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Les turbulences économiques et financières des derniers mois ont jeté un éclairage nouveau sur la signification des termes «mondialisation » et «interdépendance». Les inquiétudes concernant les incidences à court et long terme de la crise vont bien au-delà des marchés boursiers et prennent une dimension planétaire.
La crise actuelle est révélatrice dela nécessité d’une surveillance et d’une intermédiation multilatérales dans les domaines du commerce et du financement, étant donnéleur étroite imbrication. Autrement dit, la stabilité et la sécurité de la planète exigent uneaction à l’échelle mondiale.
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Des armes pour maintenir la paix ?
Le commerce mondial fournit des armes pour la légitime défense nationale et pour des opérations de maintien de la paix, conformément au droit international. Mais il livre également des armes
utilisées contre les populations civiles, principales victimes des conflits armés. Sans un contrôle adéquat, armes et munitions provenant du commerce légal alimentent des conflits meurtriers, la
répression étatique, la criminalité et la violence domestique. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucun véritable contrôle sur le commerce des armes au niveau mondial. Pourtant, le contrôle des
ventes d’armes constitue un des éléments indispensables pour créer un monde plus pacifique.
Depuis 1998, les dépenses militaires augmentent régulièrement. Au niveau mondial, le total des dépenses militaires en 2006 représentait 1 204 milliards de dollars, soit 3,5 % de plus qu’en 2005.
Les achats en armement de certains gouvernements dépassent les besoins légitimes de la défense nationale, détournant des montants importants des budgets de la santé et de l’éducation, violant
ainsi l’article 26 de la Charte des Nations unies.
Les principaux producteurs d'armes
Les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, États qui ont la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale (France, Royaume-Uni,
États-Unis, Chine et Russie), sont parmi les plus importants fournisseurs d’armes, dont certaines sont utilisées dans les conflits et les violations des droits de l’Homme. Ils représentent à eux
seuls plus de 85% des transferts d’armes dans le monde.
Les armes en chiffres
- Chaque jour, les dizaines de millions de personnes qui subissent les conséquences de la violence armée, dont les réfugiés et les déplacés, sont dans leur grande majorité des femmes et des
enfants (1).
- Depuis dix ans, chaque jour, 547 enfants meurent des conséquences directes d’un conflit armé et plus de 1 600 enfants sont handicapés à vie ou gravement blessés (2).
- Il y a, à l’échelle de la planète, une arme à feu pour dix habitants.
- La quasi-totalité du trafic illicite d’armes provient initialement du
commerce légal.
- En 2006, la France a vendu des armes à l’étranger pour un montant total de 4,03 milliards d’euros (3), ce qui la place au 4e rang mondial des exportateurs d’armes.
VOTRE MOBILISATION A DEJA PERMIS DES AVANCEES
La campagne «Contrôlez les armes» relayée dans le monde entier a suscité le soutien de millions de personnes dans plus de 170 pays. Grâce à cette campagne, nous avons obtenu des avancées
importantes.
- Au niveau mondial : Le vote de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies du 6 décembre 2006 a officiellement lancé la procédure de négociation d’un Traité
international sur le commerce des armes classiques (4). Cette résolution prévoit que les Nations unies mettent en place un Groupe d’experts gouvernementaux qui commencera formellement à
travailler sur un tel traité en 2008. Grâce à la mobilisation autour de la campagne « Contrôlez les armes » avant le vote, le texte a été modifié et comprend désormais une référence directe au
droit international relatif aux droits humains et au droit international humanitaire. Dans un autre cadre multilatéral, à l’initiative de la France et sous l’impulsion des ONG, un accord
international a été trouvé en décembre 2007 afin de mieux contrôler le transport aérien d’armes.
- Au niveau européen : La campagne «Contrôlez les armes» a contribué à une meilleure prise en compte du respect de la «règle d’or» comme condition préalable aux transferts
d’armes dans le «Code de conduite de l’Union européenne en matière de contrôle des exportations d’armement».
- Au niveau français : Les ONG ont joué un rôle essentiel pour obtenir l’engagement de la France de faire respecter les embargos sur les armes et de mieux encadrer les activités
des intermédiaires (marchands d’armes). Deux projets de loi sur ces questions ont été déposés par le gouvernement auprès du Parlement ; la loi sur les embargos vient notamment d’être votée au
Sénat.
CE QUE NOUS VOULONS OBTENIR :
- Au niveau mondial : un traité international sur le commerce des armes classiques
Un Traité international sur le commerce des armes effi cace et qui serait basé sur la «règle d’or» n’empêcherait pas la production et la vente «responsable» d’armes destinées à la défense (5), à
la sécurité et au maintien de la paix. Il créerait des «règles du jeu claires» permettant à tous les exportateurs d’armes de participer à ce commerce, conformément aux responsabilités effectives
des États et au droit international en vigueur. Si un tel traité était convenablement mis en oeuvre, les armes ne seraient plus vendues à ceux qui les utilisent pour commettre de graves
violations des droits humains et du droit international humanitaire, aggravant ainsi les conflits et la pauvreté. Un Groupe d’experts gouvernementaux devra négocier d’ici à octobre 2008 les
contours d’un Traité international sur le commerce des armes. Le contenu de son rapport final et de ses recommandations est loin d’être acquis.
La France a un rôle à jouer dans l'élaboration du Traité international sur le Commerce des Armes : en décembre 2006, la France a largement contribué au vote, à l’Assemblée générale des Nations
unies, de la résolution en faveur d’un Traité qui respecte les droits humains, le droit international humanitaire et le développement durable. En 2008, elle est membre du Groupe d’experts
gouvernementaux et doit assurer la présidence de l’Union européenne au second semestre. La France doit intervenir pour que le traité intègre la «règle d’or».
- Au niveau européen : rendre le «Code de conduite» juridiquement contraignant
L’Union européenne a adopté en 1998 un «Code de conduite en matière de contrôle des exportations d’armement». Celui-ci n’est toujours pas juridiquement contraignant ; certains États
souhaiteraient mettre en balance une nécessaire avancée sur ce dossier avec la levée préalable des embargos sur les armes, notamment celui qui continue de peser sur la Chine. La France a une
responsabilité importante dans ce dossier. Elle doit agir pour que le code de conduite soit adopté en 2008 en «position commune» : il constituera alors l’un des instruments juridiquement
contraignants les plus aboutis en matière de contrôle des transferts d’armes. La France et l’Union européenne pourront ainsi peser de façon crédible sur les négociations autour du Traité
international sur le commerce des armes.
- Au niveau national : renforcer les mécanismes de contrôle
En 2006, la France a exporté des matériels d’armement vers des pays responsables de violations des droits humains – de façon directe ou indirecte, par le biais des réexportations – tels que la
Colombie, la Chine, Israël, le Pakistan, la Russie et le Tchad. Aujourd’hui, elle poursuit une pratique de recherche active de marchés pour l’exportation. Il ne faudrait pas que cela se fasse au
détriment de la «règle d’or». La France doit montrer l’exemple en matière de contrôle des transferts d’armes par sa propre pratique : elle doit renforcer le cadre législatif existant sur les
intermédiaires (commerçants d’armes) et les embargos. Le Parlement doit exercer pleinement sa fonction constitutionnelle de contrôle du gouvernement. La compatibilité du cadre législatif national
et de la politique française d’exportations avec le respect de la «règle d’or» doit être garantie. Enfin, la France doit renforcer le système de contrôle des exportations dans le respect de la
«règle d’or».
En 2008, la France doit s’engager fermement et promouvoir à tous les niveaux - mondial, européen et national - des mécanismes et cadres juridiques contraignants de contrôle des transferts
d’armes, mécanismes qui doivent être centrés sur le respect de la «règle d’or» : le respect des droits de l’Homme, du droit international humanitaire et du développement durable.
source : http://www.oxfamfrance.org/php/actions_camp_cours.php
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Plus de 525 000 personnes ont déjà signé
Faites pression sur le gouvernement français, |
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ACTION CONTRE LA FAIM APPELLE A LA CREATION D’UN FONDS MONDIAL POUR LUTTER CONTRE LA FAIM ET LA MALNUTRITION
Le phénomène de la hausse des prix des denrées alimentaires est constaté par Action contre la Faim dans nombre des pays dans lesquels elle intervient
(Haïti, Sierra Leone, Liberia, Burkina Faso, Bangladesh, Afghanistan, Philippines, Ethiopie, Somalie…). L’association appelle à l’action concrète qui passe par la création urgente d’un fonds
mondial pour lutter contre la faim et la malnutrition afin qu’enfin la 1ère cause de mortalité de la planète soit traitée à bras le corps.
Un même constat de terrain au Bangladesh, au Burkina, au Libéria et en Afghanistan…
D’après nos équipes sur le terrain, plusieurs phénomènes se croisent selon les pays : au Burkina Faso : le mil, le lait et l’huile ont augmenté de 25% en 1 an. Au Bangladesh, les prix des denrées
ont doublé ou quasiment doublé sur la même période. En Afghanistan, dans les zones où l’association intervient, le blé a augmenté de 70% à 100% en une année également.
Dans ces 3 pays, au phénomène de hausse mondiale du cours des denrées alimentaires s’ajoute l’impact d’une production agricole locale trop faible due notamment à des aléas climatiques. Pour
exemple, les inondations puis le cyclone Sidr ont ravagé les récoltes et les stocks des paysans bangladais ; l’hiver afghan extrêmement rude cette année a poussé les familles à d’ores et déjà
consommer leur stock de nourriture, la désertification et/ou les conséquences des guerres passées en Afrique de l’Ouest ont freiné la production agricole localement.
Les équipes d’Action contre la Faim sur le terrain constatent également que les habitants des villes sont souvent les plus touchés par cette hausse des prix au vu de l’envolée des prix des
carburants qui augmentent encore les coûts de transport des denrées des campagnes vers les villes. Ainsi, au Liberia, si un sac de 100 noix de coco coûtait encore 6 dollars il y a quelques mois,
il en coûte aujourd’hui plus de 25 dollars dans la capitale Monrovia. En outre, dans les zones urbaines, les habitants ne produisant pas de nourriture sont 100% dépendants de leurs achats pour se
nourrir et donc des prix sur les étals.
A l’aube d’une situation critique pour de plus en plus de populations ?
Si la montée des prix des denrées alimentaires touche des dizaines de pays dans le monde, l’impact de cette hausse est d’autant plus prégnant dans des pays où les populations sont majoritairement
très pauvres et fragilisées. Dans la majeure partie des pays dans lesquels ACF intervient les populations vulnérables vivent avec moins de 1 dollar par jour et consacrent la quasi totalité de
leur budget à la nourriture : la moindre hausse de ce budget peut donc les entraîner très rapidement dans la malnutrition.
La hausse des prix est souvent citée comme une des causes de la malnutrition par les personnes bénéficiaires des programmes nutritionnels d’ACF Rappelons qu’en septembre dernier, en Birmanie, les
émeutes avaient commencé suite à la hausse des prix du riz et des carburants et qu’ACF avait alors constaté le doublement des admissions des personnes malnutries sévèrement dans ses centres de
nutrition thérapeutique notamment suite à cette montée des prix.
Appel à la création d’un fonds mondial de lutte contre la faim et à la réforme du système de l’aide alimentaire
Dans ce contexte, ACF est très inquiète sur l’impact de la hausse des prix sur l’insécurité alimentaire mondiale : il y a aujourd’hui 854 millions de personnes qui souffrent de la faim, que près
de 5 millions d’enfants en meurent chaque année et qu’au vu des phénomènes actuels (hausse de la demande , augmentation du prix du pétrole, impact des changements climatiques, agro-carburants),
ce chiffre a de fortes probabilités d’augmenter encore.
La faim est la première cause de mortalité au monde, pourtant, dans de nombreux pays, la malnutrition n’est toujours pas traité comme un problème de santé publique. ACF demande donc que, sur le
modèle des fonds spéciaux créés pour lutter contre le Sida ou la Tuberculose, un fonds mondial soit dédié à la lutte contre la faim et la malnutrition. Au-delà des déclarations d’intentions
faites par nombre de pays aujourd’hui, il s’agit de se donner concrètement les moyens d’enrayer le phénomène en définissant deux axes prioritaires d’intervention pour ce fonds :
- le traitement de la malnutrition pour répondre à l’urgence vitale
- la prévention de la malnutrition pour agir à plus long terme sur les causes (relance de l’agriculture localement afin que les pays pauvres largement importateurs de denrées alimentaires
puissent peu à peu gagner en autosuffisance ; relance de l’économie des familles notamment dans les zones urbaines pour que les personnes les plus vulnérables aient les moyens d’acheter de la
nourriture ; …)
Une aide alimentaire eu profit des plus vulnérables
Si jusqu’alors les stocks ont toujours été à peu près disponibles pour répondre aux urgences, Action contre la Faim craint que l’assistance vitale à de nombreuses populations soient remises en
cause. Action contre la Faim appelle donc à ce que les pays donateurs s’engagent sur le maintien inconditionnel de ces stocks d’aide alimentaire ou des montants financiers équivalents,
indifféremment de l’évolution des cours des matières premières agricoles.
Par ailleurs ACF appelle à un meilleur fonctionnement du système de l’aide alimentaire mondial fondé sur les besoins des populations et non sur des choix politiques des Etats donateurs afin que
l’aide fournie soit mieux ciblée et mieux utilisée.
Protégez la population du Darfour
"Combien sont morts, et qui va s'occuper des familles ?
Regardez ces camps.
Il n'y a pas de sécurité, il n'y a même pas d'école secondaire.
Cette génération sera celle de la colère, pour les garçons comme pour les filles."
"Mohammed", un militant politique du Darfour


" Dans les camps autour d'El Geneina, les jeunes constituent une catégorie de personnes très en colère, qui n'ont jamais vécu ailleurs que dans les camps, au milieu de la guerre et encore dans les camps, et ils se demandent pourquoi ils vivent aux abords d'une ville où il y a des gens qui ont une vie décente à quelques mètres d'eux.
Ce ne serait pas facile pour eux de retourner dans leur village.
Il n'y a pas d'école secondaire, pas de formation professionnelle, rien à faire si ce n'est rejoindre un groupe qui se bat. "
Seifeldin Nimer, un habitant d'El Geneina, ancien employé d'une ONG
Recommandations d'Amnesty International aux autorités soudanaises :
* faciliter, et non empêcher, les opérations de la MINUAD afin qu'elle puisse se
déployer rapidement, en lui fournissant tous les moyens nécessaires ;
* faire en sorte que toutes les personnes déplacées, notamment celles qui se
trouvent dans les camps, bénéficient d'un abri et du minimum essentiel en ce qui
concerne la nourriture, l'eau et les soins de santé ;
* s'assurer que tous les camps de personnes déplacées soient situés dans des
endroits où la sécurité de ces personnes pourra être garantie et où elles pourront
avoir accès à des emplois, des services de santé, des écoles, des centres d'accueil
pour enfants et d'autres services sociaux ;
* veiller à ce que les enfants déplacés disposent d'un enseignement primaire
libre et obligatoire jusqu'à l'âge minimum légal auquel il est possible de travailler,
et prendre des mesures pour qu'ils puissent progressivement bénéficier des mêmes
possibilités d'accès à l'enseignement secondaire.
SIGNEZ notre lettre en ligne
adressée à l'Ambassadeur du Soudan en France
ou, si vous souhaitez personnaliser votre courrier, inspirez-vous du modèle de lettre ci-joint
source : http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/darfour_l_enfance_attaquee
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