Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte libre


 My site was nominated for Best Political Blog!

Global Voices: The World is Talking, Are You Listening?

  textlinks rank-power.com - boost your website!           
   

I heart FeedBurner


http://www.scorpions1.de/topo/


Bookmark and Share


Karima Aicha Kouidri

BlogsPeru.com

Top Blogs France

Malaysian Topsites - Top Web Sites in Malaysia

blogarama - the blog directory

Bitacoras.com

BlogsVip.com - Ranking de Blogs - Los Mejores Blogs

Directorio de Blogs de Venezuela



la blogoteca

 



annuaire

BlogsPeru.com

BlogElites.com

Top Political Sites

cadz.net Super Top Sites

Blogalaxia

Annuaire Best-Fr



Blogs Directory
Irish Bloggers
TopBlogz.Net
Annuaire Top sites
Best Of Malaysia
Malaysia Web Stats
Subscribe with Bloglines
Political Gab - Top Political Sites on the Web

PolitiPoll.net - Political Web Rankings



Blog Directory   
Topsite of topsites!
Blog

Top Tunisie Blogs







  Blog Directory

Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
Référencement


Wikio - Top des blogs

Feed XML offerto da BlogItalia.it

Pagerank actuel de observatoirecitoyen.over-blog.org (service gratuit & rapide)



 



Blog Review

directorio de weblogs. bitadir

TopOfBlogs

Blog Directory

Politics Blogs
Politics Blogs

Politics blogs
Top Blogs
 
Directory of Politics Blogs

British Blogs

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos







blog search directory

FindingBlog - Blog Directory

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos

Politics Blogs - Blog Top Sites

Annuaire marocain

Politics Blogs

blog directory

Blogadr.com - Listed (add your blog to Blogadr.com)

Top Mondial

 Blogroll.net

Blog-Show la vetrina italiana dei blog!

WebLog Directory

 YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

 
Locations of visitors to this page

Texte Libre

quel-prix-pour-ces-diamants

 


affiche du Film Blood Diamond


 
Le film montre de quelle façon le trafic de diamants bruts a financé la guerre civile en Sierra Leone dans les années 1990.
Ces diamants qui financent les conflits sont appelés "diamants de sang" ou encore "diamants de la guerre".

 

 Amnesty International s’engage depuis l’an 2000 contre le commerce de ces diamants et a dénoncé à plusieurs reprises l’exploitation illégale de diamants bruts lors du conflit en Sierra Leone.

C’est pourquoi, Amnesty International soutient ce film qui fait écho à ses préoccupations.

 

 

 

 

L’immigration un enjeu pour toute l’Amérique latine

En sens inverse, moins d’immigration, ce sont moins d’immigrants qui gagnent de l’argent pour l’envoyer à leurs familles, en Amérique Latine.
En 2005, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont reçu 30 milliards de dollars de transferts de leurs émigrés en provenance des seuls États-Unis. Cette somme est plus importante que l’aide publique au développement des Etats-Unis vers cette zone.
Le Mexique en est le premier bénéficiaire avec 20 milliards de dollars à eux seuls en 2005, qui représente la deuxième source de devises étrangères du pays après le pétrole. La question de l’immigration est donc aussi une question économique pour le Mexique.
Les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes sont aussi très dépendants de ces transferts financiers : au Honduras, au Salvador, en République Dominicaine, ils représentent plus de 15% de leur Produit Intérieur Brut.

Source : arte , le dessous des cartes, 14 fev 2007.

L'argent renvoyé par les migrants vers leur pays est de trés loin supérieur à l'aide aux pays en développement.

En France, ce sont prés de 5 millions de migrants qui vivent parmi nous. 8 % de la population française.

Ces migrants participent aussi au développement de leur pays, par l'envoi régulier d'argent à leur famille.

Pourquoi alors, est-il si difficile au gouvernement  français, de reconnaître l'incroyable participation au développement que représentent ces immigrés. Sans parler des pans entiers de l'activité économique qu'ils recouvrent et aussi des secteurs de l'emploi qu'ils sont les seuls aujourd"hui à rendre dynamique ?

Il faudra bien répondre à cette question ,et ce, quel que soit le gouvernement en place.

 

 

 

 

Au Maroc, les droits et la dignité d’hommes et de femmes bafoués au nom de la protection des frontières de l’Europe

Un peu plus d’un an après les tragiques événements de l’automne 2005, les ressortissants subsahariens au Maroc, victimes des politiques sécuritaires menées par l’Union européenne et ses « partenaires », continuent d’être persécutés au seul nom de la protection des frontières extérieures de l’Europe.

Le 23 décembre, les forces de l’ordre marocaines ont mené des rafles d’envergure dans les quartiers populaires de Rabat où vivent bon nombre de migrants. Des dizaines de policiers et agents des forces auxiliaires ont pénétré dans les habitations et arrêté sans distinction les Subsahariens qui s’y trouvaient (y compris des femmes enceintes et des enfants) afin de les transporter à la frontière algérienne dans une zone désertique aux environs d’Oujda. Ces rafles ont concerné au moins 240 personnes.

Le 25 décembre, 40 autres migrants d’Afrique subsaharienne ont été arrêtés à Nador et conduits dans les mêmes conditions à la frontière.

Le 29 décembre, 140 autres personnes, interpellées à Lâayoune étaient en route pour Oujda. Le 31, 43 personnes de ce groupe ont été conduites à la frontière algérienne.

Quinze jours après le début de ces arrestations, environ 200 personnes ont pu revenir à Oujda tandis que les associations et militants sur le terrain dans la région restent sans nouvelles d’une centaine de migrants qui ont été abandonnés à la frontière lors de la vague d’arrestations du 23 décembre ou qui étaient à bord des bus ayant quitté Lâayoune le 29 décembre. D’après les différents témoignages des migrants abandonnés à la frontière, la plupart ont été dépossédés de leurs biens (téléphones portables, argent) et beaucoup ont vu leurs documents d’identité (passeports, attestations HCR) réquisitionnés ou déchirés. Certains d’entres eux ont subi des violences et des femmes ont été victimes de séquestrations et de viols. Beaucoup sont très affaiblis physiquement, une femme d’origine congolaise, enceinte de cinq mois, a perdu son enfant.

Ces opérations ont été présentées par les autorités marocaines, comme entrant dans le cadre des conclusions de la conférence gouvernementale sur les migrations de Rabat du 10 et 11 juillet 2006. Elles se sont pourtant déroulées hors de tout cadre juridique, y compris celui prévu par la loi 02-03, et sans aucun respect ni des textes internationaux signés par le Maroc ni des principes et droits reconnus aux migrants lors de cette même conférence. Elles ne peuvent dès lors avoir pour seul objectif que de montrer la « bonne volonté » du Maroc dans le combat mené par l’Union européenne contre l’immigration dite « clandestine » quand bien même cette lutte se déroulerait sans respect de tous les textes internationaux et nationaux relatifs aux migrations.

En effet, d’après divers témoignages et les observations des militants sur le terrain :

·         Les opérations d’arrestations se sont opérées « au faciès » sans examen de la situation des personnes. Les arrestations et les refoulements à la frontière algérienne ont été effectués de manière collective ce qui est contraire à la Convention sur les droits des travailleurs migrants et leur famille (art 22).

·         Au moins un tiers (plus de 50) des personnes revenues à Oujda sont des réfugiés reconnus par le HCR Rabat ou des demandeurs d’asile dont la demande est en cours d’examen, d’autres étaient en possession de documents de voyage et de visa en règle, des femmes dont au moins trois enceintes et des enfants (actuellement sept enfants dont un handicapé physiquement) ont également subis le même sort. Ces arrestations violent ainsi la Convention de Genève relative au statut des réfugiés qui interdit notamment le refoulement des demandeurs d’asile et des réfugiés (art 33) et la Convention sur la protection des travailleurs migrants et leur famille toutes deux signées par le Maroc, tout comme la loi marocaine qui interdit l’expulsion des femmes enceintes, des enfants, des réfugiés et des demandeurs d’asile (art 26 et 29 de la loi 02/03).

·         D’après les premières observations, les arrestations et les expulsions vers la frontière se sont déroulées en marge de toutes procédures légales (dont la présentation devant un juge) notamment celles prévues par la loi 02-03 (article 23).

·         Ces refoulements que l’on peut qualifier de « clandestins », et en tout cas d’illégaux, se sont en outre déroulés vers la frontière algérienne qui est fermée depuis 1994.

Quinze jours après ces événements, la situation à Oujda, où les températures actuellement sont proches de zéro, est dramatique pour les migrants malgré l’assistance que tentent de leur apporter les militants et associations. Les ressortissants subsahariens concernés avaient pour la plupart un logement à Rabat qu’ils souhaitent pouvoir rejoindre au plus vite mais en sont empêchés, à de rares exceptions près, par les autorités et les compagnies de transport.

Nous dénonçons :

·         Les graves atteintes aux droits humains perpétrées au nom de la protection des frontières extérieures de l’Europe.

·         L’attitude et les pressions de l’Union européenne envers les pays frontaliers de l’Union dans le but de « sous-traiter » le contrôle de ses propres frontières et les conséquences de celles-ci à la fois sur les migrants et sur les pays de transit et d’origine.

·         Le silence du HCR au Maroc, qui n’est visiblement pas en mesure d’assurer la protection effective des demandeurs d’asile et des réfugiés, et qui donc ne fait qu’entretenir l’illusion d’une protection qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir « d’alibi » aux politiques européennes entravant l’accès au territoire européen des demandeurs d’asile.

·         Le non respect par le Maroc des droits les plus élémentaires des migrants et des réfugiés et de ses engagements internationaux en particulier ceux relatifs à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et la Convention sur les droits des travailleurs migrants et leurs familles.

Nous

·         rendons responsables le gouvernement marocain mais aussi les gouvernements de l’Union européenne de toutes les conséquences sur la vie et la santé des migrants de ces expulsions opérées dans des conditions inhumaines sans aucune considération pour les droits de ces personnes,

·         exigeons le retour immédiat de tous les expulsés à leur domicile habituel,

·         demandons au HCR de mettre tous les moyens en oeuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements actuels,

·         appelons les ambassades des ressortissants subsahariennes concernés à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires à la protection des droits de leurs ressortissants

·         demandons au gouvernement marocain le respect des textes internationaux ratifiés par le Maroc et l’arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions européennes en matière migratoire,

·         appelons l’Union européenne à stopper toutes mesures et pressions destinées à transférer le contrôle de ses propres frontières aux pays tiers de l’Union comme le Maroc.

Nous appelons à la solidarité avec les migrants expulsés et avec les associations locales qui tentent malgré leurs faibles moyens de leur venir en aide

Cette lettre ouverte est adressée :

·         à la délégation européenne à Rabat, à la Commission européenne et à la Présidence de l’Union européenne

·         au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au ministre des Affaires étrangères marocains

·         au Conseil consultatif des droits de l’homme

  • à la délégation du HCR à Rabat et au siège du HCR à Genève

5 janvier 2007

 

Signataires :

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), AFVIC (Amis et familles des victimes de l’immigration clandestine), AIDE-développement, ALCS (Association de lutte contre le Sida), AMDH (Association marocaine des droits humains), AMERM (Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations), APDHA (Association pour les droits de l’homme en Andalousie), ARCOM (Association des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), Association des migrants africains en Suède, ATTAC-Maroc, ATMF (Association des travailleurs maghrébins en France), Caritas, Cimade, Collectif des réfugiés, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc, GADEM (Groupe anti-raciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Gisti, Homme et environnement, Migreurop, OMDH (Organisation marocaine des droits de l’homme), Rassemblement des réfugiés ivoiriens au Maroc, Réfugiés sans frontières-Maroc.

size=2 width="25%" noshade color="#aca899" align=center>

Voir aussi

·         Le dossier du réseau Migreurop

 

http://www.gisti.org/doc/actions/2007/maroc/index.html

_______________________________________________
* Gisti-info@rezo.net
* abonnement/desabonnement via le web a
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/gisti-info
* abonnement par mail : ecrire a gisti-info-on@rezo.net
* desabonnement par mail : ecrire a gisti-info-off@rezo.net

 

Cimade, CSE, CSUR, FASTI, GISTI, MRAP, RESF, SM

l’attention de :

·         Mesdames et Messieurs les Présidents des Conseils généraux

·         Monsieur Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement

·         Madame Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité

·         Monsieur Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille

·         Madame Dominique Versini, défenseure des enfants

Irruption de tentes dans le paysage parisien depuis plus d’une année, initiative des Enfants de Don Quichotte, évolution vers un droit au logement opposable, rappel d’un long passé de luttes en faveur des sdf à l’occasion du décès de l’Abbé Pierre. Depuis quelques mois, l’actualité ne cesse de rappeler les droits et les besoins vitaux des sans-domicile.

Dans cette effervescence salutaire, la question spécifique des mineurs étrangers isolés n’émerge guère. Pourtant, les difficultés ne leur sont pas épargnées. Depuis qu’en 1984, l’aide sociale à l’enfance a été décentralisée et se trouve placée sous l’autorité des présidents des Conseils généraux, les mineurs étrangers isolés sont souvent perçus, notamment là où ils se trouvent en nombre, comme un fardeau budgétaire. Et, parce qu’il est plus facile de réaliser des économies sur leur dos que sur celui d’administrés qui pourraient avoir du répondant, on constate un peu partout l’existence de dispositifs quantitativement insuffisants et qualitativement inadaptés, quand ils fonctionnent. Quelles que soient les dépenses en la matière, elles sont très en dessous des besoins.

Pour ne prendre que deux exemples de cette triste réalité, à Calais comme à Paris, des dizaines de mineurs étrangers, surtout afghans, mais aussi notamment irakiens, iraniens ou somaliens, errent en permanence et depuis des années dans les rues sans faire l’objet de la moindre prise en charge publique. Grosso modo, les Aides sociales à l’enfance (ASE) ferment les yeux ou, quand elles sont contraintes de les ouvrir, opposent mille arguments à ce qui est pourtant l’évidence : ces mineurs relèvent de l’obligation de protection de l’enfance en danger. Quant à l’Etat, pourtant chargé par la loi de décentralisation du contrôle de la légalité, il affecte une bienveillante neutralité, se contentant, par l’entremise des directions départementales de l’action sanitaire et sociales (DDASS), d’attribuer, aux moments les plus froids seulement, un peu de menue monnaie pour quelques mises à l’abri temporaires. En blanchissant ainsi la violation de la loi par les Conseils généraux, l’Etat cherche aussi à préserver l’invisibilité du problème qui serait menacée s’il advenait des accidents et, accessoirement, à annihiler les intentions initiales de ceux qui, parmi ces jeunes, auraient sollicité l’asile dans d’autres conditions.

En fait, beaucoup de départements comme Etat éprouvent une angoisse commune de ce qu’ils appellent l’« appel d’air ». Par un réflexe primaire de nantis devant la porte desquels passent des pauvres, les uns et les autres sont convaincus qu’un enfant étranger bien traité n’a d’autre urgence que d’en appeler quantité d’autres, lesquels n’attendraient évidemment que ce signal pour prendre la route. Cette vue de l’esprit conduit en parfaite harmonie l’administration centrale et les élus départementaux à se protéger de ce pur fantasme par l’émission de signaux dissuasifs à l’égard des enfants qui ne sont pas (encore) venus en prenant en otages ceux qui sont déjà là.

Cette maltraitance institutionnelle commence par l’ignorance de ces enfants perdus dans les squares, les jardins et les gares. Tout le monde sait pourtant qu’ils y survivent clochardisés. Les magistrats des parquets s’en moquent. Les forces de police – brigades des mineurs comprises – cherchent souvent à les intimider à l’occasion de contrôles au terme desquels elles les remettent la plupart du temps à la rue. Que , pour une nuit au chaud ou une douche, ces jeunes puissent céder à des offres parfois plus intéressées que charitables n’inquiète personne.

Si, par l’effet d’une démarche individuelle ou associative, interviennent quelques signalements, la médecine est aussitôt appelée à la rescousse. Elle entreprend alors un « examen osseux », dont tous les scientifiques en Europe dénoncent l’imprécision et la non-fiabilité. Qu ’importe : l’immense majorité des mineurs qui le subissent deviennent administrativement majeurs. C’est ainsi que la cécité des institutions spécialisées conjuguée à l’interprétation abusive de l’examen médical réduit à une minuscule minorité le nombre des adolescents étrangers isolés qui bénéficient d’une prise en charge.

A l’égard de cette minorité, la dissuasion prend alors bien souvent la forme de normes éducatives totalement incompatibles avec leur personnalité. Alors qu’ils ont grandi sur les routes et dans l’autonomie, les voilà brutalement contraints à des enfermements et à des règlements plus ou moins stricts, quand il leur faudrait au départ des aides matérielles et une écoute respectueuse de ce qu’ils sont devenus par la force des choses. Beaucoup s’enfuient devant ces contraintes qu’ils ne peuvent ni comprendre ni admettre.

C’est ainsi qu’à Paris ou à Calais – pour ne citer que les situations présentes les plus spectaculaires – des dizaines d’enfants et d’adolescents sont laissés dans le froid et, à longueur d’années, dans une situation de total abandon. Les pouvoirs publics jouent sur du velours : d’une part, l’opinion s’en désintéresse ; d’autre part, ces jeunes, essentiellement issus de pays sans tradition démocratique, ne conçoivent même pas la possibilité d’une contestation de leur délaissement. Ils fuient donc dans une nouvelle errance le mauvais sort qui leur est opposé. Exactement comme l’espèrent Etat et départements.

Nous demandons que cesse cette attitude d’ignorance et de rejet à l’encontre de la plupart des mineurs étrangers isolés présents en France, et que Conseils généraux et Etat prennent immédiatement les mesures qu’imposent à la fois le droit international, la loi nationale et le simple bon sens humanitaire :

·         les ASE, notamment dans les départements les plus concernés, doivent cesser d’ignorer ces jeunes et de refuser leur prise en charge sous prétexte qu’ils n’expliciteraient pas de projets d’installation en France. Quand bien même ils maintiendraient leur volonté de tenter leur chance dans un autre pays pour des raisons personnelles, il est inadmissible de les priver de la protection à laquelle a droit tout mineur en danger. L’idée de s’établir en France implique un accueil, des informations, un accompagnement socio-éducatif adaptés et le temps d’y réfléchir. Il va de soi que la clochardisation à laquelle ils sont actuellement condamnés les entraîne à exclure l’idée de demeurer dans le pays ;

·         l’instrumentalisation déloyale de la médecine par l’interprétation abusive des « examens osseux » aux fins de transformer des mineurs en jeunes majeurs sur des bases scientifiquement fallacieuses doit être abandonnée. La présomption de minorité, régulièrement bafouée, comme s’il était plus à craindre de protéger un jeune majeur que de délaisser un mineur, doit être la règle ;

·         les institutions éducatives doivent s’adapter aux besoins et à la personnalité des mineurs étrangers isolés (ce que permet largement la palette de dispositifs, de modes d’hébergement, de types d’accompagnement social) et non l’inverse.

Le 12 février 2007

 

Signataires :


>> La lettre ouverte au format pdf (110 ko)



http://www.gisti.org/doc/actions/2007/mineurs/

 

 

samedi 10 février 2007.
 
David Soubeiga
David Soubeiga
Il y a nécessité que je précise d’entrée, ma position de témoin. Je n’ai pas suivi les « clandestins » (c’est ainsi que l’on désigne les candidats à l’émigration clandestine), dans leur longue et douloureuse traversée du désert.
Je n’ai pas vécu avec eux dans les forêts aux abords de Mélilia l’enclave espagnole à l’intérieur du Maroc. J’ai néanmoins passé quatre années de mon parcours universitaire à Oujda, une ville marocaine donnant sur l’Algérie. Ce n’est pas un secret, cette ville frontalière est l’un des principaux couloirs de l’émigration clandestine.
En hiver, en été, au printemps et en automne, j’ai vu se succéder sans répit, des vagues de centaines de clandestins de diverses nationalités africaines, soit arrivant « fraîchement » du désert ou soit précédemment refoulés aux frontières algériennes. Il y avait parmi eux, des enfants des filles, des femmes enceintes. Je ne décrirai pas leur état physique pour ne par heurter les âmes sensibles.
J’ai vu certaines de ces filles accoucher dans des conditions écoeurantes, voire sans aucune assistance, et trouver refuge avec leurs nouveaux nés dans l’enceinte de l’église catholique de la ville, auprès d’un vieux Père français, extrêmement humaniste. J’ai visité à l’hôpital de la ville d’autres clandestins qui avaient eu l’occasion d’y soigner les blessures physiques de leurs mésaventures. J’ai participé à l’enterrement de quelques uns de ceux dont les meurtrissures ont été fatales. Oui j’ai côtoyé à ma façon la misère humaine, une partie infime certes mais difficile à contenir.
Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? « Ils vont chercher l’argent en Europe ! », lancerait-on à première vue. Mais quand on a beaucoup écouté les victimes, on se rend compte que les raisons qui les poussent à risquer autant leur vie, donnent à réfléchir autrement, et la détermination qui les anime, vous laisse sans voix.
Naturellement les ressortissants des pays en guerre fuient la mort. L’instinct de survie peut effectivement pousser l’homme à affronter les situations les plus atroces si la préservation de sa vie en dépend. Une des femmes ayant trouvé refuge à l’église après son accouchement était une libérienne qui revoyait encore les images les plus affreuses de sa vie, sa famille entière enfermée dans une case et brûlée vive pendant la guerre.
Il est évident, malheureusement, que ce n’est qu’un cas parmi des milliers voire des millions d’autres quand on sait que de la Somalie en Côte d’Ivoire en passant par le Soudan, le Tchad, la R.D.Congo, la Centrafrique etc, l’Afrique est minée par des guerres meurtrières, et fuir devient pour de nombreuses populations livrées à elles-mêmes, l’unique moyen offrant encore une probabilité de survie.
Mais ce qui semble pour le moins ahurissant, c’est d’entendre ceux venant des pays relativement pacifiques et stables comme le Mali, le Sénégal... attester que partir était pour eux aussi, le seul et l’unique moyen d’échapper à la mort ! L’Afrique serait-elle devenue cet ogre ou ce montre qui dévore ses enfants dès qu’il les a accouchés ? Ce ne sont certainement pas des condamnés à la peine capitale, évadés de prisons et fuyant leur sentence. Ce n’est donc pas la mort physique qu’ils fuient, mais la tragédie à laquelle ils tentent d’échapper est loin d’être moins douloureuse.
En effet : l’Afrique les tue parce qu’il n’y ont trouvé aucune possibilité de faire valoir leurs talents et de vivre de leurs compétences ; l’Afrique les ronge parce toutes les portes d’espoir se sont fermées devant eux ; l’Afrique les torture parce qu’ils voient une toute petite partie de la population s’accaparer de tout, en ne leur laissant que la poussière et le soleil cuisant ! l’Afrique les étrangle parce que la misère est le seul héritage qu’ils pourront léguer à leur progéniture.
L’Afrique pour eux c’est l’enfer sur terre parce que chaque jour qui se lève accroît leur désespoir et les conduit à une mort certaine, lente, et atroce, car aucune perspective d’une vie digne ne leur est permise, pas même dans l’avenir le plus lointain. Je revoie encore ce ressortissant d’un pays côtier exprimant ainsi sa profonde indignation : « vous dites que chez-moi il y a la mer, il y a la mer,... pensez-vous que je vais balayer la mer pour gagner de quoi vivre !? »
Il faut donc fuir pour survivre, et presque tous n’ont qu’une direction et un sens unique : l’Europe. Oui, quand la misère et les affres des guerres rongent jusqu’au os, les images paradisiaques du Vieux Monde que font miroiter les médias à tord ou raison deviennent sacrées. Et conformément à l’entendement du philosophe et ancien ministre français Luc FERRY, « le sacré, c’est ce pour quoi ou (celui pour qui) l’on est prêt à sacrifier sa vie ».
L’espoir d’une vie digne que représente l’Europe est infiniment sacré à leurs yeux et mérite donc tous les sacrifices suprêmes. « Tout ce que je veux, c’est regagner Agadir, m’embarquer pour les Iles Canaris, entrer en Europe ou mourir ! ». Ainsi martelait sa détermination, même devant les caméras, un rescapé d’un naufrage d’une embarcation de clandestins dans l’Océan Atlantique. Et si la Bible enseigne qu’il vaut mieux entrer borgne ou estropié au Paradis que d’aller en enfer avec ses deux yeux ou ses deux pieds, pour lui la messe est dite : il vaut mieux entrer même mort dans le paradis Européen que de rester vivant dans l’enfer de l’Afrique !
Face à cette détermination aveugle, les drames quasi quotidiens de l’émigration clandestine passent ainsi pour une égratignure qui ne peut altérer la conviction des candidats. D’ailleurs vous poserez la question à certains : « N’avez-vous pas peur de mourir ? » Ils vous répondront : « Nous étions cinquante quand nous entamions la traversée du désert (du Sahara) à pieds, nous sommes vingt à arriver au Maroc (ou en Algérie), on a vu des frères mourir de soif, on les a enterrés sous le sable du désert. Nous avons déjà affronté la mort, c’est plutôt elle qui peur de nous maintenant ! »
Si donc le risque d’y laisser sa peau ne les ébranle pas, ce ne sera certainement pas la politique d’immigration choisie du ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui pourra renverser la vapeur. D’ailleurs on sait qu’il ne viendra jamais se placer au milieu du Sahara pour choisir celui qui traversera ou ne traversera pas le désert qui s’étend de la Mauritanie au Soudan. Il ne sillonnera pas non plus le long des côtes africaines pour décider de celui qui embarquera ou qui n’embarquera pas pour les Iles Canaris ou la Sicile. Cette Loi du ministre français est peut-être une solution pour la France et non celle de l’émigration clandestine. Par conséquent, ce drame africain du XXIème siècle reste entier.
Où se situent les responsabilités ? Comment arrêter cette « hémorragie » douloureuse ? Durant toute l’histoire contemporaine du continent noir, les Africains ont pris l’habitude, à tord ou à raison, de faire porter à d’autres, les responsabilités de leurs maux. On a imputé le sous-développement à l’esclavage et à la colonisation qui ont occasionné le pillage des ressources humaines et naturelles ; on a attribué beaucoup de difficultés économiques et sociales actuelles du continent à la pandémie du VIH/Sida, qui décime les forces vives. Sur qui jeter la responsabilité de l’émigration clandestine ?
Une chose est certaine : si l’Afrique berceau de l’Humanité était aussi le berceau de la paix et si l’espoir d’une vie digne y était permis à tous sans exception, alors aucun de ses enfants n’irait s’épuiser dans le sable brûlant du désert ou se noyer dans des embarcations de fortune pour l’Europe ou encore se déchirer sur les barbelés qui clôturent l’enclave espagnole de Mélilia. Et pourtant l’Afrique a tous les moyens d’être un eldorado et certaines études économiques sont formelles à ce sujet. Elles montrent en effet que si toutes les surfaces cultivables, très fertiles, de la R. D. Congo, un pays qui s’étend sur plus de 2 millions de Km2, étaient exploitées avec les moyens matériels agricoles nécessaires, alors les rendements à l’hectare seraient tels que les récoltes obtenues pourraient nourrir la quasi-totalité de la population africaine !
Dieu seul sait si à l’heure actuelle, les Congolais eux seuls, mangent tous à leur faim. Elles vérifient aussi que si l’on rapatrie seulement la moitié de tous les avoirs à l’extérieur des Africains, (lesquels avoirs proviennent souvent des détournements ou d’autres sources obscures et vont gonfler les coffres forts des banques européennes et américaines), et s’ils se transformaient en investissements productifs sur le continent, alors l’Afrique gagnerait 25 années de développement dans un intervalle de 12 mois !
En attendant, nous nous enlisons, d’Est en Ouest, dans des conflits fratricides et nous organisons nous-même le pillage de nos ressources de telle sorte que les atrocités des guerres et la misère poussent de nombreuses populations à une émigration clandestine qui s’apparente à une marche suicidaire du désespoir au bûcher !
De surcroît, et comme pour montrer que la prise de conscience de ceux qui ont en leurs mains le destin des peuples, n’est pas pour demain, nous manquons aux grands rendez-vous pour une vraie union et une réelle intégration africaine, à la grande déception du Président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Omar Konaré, qui s’apprêterait à jeter l’éponge. Serions-nous alors nous-même nos propres bourreaux ? Faut-il donner définitivement raison à Alpha Blondy quand il chante que « les ennemis de l’Afrique ce sont les Africains ? » Non, mais à la seule condition de se réveiller immédiatement et prendre le taureau par les cornes dès maintenant.

David SOUBEIGA,
Etudiant en Cycle du DESS Finance - Banque
Université Mohamed -V-Faculté de Droit



 
_________________________________________________

Source TERRA :
-------- Message d'origine --------

Sujet: [Migreurop] Le drame africain de l’émigration clandestine ou la marche du désespoir : paroles d’un témoin
Date: Sat, 10 Feb 2007 13:14:57 +0100 (CET)
De: Paulin Kuanzambi <paulinkuanzambi@yahoo.fr>
Répondre-A: migreurop@rezo.net
A: manifeste conference <manifeste-euroafricain@rezo.net>
CC: Migroeurop liste <migreurop@rezo.net>

Calendrier

Février 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        
<< < > >>

Texte libre

Recherche

Blog : Weblogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus