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Texte Libre



L’association Sauver Le Darfour SLD poursuit son travail d’action et d’interpellation sur la situation au Darfour.
La seule chance des civils Darfouris de voir un jour la crise réglée réside dans une forte mobilisation citoyenne permettant de mettre les gouvernants face à leurs responsabilités.
A ce titre, Sauver Le Darfour vient de remporter une première victoire.
Notre proposition de Conférence internationale sur le thème du Darfour vient d’être mise en œuvre par le nouveau Ministre des Affaires étrangères Monsieur Bernard Kouchner. Elle s’est tenu à Paris le 25 juin dernier et réuni les ministres des affaires étrangères de différents pays. Cependant, le principal intéressé, à savoir le Soudan, fut absent et nous ne pouvons que déplorer ce refus de participer à la conférence internationale, nouvelle preuve de son manque de volonté quant au règlement de la crise.

Sauver Le Darfour n’abandonne pas son combat pour les civils Darfouris et poursuit sa mission d’information et de mobilisation citoyenne. Ainsi, tout en continuant nos actions pédagogiques en France et en Europe (campagne de communication, conférences, expositions, rédaction d’analyses…) ; grâce à votre soutien, nous avons la capacité d’organiser des projets de plus grosse envergure. N’oubliez pas d’adhérer en envoyant un chèque de 20 euros à Sauver Le Darfour 10 rue st Claude 75003 Paris

Nous vous invitons à organiser des initiatives dans vos villes et pays vous remercions chaleureusement de vos soutiens.
Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la conférence internationale publiée ce jour dans le quotidien Liberation.


Bien amicalement,
Le Président de Sauver Le Darfour, SLD
Mahor Chiche

SLD
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

Liberation 26 juin 2007 :

«Cette conférence est le début d’une diplomatie musclée»
Même imparfaite, la rencontre satisfait l’ONG Sauver le Darfour.

Par Raja Khélifi

La conférence internationale sur le Darfour à Paris représente «une avancée diplomatique», selon l’association Sauver le Darfour (SLD, www.sauverledarfour.org).

«C’est la première fois que l’on réunit autour d’une même table les grandes puissances qui se mobilisent pour le Darfour. Cette conférence est le début d’une diplomatie musclée», explique Mahor Chiche, le président de cette association. A la fin de la rencontre hier, les membres de la communauté internationale ont réaffirmé leur soutien à la force hybride de l’ONU et de l’Union africaine. Pour SLD, «c’est un début», même si l’association fait part de sa déception que «l’absence du gouvernement d’el-Béchir n’a pas encouragé les participants à la réunion à faire pression sur la Chine», alliée primordiale de Khartoum.

Mahor Chiche précise ses attentes : «Trois types de décisions auraient pu ressortir à l’issue de la conférence : tout d’abord faire en sorte que les membres du Conseil de sécurité garantissent à la Chine son approvisionnement en pétrole soudanais après l’éviction de la junte de Khartoum [Pékin achète les deux tiers du brut local, ndlr]; trouver un accord sur de nouvelles sanctions contre le Soudan, tout en renforçant les moyens d’enquête de la Cour pénale internationale ; et prévoir le retour des déplacés dans leur village en assurant leur protection. Mais à l’heure actuelle, la priorité est de mettre en place un agenda de sortie de crise et de continuer l’impulsion diplomatique donnée par cette conférence, car en quatre ans de dialogue, les négociations étaient restées stériles.»

Evoquant les décisions à prendre vis-à-vis du Soudan, le président de Sauver le Darfour insiste : «Le Darfour n’est pas seulement un problème humanitaire, c’est aussi un problème politique. Le régime de Khartoum est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat [en 1989], c’est un régime illégitime qui n’a d’ailleurs jamais tenu sa parole lorsqu’il a pris des décisions. Mais la communauté internationale devra organiser d’autres conférences, avec les belligérants par exemple, afin de trouver des solutions pour le Darfour. La solution diplomatique est la plus efficace pour un conflit comme celui-ci. Rappelez-vous que, en 2004 à Haïti, c’est une conférence internationale qui avait permis de débarrasser les Haïtiens du pouvoir en place.»

Pour Sauver le Darfour, «après quinze résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, leur application doit être primordiale, à commencer par la résolution 1703, qui interdit le survol du Darfour. Cela entraînerait l’arrêt des bombardements contre les civils.
La corruption, un fléau à éradiquer

Remo Gautschi (à gauche), vice-directeur et René Hollenstein, responsable de la gouvernance de la DDC.  

La Direction du développement et le la coopération (DDC) veut lutter contre la corruption, un fléau qui menace le développement. Mardi, elle a présenté sa stratégie.

L'idée est d'aider les pays en développement à réformer leur gouvernance. Mais la DDC veut aussi se prémunir à l'interne. Interview avec René Hollenstein, responsable de sa section Gouvernance.

 Qu'elle se pratique à grande ou à petite échelle, la corruption peut prendre des formes bien différentes. Les orateurs présents à la présentation de la DDC, mardi à Berne, l'ont illustré avec les cas de l'Afghanistan, de la Colombie et de l'Afrique de l'Ouest.

Le phénomène touche tout particulièrement les pays en voie de développement. La coopération suisse veut donc agir concrètement en aidant les Etats à améliorer leur gouvernance pour limiter le taux de corruption.

Qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que c'e

swissinfo: Pourquoi la DDC s'intéresse-t-elle de si près à la corruption?

René Hollenstein: La corruption constitue clairement un frein au développement et un frein très important à la lutte contre la pauvreté, qui est quand même notre priorité en terme de coopération.

Il est difficile de calculer l'étendue de la corruption; cela varie selon les pays. On peut toutefois dire que la DDC est confrontée à la corruption au même titre que les entreprises et les organisations internationales.

swissinfo: Vous avez donc développé une stratégie pour lutter contre ce phénomène. Quelles en sont les grandes lignes?

R.H.: On veut d'abord sensibiliser notre personnel. Sensibiliser, cela veut dire rendre les gens conscients de ce que peuvent être les effets de la corruption.

Il s'agit ensuite d'identifier des actions concrètes qui peuvent être très spécifiques selon les contextes. J'ai moi-même travaillé en Bosnie. Un des problèmes de corruption auquel on était confronté était lié à la structure de l'Etat, avec un passé très lourd où des groupes importants de la société faisaient du trafic d'armes. C'est donc un problème complexe, dont il faut être conscient quand on travaille dans la coopération.

swissinfo: Peut-on dire que, sur le terrain, la DDC lutte par la force de l'exemple, notamment en refusant toute corruption?

R.H.: La DDC doit être un exemple. Dans nos accords de coopération bilatérale, nous avons une clause qui interdit formellement la corruption. Nous avons aussi pris des mesures au niveau de la gestion des projets qui empêchent – ou devraient empêcher – qu'il y ait des cas de corruption. 

swissinfo: Dans le domaine humanitaire, il est parfois impossible d'accéder aux victimes sans «graisser la patte» des responsables. Devez-vous aussi faire face à ce problème?

R.H.: Notre souci est de travailler au plus près de la population civile. S'il n'est pas possible de travailler avec l'Etat, nous nous tournons vers la société civile. Il s'agit donc d'identifier les bons partenaires pour travailler dans des situations d'urgence. C'est également un frein contre la corruption.

Il y a eu des cas où la DDC s'est même retirée de certains pays pour différentes raisons, entre autres pour des raisons de corruption.

swissinfo: Dans certains pays, la corruption est endémique. N'est-ce pas décourageant?

R.H.: J'ai travaillé de longues années en Afrique de l'Ouest. Ce qui est étonnant, c'est que l'on peut très bien travailler, surtout avec la société civile et les municipalités qui sont proches de leurs sociétés et qui subissent un contrôle beaucoup plus important de la société civile que des gouvernements centraux. Il est donc important de situer sa propre action au niveau local.

swissinfo: D'une manière plus large, que peut faire la Suisse contre la corruption.

R.H.: Ce qui est urgent, c'est qu'elle s'implique encore plus pour la restitution de l'argent qui a été placé sur des comptes en Suisse. La Suisse a fait un excellent travail dans ce domaine, mais il faut qu'elle continue ses efforts.

Deuxième point important, la Suisse doit ratifier la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la corruption. 

Interview swissinfo, Olivier Pauchard

MESURES INTERNES

La DDC a mis en place en 2006 un «compliance office» qui permet d'annoncer les cas de corruption interne en toute confidentialité.

Des cours de formations sur la prévention de la corruption ont été mis sur pied, avec un accent sur les mécanismes de contrôle interne et les conflits d'intérêt. 

Une clause anti-corruption contraignante apparaît dans tous les contrats avec les partenaires de la DDC depuis 1998. 

Les collaborateurs sont tenus de respecter un code de conduite.

LA CORRUPTION EN SUISSE AUSSI 

L'organisation Transparency International établit un classement de la corruption dans le monde.

Dans son dernier classement (2006), la Suisse était classée au 7e rang, derrière les pays nordiques, la Nouvelle-Zélande et Singapour.

Toujours selon ce même classement, l'Etat le plus corrompu au monde est Haïti (163e rang). 

La Suisse apparaît comme un pays très peu corrompu, mais elle pourrait encore mieux faire. Les critiques les plus fréquentes concernent le «copinage» régnant à différents niveaux.

FAITS MARQUANTS

  • Selon la Banque mondiale, la corruption représente 1000 milliards de dollars au niveau de la planète.
  • Sur cette somme, 50 à 60 milliards concernent l'aide au développement.


URL de cet article:http://www.swissinfo.org/fre/swissinfo.html?siteSect=105&sid=7502728

 

Global Campaign for Education Logo
30 janvier : Des enfants venus de toute l’Europe et du Sénégal font pression sur le Parlement européen pour les droits à l’éducation pour tous.
 
Des enfants de 11 pays différents (Allemagne, Danemark, Grèce, Espagne, Irlande, Royaume-Uni, France, Argentine, Sénégal, Belgique et Pays-Bas) ont fait le voyage jusqu’à Bruxelles pour exiger une éducation de qualité pour tous les enfants d’ici à 2015, comme l’ont promis les dirigeants mondiaux dans les Objectifs du millénaire pour le développement et les objectifs de l’Education pour tous.
 
Ils se sont rassemblés pour répondre à l’appel que leur a adressé Nelson Mandela l’année dernière : « Si tous les enfants du monde s’unissent, ils seront plus puissants que tous les gouvernements… Les promesses faites aux enfants ne devraient jamais être rompues. »
 
La rencontre, qui s’est déroulée à l’heure du déjeuner au Parlement européen, était organisée par la députée européenne Glenys Kinnock et la Campagne mondiale pour l’éducation. Mme Kinnock, forte de 30 ans d’expérience dans l’enseignement, s’est adressée aux jeunes militants des classes de terminale :
« Les enfants savent parfaitement ce qui est juste et ce qui est injuste… L’éducation représente la meilleure voie pour combattre la pauvreté. Les pays riches doivent dégager des fonds pour honorer leurs engagements. Les gouvernements doivent retrousser leurs manches, tailler leurs crayons, s'asseoir sur les bancs de l'école et faire leurs devoirs pour que tous les enfants puissent bénéficier de l’accès à la scolarité. »
 
Les jeunes gens sont venus à Bruxelles pour cette manifestation, pendant une période très active de l’année parlementaire, afin de mettre l’éducation en bonne place dans l’agenda politique. Les pays européens ont un rôle crucial à jouer pour atteindre l’objectif de scolarisation de tous les enfants du monde. Si certains pays comme la Suède, les Pays-Bas, le Danemark et le Royaume-Uni ont alloué des ressources significatives à l’éducation primaire dans les pays pauvres, d’autres nations européennes riches se sont montrées moins performantes. En 2005, l’UE a promis d’augmenter l’aide aux pays pauvres pour arriver à presque 40 milliards de dollars US par an d’ici à 2010. Il faut qu’en 2007 cette promesse devienne réalité et que leur contribution totale à l'éducation primaire atteigne au moins 8 milliards de dollars US par an.
 
Lieve Fransen (Commission européenne), Owain James et Lucia Fry (Campagne mondiale pour l’éducation) ont soutenu Glenys Kinnock et ont appelé les politiciens à redoubler d’efforts pour permettre à tous les enfants de réussir leurs études.
 
Dans un discours émouvant, Owain James, coordinateur mondial de la Campagne mondiale pour l’éducation, a souligné la nécessité de mettre fin à la crise mondiale de l’éducation de toute urgence :
« 80 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Ce nombre impressionnant représente plus que l’ensemble de tous les enfants de primaire d’Europe et des Etats-Unis…. Quelles sont donc les chances de mettre fin à la pauvreté au Niger, si 83% des femmes ne savent ni lire ni écrire ? »
 
Les jeunes participants, qui avaient déjà fait pression sur leurs responsables politiques locaux et nationaux, ont soumis les parlementaires européens à un feu roulant de questions sur les actions qu’ils comptaient prendre pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école
 
De jeunes militants venus de Grèce ont rencontré des parlementaires du Parti Populaire Européen, M. Ioannis Gklavakis et Mme Marie Panayotopoulos-Cassiotou.
« Je suis heureuse et fière de voir des étudiants grecs s’intéresser à la défense de l’Education pour tous. La Campagne mondiale pour l’éducation nous fait espérer un meilleur avenir pour l’humanité basé sur l’éducation, et nous savons tous que l’éducation est une condition essentielle du progrès. Le but de la campagne est de défendre le droit à l’éducation à l’échelon mondial. »
Marie Panayotopoulos-Cassiotou (parlementaire européenne grecque)
« A cette époque où l'on ne parle que d'argent, de guerre, de violence et de terrorisme, il est particulièrement important qu'un groupe de personnes lutte pour l’éducation des enfants. Nous ne devrions pas oublier que seuls des citoyens éduqués et informés peuvent aider un pays à devenir puissant et respecté. Je souhaite sincèrement que vos efforts aboutissent à un résultat extrêmement positif. »
Ioannis Gklavakis (parlementaire européen grec)
Depuis le Royaume-Uni, Carole Grey a interrogé la parlementaire européenne Fiona Hall sur les actions entreprises par le Parlement européen afin d’aider les enfants les plus défavorisés à accéder à l’éducation. Dans sa réponse, Fiona Hall a souligné le rôle crucial du contrôle de l'utilisation des fonds.
 
« Cette action vient à point nommé pour nous rappeler qu’en 2007, à mi-chemin du but, la route à parcourir reste encore très longue même si des progrès considérables ont été réalisés en vue d’atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement concernant l’éducation de tous les enfants d’ici à 2015 . Il est indispensable que l’aide au développement britannique et européenne reste focalisée en priorité sur l’éducation primaire et ne soit pas détournée vers d’autres canaux, notamment la lutte contre le terrorisme. »
 
De jeunes militants sénégalais ont mis en avant les bénéfices de l’école – en soulignant le fait que l’éducation ‘aide les jeunes à devenir quelqu’un’. Mme Kinnock leur a répondu en leur disant : « Restez à l’école, dites aussi à vos camarades de continuer à étudier et battez-vous pour votre droit à l’éducation ! ».
 
La manifestation s’est conclue par un rassemblement des militants et des politiciens qui ont déclaré leur solidarité et leur soutien à la défense de l'éducation pour tous les enfants. Au cœur politique de l’Europe, les jeunes gens ont ensuite commencé à former la chaîne mondiale pour l'éducation qui va grandir tout au long de l'année 2007 avec l'arrivée de participants à la campagne du monde entier qui, tous ENSEMBLE, vont exiger les droits à l'éducation maintenant : www.campaignforeducation.org/joinupaction
 
NOTES
ENSEMBLE, pour les droits à l’éducation maintenant ! est le slogan de la Campagne mondiale pour l’éducation en 2007. Cette action rassemblera des participants du monde entier qui, tous ensemble, joindront leurs mains pour former des chaînes humaines, solidairement unis côte à côte pour les droits à l’éducation. La chaîne est ouverte à tous ; pour y entrer, il suffit de se connecter au site www.campaignforeducation.org/joinup.
 
La Campagne mondiale pour l’éducation demande à l’Union européenne :
  • De définir des objectifs annuels précis pour augmenter l’aide conformément à l’engagement de l’UE – accroissement de l’APD à 0,56% du PNB d’ici à 2010 et à 0,7% du PNB d’ici à 2015.
  • De remplir son engagement d’allouer 20% de l’APD à la santé et à l’éducation de base, en augmentent l’APD à l’éducation de base qui ne représente actuellement que 1,53% du total.
  • D’attribuer 70% du financement total aux pays à faible revenu et de veiller à ce que l'aide soit distribuée là où elle est le plus nécessaire en s'appuyant sur l'Initiative Fast-Track de l'Education pour tous.
  • De s’engager publiquement à garantir la disponibilité de l’aide au cours des 5-10 prochaines années afin de permettre aux pays de former et d’embaucher des enseignants.
  • D’augmenter les engagements destinés au Fonds catalytique de l’Initiative Fast-Track de l'Education pour tous, afin que le financement anticipé de 1,1 milliard de dollars nécessaire pour les pays éligibles soit totalement assuré d’ici la fin de 2007.
 
La Campagne mondiale pour l’éducation demande à la Commission européenne :
  • De garantir une place prioritaire au soutien à l’éducation de base dans le cadre du 10ème FED.
·         D’utiliser pleinement le modèle de contrat des OMD pour assurer la prévisibilité de l’aide entre aujourd’hui et 2015.

Forum-débat

sur l’instauration d’un ministère dit de « l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement »

 


Après la mise en place d’un ministère dit de « l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement », de nombreuses réactions se sont fait entendre.

Après les déclarations et les pétitions, il faut désormais rassembler les initiatives, trouver des moyens d’action efficaces propres au champ scientifique et résister aux processus d’exclusion qui s’institutionnalisent.

C’est pourquoi un forum sera organisé le 27 juin 2007 de 10h00 à 20h00 dans l’amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

Toutes les organisations, associations, collectifs, groupes et personnes se sentant concernés sont invités à en débattre.

  • Association française des anthropologues  <http://afa.msh-paris.fr/>
  • Les historiens démissionnaires de la Cité nationale d'histoire de l'immigration <http://www.upolin.org/>
  • Réseau scientifique TERRA <http://terra.rezo.net>
  • Réseau thématique 2 « Sociologie des migrations et production de l’altérité » de l’Association française de sociologie
  • Association pour la recherche en anthropologie sociale (APRAS)
  • Société d’ethnologie française


(Communiqués, appels, pétitions, liens et dossiers peuvent être consultés à partir des sites mentionnés)


Appel du réseau TERRA  à ouvrir un chantier national de recherche,
débat et réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations
et les causes de leurs exacerbations périodiques dans l’histoire de l’humanité

Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !

Déjà 2887 signataires... et vous ? et vous ? et vous ?

Signez en ligne : http://terra.rezo.net/article602.html

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)
http://terra.rezo.net/article602.html

Signez ici : http://terra.rezo.net/article602.html


 
 

Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova ainsi que le médecin palestinien Ashraf Ahmad Jouma, sont accusés d’avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi (1.000 km à l’est de Tripoli), dont 56 sont décédés.

La Cour suprême libyenne examine à partir de mercredi l’appel des infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à mort dans une affaire de contamination d’enfants par le sida datant de 1999, mais le sort des six détenus reste tributaire des tractations euro-libyennes.

Selon des sources libyennes proches du dossier, la Cour devrait confirmer de nouveau la peine capitale prononcée en première instance en 2004 puis confirmée fin 2006 contre les six détenus, incarcérés depuis plus de huit ans.

"Immédiatement après le verdict (de la Cour suprême), nous commencerons à travailler sur un paquet (de mesures, ndlr) en vue d’une solution" permettant aux infirmières d’échapper à la peine de mort, prévoit Seif Al-Islam Kadhafi, président de la Fondation Kadhafi pour le développement très impliquée dans les négociations.

"Le premier pas est un compromis avec les familles afin qu’il puisse y avoir un pardon et que la peine de mort ne soit pas exécutée", a ajouté Seif Al-Islam, expliquant qu’en cas d’accord, le "Conseil supérieur des instances judiciaires", la plus haute instance judiciaire en Libye, pourrait commuer la peine de mort en peine de prison.

Ces peines pourraient ensuite être accomplies dans le pays d’origine des condamnés, la Libye et la Bulgarie étant liées par un accord d’extradition, souligne un avocat libyen sous couvert de l’anonymat.

Tripoli qui reconnaît l’existence de négociations pour un règlement de cette affaire, précise toutefois qu’un accord ne pouvait intervenir avant que la justice libyenne ne rende son "verdict final".

"Il est peu probable que la Cour suprême tienne plus de trois audiences avant de prononcer son verdict", selon l’avocat libyen des infirmières, Othmane al-Bizanti qui compte demander l’ajournement du procès lors de la séance de mercredi.

Les condamnés, qui plaident leur innocence, attendent ce procès depuis début mai. La date de l’appel n’a été fixée qu’après la visite en Libye, les 10 et 11 juin, de deux hauts diplomates européens.

La commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner qui était accompagnée du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, avait alors déclaré qu’elle voyait une chance de solution du problème des infirmières et du médecin palestinien.

De sources libyennes, on souligne à Tripoli que l’affaire connaîtra son épilogue cette semaine.

Selon Tripoli, un accord doit passer "impérativement" par un compromis avec les familles des enfants, qui réclament des indemnisations financières.

L’Union européenne qui a maintes fois exprimé son opposition à toute forme de marchandage, a cependant accordé son appui à un Fonds spécial d’aide aux victimes créé en 2005 qui servirait entre autres à la modernisation du Centre d’immunologie de Benghazi et au traitement gratuit des enfants contaminés.

Selon le porte-parole des familles, Idriss Lagha, "les négociations sont encore en cours" mais un accord se heurte à l’absence d’une offre européenne sur le montant des indemnisations.

L’enjeu des négociations ne se limite pas à des exigences financières. L’UE souhaite obtenir de la Libye une meilleure coopération pour lutter contre l’immigration clandestine, tandis que Tripoli demande d’être associée au partenariat euro-méditerranéen où elle n’a qu’un statut d’observateur.

Par Imed LAMLOUM

TRIPOLI (AFP)

 
Mercredi 20 juin 2007 : 4ème marche des parapluies à LYON


A l’occasion de la Journée mondiale du réfugié mardi 20 juin,
Forum réfugiés donne rendez-vous à Lyon

Mercredi 20 juin - 17h00/22h30 : Défilé - Concert

4ème Marche des parapluies
Le parapluie portant le message « Il faut protéger les réfugiés » symbolise la protection qui doit être garantie à tous les réfugiés.
A l’occasion de cette 4ème Marche des parapluies, Forum réfugiés souhaite attirer l’attention sur la menace qui plane sur le droit d’asile en France et en Europe. Dans un contexte où le nombre d’arrivées ne cesse de baisser partout en Europe, la protection des personnes menacées de persécution est mise à mal par un train de mesures au niveau national et européen affaiblissant considérablement l’effectivité de ce droit fondamental (augmentation du nombre de pays d’origine considérés comme « sûrs », réduction du délai de recours…).

Plus d'informations :
-
Dossier de presse (en pdf)
-
Flyer de la Marche (en pdf)
-
Affiche de la marche sur Lyon (en pdf)

Forum réfugiés - 04 78 03 74 45

Vous pourrez trouver le parapluie blanc sur place au prix de 10 euros.

La Marche des parapluies s’organise grâce au concours de nombreuses associations:
Association Française des Etudiants Volontaires, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, Amicale du Nid du Rhône, CHRS Armée du Salut, Association Bleu Nuit, Association Villeurbannaise de Droit au Logement, Bioforce, Collectif des Associations de Développement en Rhône-Alpes, Cimade, Comité Tchétchénie, Comité de Secours Internationaux, Croix Rouge Française, Culture du Coeur, Economie et Humanisme, Entraide Pierre Valdo, Entraide Protestante, Entretemps, Espaces Latinos, Fédération des Centres Sociaux du Rhône, Habitat et Humanisme, Hôtel Social Riboud, La Casa, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme, Ligue des Droits de l’Homme, Mairie du 1er Arrondissement de Lyon, Maison de la Culture Arménienne de Lyon et Vienne, Mouvement Pour une Alternative Non Violente, Pastorale des Migrants, Pause Diabolo, Ruptures, Secours Catholique, Sos Racisme, Triangle Génération Humanitaire, Ville de Lyon.

Mercredi 20 juin 2007 : 1ère marche des parapluies à PARIS

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Réfugiés, le 20 juin prochain à Paris, Forum Réfugiés s’associe à France Terre d’Asile, avec l’appui du HCR pour organiser la première Marche des parapluies. Il s’agit de créer un grand cortège au cœur de la ville sous des milliers de parapluies blancs portant un seul et unique message :
« Il faut protéger les réfugiés ! » Ces parapluies seront portés par les réfugiés, les associations et tous les citoyens intéressés à s’impliquer dans cette noble cause.
Le 20 juin 2007, Forum réfugiés et France Terre d’Asile invitent chacun à se joindre à sa traditionnelle Marche des parapluies pour exprimer son attachement à l’impérieuse nécessité de protéger les réfugiés. Le parapluie portant le message « Il faut protéger les réfugiés » symbolise la protection qui doit être garantie à tous les réfugiés.

Le rassemblement est prévu place sur le Parvis de Notre Dame (Paris 3ème) mercredi 20 juin à 18h00. Le défilé sillonnera les rues au rythme des fanfares et batucadas pour atteindre le Parvis de Beaubourg en passant par la place de l’Hôtel de Ville.
Sur place stands d’information et apéro musical

Mobilisons-nous avec les réfugiés pour que la France sauvegarde un standard élevé de protection. Mobilisons-nous pour que la France ne suive pas la tendance européenne, pour que la France pousse ses partenaires européens à reconsidérer à la hausse le niveau de protection des personnes menacées de persécutions.
La France doit protéger les réfugiés.

Un espace d’information sur l’asile et les réfugiés, sera installé sur le parvis de Beaubourg. Il renseignera le public sur les raisons qui poussent les réfugiés à fuir ou sur les conditions d’accès au droit d’asile…

Partenaires de la 4ème Marche des parapluies:
Association Française des Etudiants Volontaires (AFEV), AFTAM, APSR, APTM, Association Unioniste le Rocheton, ASYL OFPRA/CRR, Cactus Républicain, le CEDRE, Centre d’accueil pour demandeurs d’Asile Bois Colombes, CADA Adoma Vermon, CADA C.A.S.H Nanterre, CADA P.S.T.I Chelles, CADA Valence en Brie, ESP CADA Poitier, Comité d’aide aux Réfugiés, Connaissance Espoir et Savoir, ECRE, GAS, JRS France, LICRA, Parcours d’Exil, SSAE, SOS Racisme, Urgence Darfour et Ville de Paris.

Plus d'informations :
-
Dossier de presse (en pdf)
- Communiqué de presse (pdf)
- Flyer de la Marche(en pdf)
- Affiche de la marche (en pdf)

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