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BERNARDOT, Camps d’étrangers
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Marc BERNARDOT, Camps d’étrangers . Editions Du Croquant,
Collection TERRA, mars 2008, 223 p. |
L’auteur : Marc Bernardot est professeur de sociologie à l’université du Havre. Spécialiste de sociologie historique de l’État, des migrations et du racisme, il a étudié les foyers de travailleurs et les camps d’étrangers. Il s’intéresse maintenant aux établissements humains précaires. Site Web : M. Bernardot
Pour inviter l’auteur à présenter cet ouvrage en conférences publiques, rencontres en librairie ou autres formes de présentation : Email : cyberns@wanadoo.fr - Adresse postale : U.F.R. Lettres et sciences humaines, Université du Havre, 25, rue Philippe Lebon, 76086 Le Havre.
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Pour commander l’ouvrage : 1) Dès maintenant, auprès de l’éditeur, en retournant le bon de commande (fichier Word, 21 Ko) : BON DE COMMANDE 2) En ligne à partir du 16 mars 2008 à cette adresse : COMMANDE EN LIGNE 3) Disponible, à partir du 16 mars 2008 chez tous les bons libraires |
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PRESENTATION :
Quel est le point commun au xxe siècle entre les tirailleurs et les travailleurs indigènes, les réfugiés et les rapatriés coloniaux, les minorités discriminées, les insoumis et les rebelles indépendantistes, les migrants illégalisés et les demandeurs d’asile déboutés ? Le fait d’avoir été, à un moment ou un autre de leur parcours en métropole, placés de force et confinés dans des camps, des cantonnements, des dépôts, des centres, des casernements, des logements contraints, dans toutes sortes de lieux isolés, inaccessibles et insalubres.
L’auteur propose une sociologie historique des camps d’étrangers en France depuis la Première Guerre mondiale. À partir de différentes enquêtes et sources d’archives il s’agit de mettre en perspective la manière dont les pouvoirs publics, et principalement la police nationale, ont mis en place et géré des lieux d’internement administratif des étrangers. Cet ouvrage questionne tout d’abord le terme de camp, objet difficile et source de polémiques entre analyses scientifiques, dénégations politiques et usages militants, mais qui décrit une réalité multiforme : celle d’un placement forcé et d’un déni de droits dans un espace clos, de circuits de déplacement surveillés et réservés, de la mise au travail forcé ou de l’interdiction de travailler, d’une limitation drastique des contacts avec le reste de la population. Il examine ensuite la technique de la mise en camp et les formes variées que prennent les camps d’étrangers selon les contextes et les objectifs des pouvoirs publics, la lutte contre un ennemi de l’intérieur, l’accueil « humanitaire » provisoire, l’épuration politique, l’expulsion de l’étranger. Il s’intéresse enfin à ces populations mises au secret de migrants forcés, de déplacés des colonies, de réfugiés européens ou de parias nationaux, des indigènes africains ou indochinois, des exilés arméniens, sarrois, espagnols, des suspects alsaciens, tsiganes, algériens, des migrants indésirables et d’autres bouches inutiles ayant fait l’amère expérience de cette étrange sollicitude de l’État démocratique pour ceux qu’il perçoit comme étrangers.
TABLE DES MATIERES :
Introduction
Présences des camps, absences de la sociologie
Qu’est-ce qu’un « camp d’étrangers » ?
Annonce du plan de l’ouvrage
Première partie
Sociohistoire d’un mot
Chapitre 2. Corpus, périodisation et comparaison
Les rencontres avec les camps dans les archives
Les problèmes méthodologiques des milieux fermés
Constitution du corpus et périodisation
Extension du corpus
Étudier les camps comme des villages
L’hypothèse d’un double continuum sociohistorique
du logement contraint
Chapitre 3. Qu’est-ce qu’un camp d’étrangers ?
Une fusion des traditions de surveillance et de mise à l’écart
L’internement, procédure régalienne de privation de liberté
Différences avec la prison et la prison politique
Les parallèles et les passerelles entre prison et internement
Intégration du système pénitentiaire dans la politique
de reflux des étrangers
Intégration des dispositifs d’internement
dans l’arsenal des politiques migratoires
Institutionnalisation des pratiques extralégales
et remise en cause du droit d’asile
Le camp d’étrangers : une institution d’enfermement latente, exceptionnelle, empirique et totale
Deuxième partie
Sociohistoire d’une technique
Chapitre 4. Immigration coloniale et internement
Logement social et histoire coloniale
La prise en charge des célibataires coloniaux en métropole
L’intérêt du ministère de l’Intérieur
pour le logement des Algériens
Les trois axes des politiques d’immigration :
contrôle, sélection et protection des indigènes
Internement et sûreté de l’État
Pouvoirs spéciaux et nouveaux moyens policiers
Chapitre 5. Des traditions nationales de l’internement
Cumulativité et rationalisation des pratiques internementales
Réactualisations des politiques de confinement des étrangers
Traditions nationales d’internement des étrangers
Le centre d’accueil et d’hébergement d’urgence de Sangatte :
un camp d’étrangers ?
Une prise en charge humanitaire
Sangatte : un camp médiatique
Chapitre 6. Formes et rapport à l’espace des camps d’étrangers
Les camps répressifs :
une gestion « disciplinaire » des étrangers ?
Camps de secours et camps de protection
L’intervention des organisations humanitaires
Une discipline martiale
Une clôture statutaire sociale et policière
Camps de relocation et sédentarisation forcée
Empêcher l’installation des étrangers : les camps de transit
Troisième partie
Sociohistoire des populations
Chapitre 7. Lieux, frontières et circulations dans les camps d’étrangers
Les camps du présent et les camps du passé
Des espaces palimpsestes
Des espaces délaissés et non équipés
Prolifération des frontières
Séparation et homologie entre quartiers des internés et direction du camp
Extension et recomposition de l’espace du camp
L’influence du camp sur son environnement
Des circulations intenses, des internés condamnés à l’errance
Chapitre 8. L’état des sans-État. Réfugiés et coloniaux en métropole
Réfugiés et familles dans les camps d’étrangers
L’entrée dans les camps
Les effets de la mise à l’écart sans fin
Réappropriation de l’espace du camp
L’espace-camp. L’habitat du colonial en métropole
Le contingentement des coloniaux
les travailleurs coloniaux ne laissent pas de traces
Une ville ouvrière invisible
Mobilité et flexibilité dans et par les camps
Des territoires de friches industrielles
Chapitre 9. Identifications, assignations et résistances
Le domaine de l’indésirable
La zone grise des bouches inutiles
Une institution de pénurie
Un discours hygiéniste
et une assistance médicale rudimentaire
Les camps :des espaces politiques et de mobilisations des internés
Le cas du Larzac
La subversion des clivages
Variété des figures de l’interné et transitivité des catégories
Conclusion
Des camps discrets ?
Dispersion et prolifération des camps d’étrangers
Un nouveau continuum de sécurité
Banalisation du camp comme espace normal du réfugié
Miniaturisation et plasticité
Vers le Grand éloignement
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La France doit œuvrer pour que le code de conduite européen sur les exportations d’armes devienne contraignant
Dans une résolution adoptée le 13 mars 2008, le parlement européen a une nouvelle fois réclamé que le code de conduite européen sur les exportations des armes devienne juridiquement
contraignant. Cette résolution fustige ainsi les pays européens, comme la France, qui s’opposent depuis plusieurs années à une telle idée.
Les ONG françaises de la plate-forme Contrôlez les armes* se réjouissent de cette résolution, qui rejoint l’une des revendications formulées dans le cadre de leur nouvelle campagne
d’interpellation de Nicolas Sarkozy intitulée « 2008
: le contrôle des armes à portée de main».
Le code de conduite définit huit critères que les Etats européens doivent prendre en compte pour refuser ou autoriser une demande d’exportation d’armes. Ces critères constituent une avancée
significative car ils intègrent le respect de la «Règle d’or» – respect des droits humains, du droit international humanitaire et du développement durable – dans la pratique du commerce des
armes, comme le demandent les ONG de la plate-forme Contrôlez les armes.
Cependant, l’approche volontaire sur laquelle repose ce code de conduite ne favorise pas toujours son respect et sa mise en œuvre.
Alors que les négociations pour un traité international sur le commerce des armes (TCA) sont activement soutenues par plusieurs Etats, dont la France, il apparaît paradoxal et dangereux qu’elle
s’oppose à une mesure qui favoriserait un meilleur contrôle des exportations d’armes et activerait l’adoption du TCA.
La France a le devoir de peser positivement sur ces négociations, notamment lors de la présidence française de l’Union européenne qui démarre le 1er juillet prochain. Elle doit tout faire pour
que le code de conduite devienne juridiquement contraignant en 2008.
http://fra.controlarms.org/pages/index-fra
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Chine.Répression contre les militants et les minorités en Chine
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Les autorités chinoises ont mené des opérations inquiétantes contre des militants et des membres de minorités la semaine passée. Mardi, des témoins ont indiqué avoir vu la police chinoise utiliser des gaz lacrymogènes et des aiguillons électriques pour disperser 500 manifestants à Lhassa, la capitale du Tibet.
Ces derniers demandaient la libération de moines placés en détention après des manifestations, la veille.
Il semble que 11 manifestants, dont neuf moines, aient été violemment frappés et arrêtés lundi devant la cathédrale de Tsuklakhang, dans le centre de Lhassa. Ils manifestaient pour commémorer le 49e anniversaire de la fuite du Tibet du dalaï-lama après le soulèvement manqué contre le pouvoir chinois. Une cinquantaine de moines ont également été arrêtés dans toute la capitale.
Auparavant, les autorités s’en étaient pris à la population ouïghoure de la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Elles ont affirmé dimanche avoir déjoué un complot « terroriste » visant les Jeux olympiques, qu’elles ont attribué à des séparatistes ouïghours présumés.
Cette annonce est liée à une opération qui avait été lancée en janvier contre un « gang terroriste » dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang. Selon les sources officielles, la police avait alors tué deux membres du groupe et en avait arrêté 15 autres.
Les autorités n’ont fourni aucune preuve concrète pour étayer leurs affirmations et on ignore pourquoi elles ont attendu trois mois avant de révéler le projet présumé d’attentat contre les JO. Cette version contredit également les déclarations initiales des autorités, qui avaient indiqué que le « gang terroriste » du Xinjiang avait eu l’intention de passer à l’action le 5 février, date anniversaire du massacre de Gulja, au cours duquel les autorités chinoises avaient brutalement réprimé des manifestations pacifiques en 1997, provoquant ainsi la mort de plusieurs centaines de personnes.
Dimanche, elles ont également affirmé avoir déjoué un complot visant à faire s’écraser un avion chinois qui reliait Urumqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, à Pékin.
Toutes ces allégations ont été formulées quelques jours seulement après qu’Amnesty International eut alerté l’opinion au sujet de la répression dont font l’objet les avocats et les militants des droits humains à Pékin, du fait de l’organisation des prochains Jeux olympiques en Chine. Les références des autorités chinoises au « terrorisme » et à des menaces contre la sécurité de l’État, en particulier dans le cadre des préparatifs des JO, sont considérées comme des prétextes servant à justifier une répression de grande ampleur non seulement contre les minorités ethniques qui critiquent le pouvoir chinois, mais aussi contre les défenseurs des droits humains.
« L’intensification de la censure ainsi que les agressions et les enlèvements perpétrés par des membres présumés des services de sécurité à l’encontre de militants pacifiques à Pékin enlèvent toute valeur aux engagements officiels promettant une amélioration de la situation des droits humains à l’approche des Jeux olympiques », a déclaré vendredi Tim Parritt, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.
Amnesty International a révélé que Teng Biao, avocat, universitaire et militant des droits humains, avait disparu jeudi 6 mars vers 20 h 30, juste après son arrivée à son domicile ; selon des témoins, il avait été poussé de force dans une voiture. Il a ensuite été libéré, mais il a apparemment reçu l’avertissement de ne pas parler de son enlèvement à des journalistes étrangers.
Dans une autre affaire, une voiture de police a percuté le véhicule d’un avocat spécialisé dans les droits humains, Li Heping, qui conduisait son fils à l’école à Pékin dans la matinée du vendredi 7 mars. Ces derniers ont été choqués, mais ne souffriraient d’aucune blessure grave. Le véhicule de police les suivait depuis leur départ de leur domicile et a, semble-t-il, accéléré avant l’accident.
Li Heping a reconnu les occupants de la voiture, trois policiers de son district. Il affirme que le conducteur l’a ignoré quand il l’a interpellé au sujet de l’accident, et que la police de la circulation a refusé de s’occuper de l’affaire quand il a signalé les faits plus tard dans la journée.
En septembre 2007, Li Heping avait été enlevé par des hommes non identifiés, frappé avec des matraques électriques et menacé d’agressions ultérieures s’il ne quittait pas Pékin.
« L’intensification du harcèlement contre ces deux avocats défenseurs des droits humains montre bien que l’étau se resserre autour des militants de Pékin à l’approche des Jeux olympiques », a déclaré Tim Parritt. Les autorités doivent mener une enquête approfondie et impartiale sur l’enlèvement de Teng Biao et l’accident de Li Heping.
JO Pékin 2008 : quelle médaille pour les droits
humains ?Des promesses non tenues et des violations persistantes :
- Peine de mort
- Détention arbitraire dont « rééducation par le travail »
- Entraves à la liberté des médias et répression sur Internet
- Harcèlement des défenseurs des droits humains
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SOMMAIRE de nos actions portant sur la CHINE |
La Chine et le mouvement olympique ont une responsabilité commune
Le Comité International Olympique a la responsabilité de veiller à l’influence positive des Jeux sur les villes et les pays hôtes.
Amnesty International l’appelle donc à assumer cette responsabilité et l’exhorte, ainsi que l’ensemble du mouvement olympique, en solidarité avec les membres d'Amnesty International dans le
monde entier et les militants chinois des droits humains, à faire pression sur le gouvernement chinois pour qu’il mette en œuvre des réformes d’ici les JO de 2008.
Des Jeux caractérisés par de graves atteintes aux droits humains bafoueraient les principes fondamentaux de la Charte olympique.
La Chine s’est engagée à améliorer la situation de ces droits.
Le monde entier attend de la Chine, en tant que pays hôte des Jeux olympiques, qu’elle tienne ses promesses en mettant en œuvre des réformes positives, concrètes et durables en matière de
droits humains ; c’est une occasion unique et c’est la seule façon de laisser une image positive de ces jeux.
Le respect, la protection et la réalisation des droits humains en Chine pourraient figurer parmi les effets positifs des Jeux olympiques.
Dans le cas contraire, les Jeux de 2008 laisseront un mauvais souvenir, et la Chine conservera l’image d’un pays répressif à l’égard de sa population.
Ce pays doit donc faire un choix, dont il partagera la responsabilité avec le mouvement olympique.
Pour donner plus de force à
son action, Amnesty International s’est également engagée avec d’autres associations dans le cadre du «Collectif Chine JO 2008».
Ce Collectif a pour but de rappeler aux autorités chinoises qu’en accueillant les JO, elles se sont engagées à améliorer la situation des droits humains.
Le Collectif présente «Huit revendications pour
Pékin», pour que les valeurs de l’Olympisme ne se résument pas uniquement à des Jeux mais à une réelle garantie du respect des droits humains !
Voir le diaporama de notre action du 3 juin à ParisAction des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT),
Agir pour les droits de l’Homme (ADH),
Amnesty International (AI – France),
Comité de soutien au peuple tibétain (CSPT),
Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM),
Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Ligue des Droits de l’Homme (LDH),
Reporters Sans Frontières (RSF),
Solidarité Chine
Pour plus d’informations à ce sujet, retrouvez-nous aussi sur notre blog : http://pekin2008.rsfblog.org/
Les médias se mobilisent-ils assez pour le Darfour ?
Conference 1er mars 2007 de Sauver Le Darfour
Vidéo de Aymeric Duvoisin secretaire général de SLD
Montage vidéo qui explique la situation actuelle au Darfour
Vivre dans l'ombre d'un conflit
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