulte d’abord (comme pratiquement toujours) d’énormes investissements publics. Entre 1998 et 2003, cet effort a été multiplié par six en Europe et par huit aux Etats-Unis et au Japon. Les fonds gouvernementaux alloués aux nanotechnologies s’élèvent actuellement à près de 5 milliards de dollars par an, répartis à peu près équitablement entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord. Pour booster le secteur, une catégorie spécifique de brevets a été créée outre-Atlantique. Les militaires s’intéressent en particulier de près à ce potentiel d’innovation : aux Etats-Unis, la dotation globale de la Darpa (ministère de l’Armement) pour le développement des nano-usages militaires était de 445 millions de dollars en 2004 (soit presque la moitié de l’effort public américain). Un Institut pour les nanotechnologies du soldat a été créé au sein du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il a formé un consortium industriel avec Dupont, Tartners Healthcare et Raytheon.
Le secteur privé commence à prendre le relais. Environ 1 200 start-up ont déjà émergé dans ce secteur à l’échelle mondiale, dont la moitié aux Etats-Unis. Dans les nanotubes en carbone, par exemple, un des secteurs les plus mûrs, on dénombre plus d’une quinzaine de sociétés concurrentes dans le monde. Dont, en France, Arkema qui veut produire « plusieurs centaines de tonnes de nanotubes par an, d’ici à 2008, avec un démarrage de la production début 2007 ». Les géants de la plasturgie ou de la chimie, comme DuPont, Honeywell, GE, Bayer, Rohm and Haas, Mitsubishi, ou DSM, sont aussi très présents dans ce secteur. Tout comme ceux de l’électronique pour qui la maîtrise des technologies submicroniques est une condition de survie : Sony comme ST Microelectronics (associé à Motorola et Philips) y consacrent des budgets importants. Plusieurs consortiums industriels se sont constitués, comme Sematech, qui associe AMD, Intel Motorola et l’université d’Albany de l’Etat de New York.
Le marché mondial de ces technologies, qui représentait déjà 40 milliards de dollars en 2001, devrait atteindre 1 000 milliards de dollars par an en 2010, selon la National Science Foundation (NSF) américaine, dont 57 % pour les technologies de l’information, 32 % pour les matériaux et 17 % pour les sciences de la vie.
3. Les risques des nanotechnologies
Malgré ses perspectives commerciales a priori fantastiques qui s’offrent aux nanotechnologies, des inquiétudes croissantes se manifestent sur la toxicité des matériaux développés (1). Dans un article qui récapitule les études déjà menées, l’Américain Ernie Hood pointe par exemple l’effet toxique observé de nanomatériaux sur des cerveaux de poissons (2). Dans l’immédiat, ce sont surtout les effets des nanopoussières sur les poumons qui inquiètent les spécialistes : ils craignent des effets de type « amiante », comme l’ont montré les travaux de Chiu Wan Lam. Pour Peter Hoet, de l’université catholique de Louvain (Belgique), il est donc « indispensable que les producteurs de nanomatériaux élaborent des tests pertinents de toxicité pour ces nanosubstances » (3), qui pourraient même se transmettre de la mère au fœtus, comme l’a indiqué le toxicologue britannique Vyvyan Howard, lors du congrès Nanotox 2004.
De quoi expliquer les enjeux colossaux qui se jouent autour des normes applicables à ces matériaux et à leur mise sur le marché. Deux instances se disputent actuellement la prééminence en la matière : l’American Society for Testing and Materials (ASTM) et le groupe de travail européen WG166, au sein du Comité européen de normalisation (CEN). Les Européens cherchent à impliquer les Chinois à leurs côtés dans l’élaboration de ces normes. Les assureurs suivent, eux aussi, de près la question : en 2004, le réassureur Swiss-Re a mis en garde contre le rush vers les nanotechnologies, rappelant la nature imprédictible des risques et les pertes récurrentes qu’elles peuvent engendrer.
Soucieux de rassurer, les pouvoirs publics coordonnent des études sur les impacts sanitaires avec, en Europe, le programme Nanosafe2 et, aux Etats-Unis, le NTP (National Toxicology Program du NIEHS) et le programme du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH). Mais les budgets consacrés à ces recherches restent très faibles : ils ne dépassent pas 3 % à 5 % des nano-investissements !
Les questions soulevées par les nanotechnologies vont cependant très au-delà de ces problèmes. Les nanosciences ouvrent la voie à un continuum inédit entre la biologie, l’informatique, l’électronique et les neurosciences. Elles permettent de créer des interfaces entre vivant et matière inanimée. L’ampleur de leur champ d’application et la nature de leurs outils (nanorobots, nano-implants, etc.) posent des défis considérables en matière de régulation. Comment gérer l’innovation quand des structures sont créées à l’aveuglette avec des propriétés explorées seulement a posteriori ? Saura-t-on contenir ces nanosubstances, qu’on rêve capables d’auto-organisation et de dissémination, à la manière des organismes vivants ? Ce risque inspire le roman de Michael Crichton, La proie (paru chez Robert Laffont en 2003), qui annonce l’invasion d’une « gelée grise » dévorante…
Le philosophe et polytechnicien Jean-Pierre Dupuy, spécialiste de ces questions, n’est guère optimiste : « La technoscience qui se profile à l’horizon vise précisément à la non-maîtrise, estime-t-il. L’ingénieur de demain ne sera pas un apprenti sorcier par négligence ou incompétence, mais par finalité (…). Ses succès se mesureront plus à l’aune de créations qui le surprendront lui-même que par la conformité de ses réalisations à des cahiers des charges préétablis. »
4. Peut-on maîtriser ces risques ?
En 2002, un rapport de la NSF américaine avait carrément affiché l’objectif d’une « amélioration des performances humaines » grâce aux nanotechnologies (voir « Pour en savoir plus »), conformément à la vision du monde transhumaniste qui inspire l’un des principaux auteurs du rapport, William Sims Bainbridge (4). Un choix qui pose de sérieuses questions… En Europe, le rapport intitulé Technologies convergentes pour une Société européenne de la connaissance (voir « Pour en savoir plus »), présenté en septembre 2004, adopte un point de vue plus prudent : « le développement technologique ne doit pas continuer à détruire l’équilibre entre les mondes naturels et culturels », soulignent Wolfgang Bibel et le philosophe Daniel Andler en conclusion de leur travail.
Pour réduire ces divergences d’approche, la NSF et le Meridian Institute ont réuni, en juin 2004, les représentants de 25 pays dans la ville américaine d’Alexandria, en Virginie. La mise en place d’un Bureau consultatif international pour une nanoscience responsable y a été discutée. Associé à cette réunion, le groupe militant canadien ETC a salué l’événement. Cette association, très active sur cette question, avait demandé un moratoire sur les nanotechnologies, lors du Sommet de Johannesburg en 2002, et publié en 2003 The Big Down, un rapport qui avait fait du bruit. « Les nanotechnologies les plus puissantes émergent dans un espace presque dénué de règles et de politiques, souligne son directeur Pat Mooney. Comment les gouvernements et la société civile vont-ils traiter les impacts socio-économiques, environnementaux et sanitaires sans décourager l’exploration saine des perspectives bénéfiques ? »
Parmi les grands pays industriels, les Britanniques sont probablement les plus avancés dans ces réflexions avec le rapport Nanoscience and Nanotechnologies : Opportunities and Uncertainties. Publié en juillet 2004, ce document des académies britanniques émet vingt-et-une recommandations. Malheureusement, elles n’ont pas été suivies par le gouvernement britannique, qui a décrété en février 2005 qu’il n’y aurait pas de traitement sanitaire particulier de ces substances, ni de programme interdisciplinaire spécifique pour traiter de leurs enjeux éthiques et sociaux. Dans son éditorial du 26 février 2005, The Financial Times soulignait combien cette absence de pilotage risquait d’être délétère pour l’initiative industrielle elle-même.
En France, ces réflexions n’en sont encore qu’aux balbutiements. Jean-Pierre Dupuy a remis en février dernier à Patrick Devedjian, ministre de l’Industrie, et à François d’Aubert, ministre de la Recherche, un rapport établi avec Françoise Roure, du Conseil général des technologies de l’information. Les deux experts recommandent en particulier la mise en place d’un « Observatoire sociétal européen pour évaluer, piloter et gérer les dynamiques dans le champ des nano-bio-info sciences ». Il s’agit d’« apprendre à bâtir des approches interactives susceptibles d’éviter le dumping qui menace l’environnement et la santé », argumente Françoise Roure. « Quand on ne sait pas comment se comporte une nouvelle particule en interaction avec la nature, le premier devoir est de poser des limites à son usage », ajoute-t-elle. Le précédent des organismes génétiquement modifiés (OGM) plaide en effet pour la mise en œuvre rapide de débats ouverts et contradictoires afin d’éviter toute fuite en avant inconsidérée.

Dorothée Benoît Browaeys


(1) Voir le dossier « Nanotechnologies » dans le livre Alertes santé, par André Cicolella et Dorothée Benoit Browaeys, éd. Fayard, mai 2005.
(2) EHP, col. 112, n° 13, sept. 2004,
http://ehp.niehs.nih.gov/docs/2004/112-13/toc.html
(3) « Health Impact of Nanomaterials », Nature Biotechnology, vol. 22, n° 1, janvier 2004, p. 19.
(4) « Les transhumains s’emparent des nanotechs », revue Vivant, 18 mai 2004 (
www.vivantinfo.com).

 


source : http://www.alternatives-economiques.fr/site/237_005_nanotechnologies.html




 

 

Al Gore relance le débat sur le négationnisme climatique



Illustration : Al Gore relance le débat sur le négationnisme climatique Développement durable
 
Développement durable

Dans une intervention au Global Brand Forum de Singapour, l'ancien vice-président américain a dénoncé devant un parterre de dirigeants la campagne de désinformation menée par plusieurs multinationales sur la réalité des changements climatiques. Parmi elles, le leader mondial du pétrole ExxonMobil, chef de file des « négationnistes ».

Invité à participer au "Forum mondial des marques"–qui réunit les leaders de la publicité, des médias et des technologies de l’information-, Al Gore en a profité pour rappeler que « certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation ». Certes, la chose est connue, mais la popularité et la légitimité de l’ancien vice-président relancent opportunément le débat sur le lobbying américain en matière climatique. "Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé Al Gore. "Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, rappelant que le réchauffement climatique donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".
L’auteur du documentaire « Une vérité qui dérange » a également précisé qu’ « une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus » avait été proposée par le lobby négationniste.

Think tanks

Déjà, en janvier dernier, un rapport publié par un groupe d'experts américains a montré comment le géant pétrolier a organisé et financé une campagne de désinformation sur les changements climatiques. ExxonMobil aurait ainsi distribué près de 16 millions de dollars entre 1998 et 2005 à un réseau composé d'une quarantaine de think tanks et de lobbystes. Intitulé "Smoke, Mirrors & Hot Air" ("Fumée, miroirs et air chaud" ), le rapport de l'Union of Concerned Scientists, un groupe d'experts environnementaux, a été publié début janvier aux Etats-Unis pour dénoncer la manipulation et le " négationnisme " orchestré par le leader pétrolier. Celui-ci a financé à hauteur de 16 millions de dollars -une goutte d'eau dans les 36 milliards de son résultat net annuel- 43 organismes chargés de manipuler l'information sur le réchauffement de la planète et nier les impacts des activités industrielles sur le climat. Dès 1989, Exxon participe au Global Climate Coalition, qui regroupe à l'époque d'autres multinationales Texaco, General Motors, Ford, British Petroleum...., qui ont depuis pris d'autres positions. Le but de la structure était alors de lutter contre le Protocole de Kyoto et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en constestant systématiquement les conclusions du GIEC (groupement interntional d'experts climatiques). Par la suite, Exxon fonde divers groupes de lobbying, comme le Competitive Enterprise Institute -à hauteur de 2 millions de dollars-, qui a récemment réalisé un spot télévisé vantant les bénéfices du dioxyde de carbone, "un gaz inoffensif, indispensable à la croissance des plantes", omettant d'ajouter que la forte concentration de C02 devenait en revanche nuisible à la vie terrestre...Autre organisme financé par Exxon, l'institut George C. Marshall a perçu 630 000 dollars pour soutenir les thèses scientifiques contestant les changements climatiques, dont celle de Patrick Michaels, professeur en sciences environnementales à l'Université de Virginie et climatologue de l'État de Virginie, membre lui-même d'une dizaine de groupes fondés par Exxon. De même, l'Annapolis Center for Science-Based Public Policy and Committee for a Constructive Tomorrow, autre think tank du réseau, a promu pour 300 000 dollars, les travaux de Sallie Baliunas, astrophysicienne qui avait conclu dans un  article en 2003 que " les températures n'ont pas beaucoup varié durant ces derniers millénaires ".

Des méthodes semblables à celle de l'industrie du tabac

Les manipulations répétées d'ExxonMobil ont créé l'indignation de nombreuses personnalités scientifiques, comme récemment  la Royal Society, première association de scientifiques Britanniques, qui a officiellement demandé au groupe pétrolier de cesser son soutien financier à ces organisations " présentant des informations inexactes et trompeuses ". Alden Mayer, directeur à l'Union of Concerned Scientists, explique que les méthodes utilisées par Exxon sont identiques à celles de l'industrie du tabac.  "ExxonMobil a fabriqué de l'incertitude autour des causes humaines du réchauffement global, comme l'industrie du tabac a nié que son produit causait le cancer du poumon ", observe Alden Mayer. "Un doute entretenu par un investissement modeste mais efficace, pour retarder l'action de l'Etat à l'instar de 40 ans de résistance des cigarettiers. " Du reste, le rapport souligne que plusieurs lobbyistes de la cause du tabac ont œuvré pour la campagne d'Exxon. Steven Milloy , membre d'un groupe fondé par Philip Morris en 1993 dont le but était de nier le lien entre cancer et fumée passive, a participé au Global Climate Science Team crée par ExxonMobil, et a ensuite présidé le Free Enterprise Action Institute, financé en grande partie par le pétrolier...

Des actionnaires inquiets

Malgré cette hostilité, l'attitude du groupe a commencé depuis peu à évoluer. Exxon continue son lobbying anti-Kyoto mais reconnaît désormais " les risques posés par le changement climatique et leurs impacts potentiels sur les sociétés et les écosystèmes. " Rex W. Tillerson, président du groupe, explique ainsi qu'Exxon entend " continuer à améliorer les performances environnementales à travers des efforts accrus en matière d'efficacité énergétique et notamment à travers la diminution des émissions de gaz à effet de serre ".
Ce changement de posture ne suffit pas, cependant, à rassurer les investisseurs et actionnaires du groupe, de plus en plus inquiets. Lors de l’assemblée générale du groupe, le soutien des résolutions sur les GES a atteint des records cette année. Le 30 mai, les actionnaires d'ExxonMobil ont voté à 31% en faveur d'une résolution sur la réduction des émissions de GES. Parmi ces actionnaires, qui représentent  121 milliards de dollars d'actions, figuraient des fonds de pension d'État, qui ont obtenu le soutien des cabinets de conseil en vote comme ISS et Glass et Lewis & Co.

 

Véronique Smée
source : www.novethic.fr
print

Notre plateforme

lundi 22 janvier 2007

Face aux diverses attaques du gouvernement contre le secteur social et médico-social tant au niveau des budgets que des outils de travail et des conditions d’exercice, des salariés de différentes structures de Seine Maritime ont décidé de se regrouper et de fonder un collectif : le collectif 76.

Ce collectif fait un certain nombre de constats qui touchent aussi bien les salariés du secteur public que privé :

· Nous travaillons dans un secteur hétérogène et disparate ou les liens entre les salariés appartenant à différentes structures sont peu nombreux. · Nos activités professionnelles deviennent de plus en plus difficiles à mener étant donné le contexte des politiques sociales actuelles privilégiant l’aspect économique au détriment d’un travail de qualité. · Nous avons besoin de concertation et de réflexion afin de confronter nos réalités, de défendre nos pratiques, notre professionnalisme et notre conception du travail social et medico-social. Nous, professionnels appartenant au collectif 76, refusons l’instrumentalisation du travail social subordonnée à la simple logique financière. Nous insistons sur la nécessité de la prise en compte de la réalité sociale et humaine des personnes avec lesquelles nous travaillons. Nous, professionnels du secteur social et médico-social avons des choses à dire sur les orientations à mettre en œuvre afin de répondre au mieux aux problématiques que nous rencontrons sur le terrain. A partir de nos expériences, de nos pratiques professionnelles spécifiques, de notre connaissance des personnes, de leurs réalités et de leurs histoires, nous sommes bien placés pour participer à une réflexion digne de ce nom ayant pour objet la mise en place de réponses adaptées.

Nous exigeons d’avoir une place dans l’élaboration des politiques sociales et de santé. Au lieu de cela, nous sommes confrontés à un manque de respect allant jusqu’à la négation de nos savoirs-faire professionnels.

Nous dénonçons :

La marchandisation du travail social : · Les évaluations de nos actions n’ayant comme seuls critères la rentabilité et la productivité. · Le tout insertion économique, la politique actuelle de " casage à tout prix " . L’action sociale se limite de plus en plus au strict retour à l’emploi. · La mise en concurrence des différents services, qu’ils soient privés ou publics. · La dérive libérale des politiques sociales et son cortège de démantèlements de services qui pourtant ont prouvé le bien-fondé de leur existence. . (L’exemple de la décentralisation des services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.) · La logique de rentabilité obligeant à une course aux subventions. · Les priorités gouvernementales en matière de soins(auquelles les établissements sont soumis pour l’obtention des budgets) et qui le sont au dépend d’autres pathologies. · La politique de vitrine qui implique de "déshabiller Pierre pour habiller Paul" : priorité aux adolescents suicidaires (ça dérange) mais au dépend des centres de soins pour adolecents obèses,boulimiques ou ashmatiques. · Les décisions prises par des politiques, des économistes et non par le corps médical.

Nous dénonçons toute idéologie reposant sur la stigmatisation des personnes et la ségrégation , sur une logique de tri entre " les bons et les mauvais " pauvres, entre les ayants droit " méritants "et " les profiteurs. "·

La mise à l’écart des handicapés, des vieux et "surnuméraires" dictée par la politique de rentabilité à l’ordre du jour dans nos secteurs. · La criminalisation des pauvres, des précaires, des jeunes et des étrangers. · La répression comme solution miracle et la politique d’enfermement " des sauvageons. " · Le rôle des travailleurs sociaux limité au contrôle des populations pauvres et marginalisées. · la politique à cour terme qui fait disparaitre toute notion et possibilité de prévention. Nous dénonçons la dégradation de nos conditions de travail : · Non-remplacement, postes laissés vacants, précarité des contrats de travail, bricolage dans la gestion des actions et des personnels, remise en cause de la RTT, manque de moyens et obligation de travailler dans l’urgence.

Nous refusons toute tentative de revenir sur :

· nos statuts sauf à les améliorer. · nos conventions collectives lorsqu’elles existent. · des conditions de travail permettant un travail de qualité. · le droit à la formation pour tout salarié le désirant et son remplacement pendant ce temps.

Le collectif est un lieu d’échange, de réflexion et d’information :

Nous souhaitons lutter au sein du collectif pour que d’autres valeurs soient mises en avant que celles proposées actuellement par ceux qui nous dirigent qui ont pour conséquences désastreuses l’augmentation de la pauvreté, de la souffrance et des troubles psychiques. Pour cela le collectif doit être · un outil de réflexion, d’information et de propositions destiné à l’ensemble des acteurs du secteur social et médico-social. · Un espace permettant d’échanger, sur nos pratiques, nos conditions de travail, notre "éthique, · Un lieu pour mieux comprendre nos conventions, l’utilisation de nos budgets, et les textes législatifs. La démarche de réflexion qu’il propose et une démarche militante : une réflexion nécessaire pour défendre nos revendications et lutter pour construire des réponses adaptées et réfléchies. Le collectif se veut également un outil d’information destiné aux salariés et aux structures attaquées.

Le collectif est un instrument de lutte, de défense et de mobilisation :

Le collectif veut être un espace qui, saisi par les salariés doit permette de réagir collectivement et énergiquement aux conséquences d’une seule et même politique anti-sociale. Il doit nous permettre d’avoir meilleure lecture de ce qu’est notre secteur aujourd’hui et de ce que nous voulons qu’il soit demain. Il est un instrument de rassemblement, et permet la création d’un rapport de force plus que jamais nécessaire à la défense de nos outils de travail. Membres du collectif nous nous mobilisons : · Pour proposer une alternative à chacune ds mesures et des lois qui entrainent l’exclusion et la ségrégations sociale · Pour que des moyens financiers décents soient accordés par les différentes tutelles afin de pérenniser les actions ayant fait leurs preuves et développer des réponses adaptées aux nouvelles réalités sociales. · Pour le rattachement de toute structure à une convention collective. · Pour que l’Etat stoppe son désengagement actuel et qu’il donne les moyens nécessaires à l’amélioration d’un service public de qualité garant de l’égalité des chances pour tous et partout. D’accord ou pas d’accord, nos directions, nos tutelles, nos financeurs doivent mettre en place la politique intolérable prônée par le libéralisme. Nous, salariés travailleurs sociaux, participons au collectif 76 en tant que salariés et non pas en tant que représentants d’une structure. Nous ne sommes pas solidaires des orientations choisies par nos directions lorsqu’elles adhèrent à cette logique marchande. Nous ne sommes ni les garants de la paix sociale, ni les agents de contrôle des pauvres, ni des pantins exécutants de politiques désastreuses. Nous ne devons pas avoir honte de défendre nos emplois, nos missions, nos statuts, la qualité de nos prestations. C’est en les défendant dès aujourd’hui que nous lutterons contre une politique réactionnaire dont les premières victimes sont évidemment les personnes auprès desquelles nous travaillons. Le collectif 76 ne cherche pas à se substituer aux syndicats, il entend regrouper des salariés syndiqués ou non-syndiqués. Si les idées développées dans ce texte rejoignent vos préoccupations, rejoignez-nous ou écrivez-nous ! Réunion chaque mercredi à 18 h maison des associations rue Dumont D’Urville 76.000 Rouen adresse mail : 76.collectif @la poste.net site internet www.collectif76.ouvaton.org

Colllectif76 des salariés du secteur social et médico-social : Des salariés d’organismes privés et publics travaillant dans les champs de l’insertion sociale, de l’hébergement, de l’insertion professionnelle, de l’A.E.M.O. de la santé, du handicap…

source : http://www.abri.org/antidelation/Notre-plateforme

Le nouveau gouvernement de l’insécurité sociale

Loïc Wacquant



Sécurité et répression sont les ingrédients tristement familiers des discours et des politiques depuis la fin du XXe siècle. Loïc Wacquant, sociologue, s’y attaque dans cet ouvrage en cherchant à comprendre ce qui se cache derrière cette mise en scène de la « sécurité ». Il étudie ainsi « la substitution de l’État providence par un État pénal et policier ».

Sécurité et répression sont les ingrédients tristement familiers des discours et des politiques depuis la fin du XXe siècle. Loïc Wacquant, sociologue, s’y attaque dans cet ouvrage en cherchant à comprendre ce qui se cache derrière cette mise en scène de la « sécurité ». Il étudie ainsi « la substitution de l’État providence par un État pénal et policier », montrant que les prouesses des gouvernants en matière sécuritaire sont à la hauteur de leur impuissance - revendiquée - en matière économique et sociale, dogme néolibéral oblige. L’auteur fait cette analyse au regard de ce qui se passe outre-Atlantique depuis le milieu des années 1970. La criminalisation des pauvres aux États-Unis a en effet été, et continue d’être, la principale réponse étatique à une misère grandissante. Cela se traduit par un secteur pénal hypertrophié : il est le troisième employeur du pays ! L’augmentation de plus de 400 % du nombre de détenus en 25 ans fait que les Américains affichent l’effrayante proportion de 710 détenus pour 100 000 habitants.
L’argumentaire, très bien documenté et chiffré, de Loïc Wacquant pointe par exemple la transformation des « services sociaux en instrument de surveillance et de contrôle ». En France, il est ainsi demandé aux travailleurs sociaux de ficher leurs interlocuteurs. Notre pays ne constitue encore qu’une pâle copie des États-Unis, mais il suit ce « modèle ». En deux ans de gouvernement Raffarin, le nombre de détenus a augmenté de 13 000 pour atteindre 60 000 personnes incarcérées (98 détenus pour 100 000 habitants). Avec tous les problèmes liés à la surpopulation des prisons qui en découlent. De nombreux rapports ont déjà dénoncé les conditions de détentions françaises, en particulier celui du Comité européen de prévention contre la torture qui, en janvier 2004, s’alarmait des « traitements inhumains et dégradants » infligés aux détenus.
Loïc Wacquant s’attache à montrer l’ineptie totale d’un système qui repose d’abord sur des mensonges, en particulier l’idée d’une violence qui serait en augmentation, qui serait anonyme et qui frapperait les plus « faibles ». En vérité, les chiffres de la violence sont en baisse, les actes violents sont généralement commis par des personnes connues de leurs victimes et ils se déroulent plus souvent sur le lieu de travail que dans la rue (13 % contre 3 %)...
Ensuite, bien que le système pénal soit omniprésent dans les discours, il n’est à l’évidence pas adapté à la petite délinquance : moins de 2 % des contentieux conduisent à une peine d’emprisonnement. Enfin, les séjours en prison - avant et/ou après le prononcé d’un jugement - sont une « école de professionnalisation criminelle » et en aucun cas une étape de réinsertion sociale : la récidive concerne plus de 75 % des détenus pour des petits délits.
Cet ouvrage passionnant explique la logique sécuritaire, sans chercher à excuser tel ou tel comportement. Proche de Bourdieu, Loïc Wacquant défend une science sociale qui permet de comprendre pour mieux agir.

M. Reinert, Transrural Initiatives n°278, 8 février 2005.
source : http://www.ruralinfos.org/spip.php?article1522


La Méditerranée est « de plus en plus une mer de cadavres », a déclaré le ministre de l'Intérieur italien, Giuliano Amato, tout en ajoutant que les gouvernements européens devront assumer la responsabilité de ce trafic criminel, s'ils ne sont pas capables de mettre en place des contrôles efficaces sur les côtes d'où partent les immigrants. Giuliano Amato réagissait à un nouveau drame de l'immigration clandestine : un immigrant clandestin, qui se dit Mauritanien, sauvé le 21 août par un bateau de pêche du port sicilien de Mazara del Vallo et transporté en état de choc jusqu'à l'île italienne de Lampedusa, serait le seul survivant d'un groupe de 46 personnes. Selon son récit, les 45 personnes disparues lors du naufrage du bateau qui les transportaient étaient de nationalités mauritanienne, marocaine, ghanéenne et nigériane. Ils se seraient embarqués au port libyen d'Al Zuwara, à l'ouest de la Libye.

Depuis l'entrée en vigueur du traité d'Amsterdam en 1999 qui a permis la libre circulation des personnes dans l'Union européenne, les Etats membres tentent de se doter d'une politique commune de l'immigration mais les politiques  nationales priment encore sur les politiques européennes.

Europol estime à  plus de 500 000 le nombre d'immigrés clandestins qui rejoignent  chaque année l'Union européenne C'est la politique du chacun pour soi. Les pays du nord de l'Europe sont souvent taxés d'indifférence par les pays du sud du continent qui font face à la pression migratoire la plus forte.

La suspension, au milieu de l'été, des patrouilles aériennes et maritimes de Frontex, l'agence européenne de lutte contre l'immigration, en Méditerranée pour des raisons essentiellement budgétaires, agace les Italiens qui voient affluer à nouveau des embarcations de plus en plus nombreuses sur leurs côtes.

Pressée de trouver des solutions, l'Italie a d'ailleurs signé des accords bilatéraux avec la  Libye, mais seule une vraie coopération européenne dans la lutte contre le travail clandestin ainsi qu’un vrai partenariat avec les pays d'origine et de transit des candidats à l'exil peuvent apporter une réponse durable au trafic d'êtres humains.

 source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/092/article_55600.asp

Calendrier

Août 2007
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Texte libre

Recherche

Blog : Photo sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus