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Jeudi 22 février 2007

Interpellation aux candidates et aux candidats à l’élection présidentielle de 2007

Extrait : " La solidarité est un atout, pas un coût"

Nous croyons en effet que de la réponse à ces questions dépend le redécollage de la France. La solidarité en est une condition essentielle. L’investissement dans le capital humain, dans la protection sociale, dans des emplois de qualité ne constitue pas une dépense superflue. Il s’agit au contraire d’accroître notre efficacité collective pour sortir la France par le haut. Face à une économie de plus en plus flexible et globalisée, la comparaison internationale nous montre qu’il existe des marges d’autonomie pour les réformateurs sociaux en faveur d’une intégration plus solidaire.

La campagne pour l’élection présidentielle doit être un moment privilégié pour en débattre. Nous demandons par conséquent aux candidates et aux candidats de ne pas esquiver ces questions.

La solidarité, parlons-en."...

Pour lire la suite et signer la pétition :

http://parlonssolidarite.com/

 

par Aicha Karima Kouidri publié dans : solidarite
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Lundi 19 février 2007

 

Le documentaire mettra l'accent sur les dures conditions de travail et de logement des illégaux en France.

clandestins chinois

DES CHINOIS qui pour se nourrir ramassent des légumes oubliés par les primeurs à la fin du marché de Belleville à Paris... L'image choc devrait faire partie d'un film d'une quarantaine de minutes qui pourrait être diffusé à partir du mois d'avril par plusieurs chaînes provinciales chinoises pour décourager l'émigration clandestine vers la France.

Ce documentaire a été réalisé par le Bureau international du travail (BIT) de Genève dans le cadre d'une campagne de lutte contre le travail forcé, financée par les Nations unies et l'Union européenne. Pékin s'est montré intéressé par le projet du BIT et serait favorable à la campagne d'information. L'objectif est d'alerter les Chinois sur le miroir aux alouettes que leur présentent les réseaux mafieux et autres filières d'immigration clandestine.

Pour 15 000 à 20 000 euros, de vraies fausses agences de voyages organisent des départs pour la France, incluant faux papiers, transit par l'Afrique ou encore inscriptions dans une université. À l'arrivée, les « touristes » se retrouvent dans les ateliers clandestins de textile ou de plats cuisinés du centre de Paris ou de la région parisienne, logés par leur employeur. Et travaillent, réduits à l'esclavage généralement pendant quatre ou cinq ans, avant de pouvoir recouvrer leur liberté.

En août 2006, au moment de l'opération de régularisation des familles de sans-papiers avec des enfants scolarisés en France, à Paris, plus du tiers des étrangers qui ont reçu un titre de séjour étaient de nationalité chinoise. Entre le 14 juin et le 15 août, ils sont près de 3 600 à s'être précipités aux guichets des préfectures d'Ile-de-France à la grande surprise des Parisiens et même des pouvoirs publics.

Un sujet sensible

Avec une estimation de quelque 50 000 irréguliers chinois sur son territoire, la France serait l'une des premières destinations européennes pour les filières. « C'est pour cette raison que nous avons choisi de commencer la sensibilisation par la question des Chinois en France », explique Roger Plant, chef du programme d'action spéciale contre le travail forcé au BIT. « Ensuite, nous organiserons des opérations du même type en Grande-Bretagne ou encore en Italie », poursuit-il.

Hier à Genève, au siège du BIT, on restait prudent et discret sur le programme arguant qu'il n'est pas finalisé, que les discussions avec les autorités chinoises sont encore en cours et qu'il s'agit uniquement d'immigration clandestine.

Le sujet est en effet sensible. Les Chinois qui visitent la France ne sont pas tous des clandestins. En 2006, un million ont séjourné à Paris pour le business ou les loisirs. Selon une étude réalisée en 2005 par le cabinet de consultants AC Nielsen, ils dépensent en moyenne 1 500 euros dans les boutiques au cours de leur voyage en Europe... plus que les Japonais, pourtant réputés pour leurs achats. La Chine, pays qui enregistre une croissance à deux chiffres, devrait envoyer près de 60 millions de touristes en l'Europe dans les dix ans à venir. La concurrence fait rage entre les principales destinations que sont Paris, Londres et Rome pour les attirer. À Roissy, dans les bureaux de la police aux frontières, certains fonctionnaires qui avaient confondu clandestins et touristes se souviennent encore s'être fait taper sur les doigts.

www.chine-informations.com

Source : Le Figa

par Aicha Karima Kouidri publié dans : Société
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Vendredi 16 février 2007

quel-prix-pour-ces-diamants

 


affiche du Film Blood Diamond


 
Le film montre de quelle façon le trafic de diamants bruts a financé la guerre civile en Sierra Leone dans les années 1990.
Ces diamants qui financent les conflits sont appelés "diamants de sang" ou encore "diamants de la guerre".

 

 Amnesty International s’engage depuis l’an 2000 contre le commerce de ces diamants et a dénoncé à plusieurs reprises l’exploitation illégale de diamants bruts lors du conflit en Sierra Leone.

C’est pourquoi, Amnesty International soutient ce film qui fait écho à ses préoccupations.

 

 

 

par Aicha Karima Kouidri publié dans : observatoirecitoyen
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Jeudi 15 février 2007

 

L’immigration un enjeu pour toute l’Amérique latine

En sens inverse, moins d’immigration, ce sont moins d’immigrants qui gagnent de l’argent pour l’envoyer à leurs familles, en Amérique Latine.
En 2005, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont reçu 30 milliards de dollars de transferts de leurs émigrés en provenance des seuls États-Unis. Cette somme est plus importante que l’aide publique au développement des Etats-Unis vers cette zone.
Le Mexique en est le premier bénéficiaire avec 20 milliards de dollars à eux seuls en 2005, qui représente la deuxième source de devises étrangères du pays après le pétrole. La question de l’immigration est donc aussi une question économique pour le Mexique.
Les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes sont aussi très dépendants de ces transferts financiers : au Honduras, au Salvador, en République Dominicaine, ils représentent plus de 15% de leur Produit Intérieur Brut.

Source : arte , le dessous des cartes, 14 fev 2007.

L'argent renvoyé par les migrants vers leur pays est de trés loin supérieur à l'aide aux pays en développement.

En France, ce sont prés de 5 millions de migrants qui vivent parmi nous. 8 % de la population française.

Ces migrants participent aussi au développement de leur pays, par l'envoi régulier d'argent à leur famille.

Pourquoi alors, est-il si difficile au gouvernement  français, de reconnaître l'incroyable participation au développement que représentent ces immigrés. Sans parler des pans entiers de l'activité économique qu'ils recouvrent et aussi des secteurs de l'emploi qu'ils sont les seuls aujourd"hui à rendre dynamique ?

Il faudra bien répondre à cette question ,et ce, quel que soit le gouvernement en place.

 

 

 

par Aicha Karima Kouidri publié dans : observatoirecitoyen
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Mercredi 14 février 2007

 

Au Maroc, les droits et la dignité d’hommes et de femmes bafoués au nom de la protection des frontières de l’Europe

Un peu plus d’un an après les tragiques événements de l’automne 2005, les ressortissants subsahariens au Maroc, victimes des politiques sécuritaires menées par l’Union européenne et ses « partenaires », continuent d’être persécutés au seul nom de la protection des frontières extérieures de l’Europe.

Le 23 décembre, les forces de l’ordre marocaines ont mené des rafles d’envergure dans les quartiers populaires de Rabat où vivent bon nombre de migrants. Des dizaines de policiers et agents des forces auxiliaires ont pénétré dans les habitations et arrêté sans distinction les Subsahariens qui s’y trouvaient (y compris des femmes enceintes et des enfants) afin de les transporter à la frontière algérienne dans une zone désertique aux environs d’Oujda. Ces rafles ont concerné au moins 240 personnes.

Le 25 décembre, 40 autres migrants d’Afrique subsaharienne ont été arrêtés à Nador et conduits dans les mêmes conditions à la frontière.

Le 29 décembre, 140 autres personnes, interpellées à Lâayoune étaient en route pour Oujda. Le 31, 43 personnes de ce groupe ont été conduites à la frontière algérienne.

Quinze jours après le début de ces arrestations, environ 200 personnes ont pu revenir à Oujda tandis que les associations et militants sur le terrain dans la région restent sans nouvelles d’une centaine de migrants qui ont été abandonnés à la frontière lors de la vague d’arrestations du 23 décembre ou qui étaient à bord des bus ayant quitté Lâayoune le 29 décembre. D’après les différents témoignages des migrants abandonnés à la frontière, la plupart ont été dépossédés de leurs biens (téléphones portables, argent) et beaucoup ont vu leurs documents d’identité (passeports, attestations HCR) réquisitionnés ou déchirés. Certains d’entres eux ont subi des violences et des femmes ont été victimes de séquestrations et de viols. Beaucoup sont très affaiblis physiquement, une femme d’origine congolaise, enceinte de cinq mois, a perdu son enfant.

Ces opérations ont été présentées par les autorités marocaines, comme entrant dans le cadre des conclusions de la conférence gouvernementale sur les migrations de Rabat du 10 et 11 juillet 2006. Elles se sont pourtant déroulées hors de tout cadre juridique, y compris celui prévu par la loi 02-03, et sans aucun respect ni des textes internationaux signés par le Maroc ni des principes et droits reconnus aux migrants lors de cette même conférence. Elles ne peuvent dès lors avoir pour seul objectif que de montrer la « bonne volonté » du Maroc dans le combat mené par l’Union européenne contre l’immigration dite « clandestine » quand bien même cette lutte se déroulerait sans respect de tous les textes internationaux et nationaux relatifs aux migrations.

En effet, d’après divers témoignages et les observations des militants sur le terrain :

·         Les opérations d’arrestations se sont opérées « au faciès » sans examen de la situation des personnes. Les arrestations et les refoulements à la frontière algérienne ont été effectués de manière collective ce qui est contraire à la Convention sur les droits des travailleurs migrants et leur famille (art 22).

·         Au moins un tiers (plus de 50) des personnes revenues à Oujda sont des réfugiés reconnus par le HCR Rabat ou des demandeurs d’asile dont la demande est en cours d’examen, d’autres étaient en possession de documents de voyage et de visa en règle, des femmes dont au moins trois enceintes et des enfants (actuellement sept enfants dont un handicapé physiquement) ont également subis le même sort. Ces arrestations violent ainsi la Convention de Genève relative au statut des réfugiés qui interdit notamment le refoulement des demandeurs d’asile et des réfugiés (art 33) et la Convention sur la protection des travailleurs migrants et leur famille toutes deux signées par le Maroc, tout comme la loi marocaine qui interdit l’expulsion des femmes enceintes, des enfants, des réfugiés et des demandeurs d’asile (art 26 et 29 de la loi 02/03).

·         D’après les premières observations, les arrestations et les expulsions vers la frontière se sont déroulées en marge de toutes procédures légales (dont la présentation devant un juge) notamment celles prévues par la loi 02-03 (article 23).

·         Ces refoulements que l’on peut qualifier de « clandestins », et en tout cas d’illégaux, se sont en outre déroulés vers la frontière algérienne qui est fermée depuis 1994.

Quinze jours après ces événements, la situation à Oujda, où les températures actuellement sont proches de zéro, est dramatique pour les migrants malgré l’assistance que tentent de leur apporter les militants et associations. Les ressortissants subsahariens concernés avaient pour la plupart un logement à Rabat qu’ils souhaitent pouvoir rejoindre au plus vite mais en sont empêchés, à de rares exceptions près, par les autorités et les compagnies de transport.

Nous dénonçons :

·         Les graves atteintes aux droits humains perpétrées au nom de la protection des frontières extérieures de l’Europe.

·         L’attitude et les pressions de l’Union européenne envers les pays frontaliers de l’Union dans le but de « sous-traiter » le contrôle de ses propres frontières et les conséquences de celles-ci à la fois sur les migrants et sur les pays de transit et d’origine.

·         Le silence du HCR au Maroc, qui n’est visiblement pas en mesure d’assurer la protection effective des demandeurs d’asile et des réfugiés, et qui donc ne fait qu’entretenir l’illusion d’une protection qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir « d’alibi » aux politiques européennes entravant l’accès au territoire européen des demandeurs d’asile.

·         Le non respect par le Maroc des droits les plus élémentaires des migrants et des réfugiés et de ses engagements internationaux en particulier ceux relatifs à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et la Convention sur les droits des travailleurs migrants et leurs familles.

Nous

·         rendons responsables le gouvernement marocain mais aussi les gouvernements de l’Union européenne de toutes les conséquences sur la vie et la santé des migrants de ces expulsions opérées dans des conditions inhumaines sans aucune considération pour les droits de ces personnes,

·         exigeons le retour immédiat de tous les expulsés à leur domicile habituel,

·         demandons au HCR de mettre tous les moyens en oeuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements actuels,

·         appelons les ambassades des ressortissants subsahariennes concernés à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires à la protection des droits de leurs ressortissants

·         demandons au gouvernement marocain le respect des textes internationaux ratifiés par le Maroc et l’arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions européennes en matière migratoire,

·         appelons l’Union européenne à stopper toutes mesures et pressions destinées à transférer le contrôle de ses propres frontières aux pays tiers de l’Union comme le Maroc.

Nous appelons à la solidarité avec les migrants expulsés et avec les associations locales qui tentent malgré leurs faibles moyens de leur venir en aide

Cette lettre ouverte est adressée :

·         à la délégation européenne à Rabat, à la Commission européenne et à la Présidence de l’Union européenne

·         au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au ministre des Affaires étrangères marocains

·         au Conseil consultatif des droits de l’homme

  • à la délégation du HCR à Rabat et au siège du HCR à Genève

5 janvier 2007

 

Signataires :

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), AFVIC (Amis et familles des victimes de l’immigration clandestine), AIDE-développement, ALCS (Association de lutte contre le Sida), AMDH (Association marocaine des droits humains), AMERM (Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations), APDHA (Association pour les droits de l’homme en Andalousie), ARCOM (Association des réfugiés et demandeurs d’asile congolais au Maroc), Association des migrants africains en Suède, ATTAC-Maroc, ATMF (Association des travailleurs maghrébins en France), Caritas, Cimade, Collectif des réfugiés, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc, GADEM (Groupe anti-raciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), Gisti, Homme et environnement, Migreurop, OMDH (Organisation marocaine des droits de l’homme), Rassemblement des réfugiés ivoiriens au Maroc, Réfugiés sans frontières-Maroc.

size=2 width="25%" noshade color="#aca899" align=center>

Voir aussi

·         Le dossier du réseau Migreurop

 

http://www.gisti.org/doc/actions/2007/maroc/index.html

_______________________________________________
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* abonnement/desabonnement via le web a
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/gisti-info
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par Aicha Karima Kouidri publié dans : Société
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