Pour réfléchir à la question de l'universalité des droits humains, je vous propose ces quelques articles.

Transcription de la conférence donnée par Monsieur le Professeur Etienne Le Roy du Laboratoire d'anthropologie Juridique de Paris, Université de Paris I, le 8
novembre 2007 à la Maison fraternelle à Paris.
Cette conférence a été organisée par l’ACAT Paris V en association avec l’ERF Quartier Latin-Port Royal.
L’ACAT Paris V remercie vivement Monsieur le Professeur Étienne Le Roy pour la qualité de son intervention.
Ma réflexion, sur ce sujet délicat, s’organise autour d’une démarche « citoyenne » de chercheur impliqué par (et dans) des problèmes de société et qui pratique
ainsi une anthropologie politique du droit. Aborder la thématique des droits de l’homme, c’est questionner une dimension de nos rapports au pouvoir, en fait un rapport à l’absolu du pouvoir, où
on a bien le sentiment que l’on est en face d’indicibles, d’impensés, voire d’impensables. Et parce qu’il y a ici toujours une tendance à « la dérive mythologique de la rationalité juridique »
(Ost et Lenoble (1)), et que ces représentations sont nimbées de sacralité, elles apparaissent incontestables et elles sont protégées par des interdits dont la transgression sera sanctionnée.
Toutes ces questions sont éminemment anthropologiques.
Lire la suite : http://acatparis5.free.fr/html/modules/news/article.php?storyid=129
http://www.dw-world.de/dw/article/0,2144,2879335,00.html
Le magazine des droits humains, de tous les droits humains: politiques, civils, économiques, sociaux et culturels.
L’indivisibilité des droits humains
par Philippe Texier, Conseiller à la Cour de cassation, membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU.
Transcription de la conférence organisée par l’ACAT Paris V à la Maison fraternelle le 20 janvier 2005.
Pour un être humain qui est plongé dans la plus grande misère, qui doit trouver de quoi se nourrir au jour le jour, le respect de la liberté de la presse, par exemple, au demeurant nécessaire, ne
lui parait pas comme étant un enjeu prioritaire. La pauvreté, a fortiori l’extrême pauvreté, doit être considérée comme la négation de tous les droits. C’est le sens même de cette notion
d’indivisibilité à savoir que les droits civils et politiques sont indissociables des droits économiques et socioculturels (et vice versa).
Lire la suite http://acatparis5.free.fr/html/modules/news/article.php?storyid=51
UN TRIBUNAL INTERNATIONAL POUR EN FINIR AVEC L’IMPUNITÉ
Universalité des droits humains
Lire la suite : http://www.monde-diplomatique.fr/1998/12/CHEMILLIER_GENDREAU/11405
Un cheminement vers l’universalité des Droits de l’Homme : illusion ou éducation possible ?
Jean-Claude Filloux
RESUME — Quelle autonomie une éducation aux droits de l’homme est-elle susceptible de développer chez le sujet, en particulier dans le cadre de l’école ? En
référence aux paradoxes et aux illusions inscrits dans l’éthique même des droits de l’homme, ainsi qu’aux tensions qui apparaissent dans la pratique des “droits fondamentaux”, tant au niveau du
sujet que des rapports sociaux, le texte présente une hypothèse de travail. Si les droits de l’homme impliquent la reconnaissance d’une autonomie du sujet, la nature de cette autonomie ne saurait
concerner que les méthodes, les procédés selon lesquels il parvient à vivre la complexité et les contradictions de ses droits “humains”. On peut introduire alors le concept d’“autonomie
procédurale”, pour désigner quel rapport relie le sujet en définitive à l’éthique même des droits de l’homme, les siens et ceux de l’“autre homme”.
Quelle autonomie une éducation aux droits de l’homme est-elle susceptible de développer chez le sujet, en particulier dans le cadre de l’école ? En référence aux paradoxes et aux illusions
inscrits dans l’éthique même des droits de l’homme, ainsi qu’aux tensions qui apparaissent dans la pratique des “droits fondamentaux”, tant au niveau du sujet que des rapports sociaux, le texte
présente une hypothèse de travail. Si les droits de l’homme impliquent la reconnaissance d’une autonomie du sujet, la nature de cette autonomie ne saurait concerner que les méthodes, les procédés
selon lesquels il parvient à vivre la complexité et les contradictions de ses droits “humains”. On peut introduire alors le concept d’“autonomie procédurale”, pour désigner quel rapport relie le
sujet en définitive à l’éthique même des droits de l’homme, les siens et ceux de l’“autre homme”.
Mots-clés : Droits de l’homme, Education éthique, Autonomie du sujet.
L’Islam, est-il compatible avec les droits de l’homme
Haytham Manna
La naissance et l'élaboration d'une religion monothéiste créent des
liens communs entre le droit divin et le droit positif. En revanche, derrière l'émergence des idées de droits de l’homme, il y a en filigrane le principe de la séparation du droit divin et du
droit humain sans que cette séparation entraîne forcément une contradiction ou un rapport conflictuel. L’histoire de la révolution française et le conflit entre l’église et les figures de la
déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ont sans doute installé un climat de méfiance entre droits humains et droits divins. Mais les
droits humains ne sont pas exclusivement issus de
l’exemple français. Dans la littérature américaine, la question du conflit entre le religieux et le droit positif n’a presque pas droit de cité. Le monde musulman n’a pas pris position contre la
déclaration universelle des droits de l’Homme. Le seul Etat musulman à ne pas voter la DUDH fut l’Arabie Saoudite qui a choisi, comme l’Union soviétique, de s’abstenir. Mais que représente le
wahhabisme pour plus d’un milliard de musulmans ?
En général, le religieux
nous parle de l'éternel, de l'absolu et du sacré ; alors que l'humain évoque la faiblesse, l'inachèvement et la relativité. La plupart des religions établissent le pont nécessaire entre ces
deux dimensions à travers le concept de dépendance humaine à l'égard de la divinité. Celle-ci fait de
l’homme un être mineur, tandis que les premiers défenseurs des droits de l’homme font de l'indépendance de la personne le fondement de leur projet.









































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