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Texte Libre



HAÏTI CHERIE de Claudio del Punta, sortira en France le 28 mai.

Prix de la Jeunesse - 60e Festival de Locarno, Meilleur Scénario - Festival du Film d’Amour de Mons,


Sur l'île d'Hispanola dans les Caraïbes, ce film nous raconte l'histoire d'un voyage entre Saint Domingue et Haïti, celui d'un jeune couple de travailleurs migrants haïtiens qui, pour échapper aux conditions de surexploitation sévissant dans les champs de canne à sucre dominicains, décident de revenir, au risque de leur vie, dans leur pays d'origine.

Alors qu’aujourd’hui des émeutes de la faim bien réelles ensanglantent plusieurs villes d'Haïti, cette fiction éclaire d'une manière particulièrement obsédante les traitements inhumains que les grandes compagnies sucrières, basées en République dominicaine et bénéficiant d'un climat anti haïtien généralisé, infligent à ces travailleurs clandestins, ne leur laissant au final, comme seul espoir de vie
meilleure sur terre, que le retour vers l’un des pays les plus pauvres du monde.
Bien loin des images paradisiaques dont nous gratifient les tour-opérateurs, cette situation est dénoncée par nombre d'ONG dont Amnesty International, notamment dans le cadre de l'exposition "Esclaves au Paradis" organisée en 2007 par l'association "Pour Que l'Esprit Vive" et le Collectif 2004 Images.

Cependant, dans les bateyes (camps de travailleurs des exploitations sucrières) rien ne change, sinon en pire !

En partenariat avec Libération, RFI, Africultures, le collectif Haïti et Gens de la Caraïbe, la sortie d'Haïti Chérie relaiera cette campagne. Coïncidant avec l'élection du nouveau président de la République dominicaine, elle sera l'occasion de tenir informé le public français sur la passivité, voire la complicité des autorités dominicaines à propos du sort de ces travailleurs sans droits et d'envisager de nouvelles actions, au cas où leur accès à la citoyenneté ne venait pas à être enfin respecté. 

Une projection en avant-première aura lieu mardi 27 mai 2008 à 20h30, au cinéma St André des Arts, rue Gît-le-Coeur 75006 Paris, Métro (Saint Michel). Ce film est soutenu par Amnesty International France et illustre les aspects de la campagne menée par Amnesty International pour le respect des droits fondamentaux des travailleurs migrants haïtiens ou dominicains d’origine haïtienne.

Merci de vous inscrire, en vous envoyant en courriel de confirmation et le nombre de places par e-mail à: haiti@amnesty.fr, imperativement avant le 23 mai.

 

VOIR AUSSI notre page spéciale d'action :

Un travailleur migrant Haitien dans une batey de la région de Los LLanos, juin 2006 © Amnesty International,Les migrants haïtiens et leurs descendants en République dominicaine : discrimination à la naissance 


http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/soutenir/evenements/liste/haiti_cherie
source :

© Human Rights Watch 2007 Rapport 2008 de HRW
Communiqué   Commentaire Audio
Multimedia
Photos

En français:
Introduction   EU   Haïti
Maroc   Tunisie   US  


Impatience face au manque de volonté politique des Etats

Le Rapport 2008 d’Amnesty International est un document très complet qui fournit une vue d’ensemble sur la situation des droits humains dans le monde.
Couvrant plus de 150 pays, ce rapport de 400 pages présente des informations sur les atteintes aux droits humains relevant du mandat d’Amnesty International qui ont été commises en 2007.
Il rend également compte des activités menées par l’organisation tout au long de cette période pour promouvoir le respect des droits fondamentaux de la personne et lutter contre les atteintes spécifiques à ces droits.





En cette année du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Amnesty International constate que les dirigeants mondiaux n’ont pas su tenir les promesses contenues dans ce texte fondamental.

Si les progrès en termes de normes internationales sont indéniables, les intérêts politiques des Etats ont pris le pas sur le respect des droits des personnes placées sous leur responsabilité.

Aussi, l’année 2007 est marquée par la montée des revendications citoyennes et par l’apparition d’un type de contestation inhabituelle.

Amnesty International demande aux dirigeants de reconnaître ces manquements aux droits humains et d’assumer pleinement leurs responsabilités.


a lire ici : http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/rapport_annuel_2008
 


 

Le titre du dernier livre de Jean Ziegler, prochainement en librairie en Italie édité par Tropea, ne pouvait être plus explicite : « L’Empire de la honte »  (Fayard, 2005, NdT). Face à la crise de la nourriture qui est en train de réduire à la famine des couches de plus en grandes de la population  dans les pays du sud, le sociologue suisse n’y va pas à demi mots pour indiquer causes, responsabilités et conséquences. Concepts et informations recueillis par téléphone pour il manifesto.

 

Professeur, le dernier rapport de la FAO dit que bien que les perspectives de production alimentaire pour la période de 2008-2009 soient favorables, il n’y aura pas de diminutions significatives des prix sur le marché et que le nombre de personnes souffrant de la faim va augmenter. Comment est-ce possible ?

 

Huit grandes entreprises  multinationales détiennent les leviers du commerce des aliments de base.  Pour le blé, le plus important est Cargill, dans le Minnesota, qui a contrôlé l’année dernière  25 % de toute la production céréalière mondiale : 553 millions de profit au premier trimestre 2007. Au premier trimestre 2008 la marge bénéficiaire était de 1,03 milliards de dollars. Et puis il y a la spéculation, qui est difficile à quantifier mais qui selon les économistes de la Banque mondiale a une incidence de 37 % sur le prix ; Heiner Flassbeck , directeur de la Globalization and Developpement Strategie Division parle, lui, du double. Responsables de cette situation : les plans d’ajustement  structurel  imposés par le Fonds monétaire international et par le Wto, ces politiques agricoles imposées depuis des années aux pays pauvres du Sud, qui sont obligés  de privilégier la production de produits agricoles pour l’exportation au détriment de la production locale. L’an dernier, le Mali a exporté 380.000 tonnes de coton et importé  82%  de ses stocks alimentaires. Ces organisations sont en grande partie responsables  de la catastrophe des populations qui ne peuvent pas payer des prix qui sont trop chers pour leurs économies. 

 

Et puis il y a les agro-carburants, comme vous l'avez souvent expliqué.

 

Oui, une autre cause de l’augmentation des prix des produits alimentaires de base est due à la production massive d’aliments tels que céréales, maïs et autres utilisés pour la fabrication du bioéthanol et du biodiesel. Les Etats-Unis ont consommé à eux seuls l’an dernier 138 millions de tonnes de maïs pour les agro-carburants, un tiers de leur récolte. Et l’Union européenne a aussi pris la même direction. Giovanni Lipsky, numéro deux  du FMI, affirme que l’utilisation  de récoltes alimentaires, en particulier du maïs, pour le bioéthanol est responsable  de 40 % de l’explosion  des prix de la nourriture.

 

Le 6 juin prochain va se tenir à Rome un sommet spécial de la FAO.  Et la polémique suscitée par le président  du Sénégal Abdoulaye Wade qui a qualifié cet organisme de « trou noir inefficace et dévoreur d’argent » n’est pas terminée. Quels devraient être les axes de l’intervention ?

 

Les instituions de Bretton Wood devraient changer de modèle dans leur politique  agricole, et donner la priorité aux investissements  pour l‘agriculture de subsistance et la production locale, favoriser les infrastructures locales. Les paysans et l’agriculture de subsistance  ont trop longtemps été négligés, exclus du processus de développement ; c’est un problème qu’il faut affronter immédiatement. Des gouvernements nationaux, des organisations internationales et des agences de développement  bilatérales doivent se donner  cette priorité. Mais comment faire quand la majeure part des pays qui ont signé les conventions internationales sur les droits sociaux et culturels est aussi, ensuite, membre de ces institutions qui portent la responsabilité de la catastrophe en cours ?

 

Quels scénarios imaginez-vous ?

 

L’augmentation du nombre des réfugiés à cause de la faim. La multiplication des révoltes  en Egypte, aux Philippines, en Afrique, en Indonésie. Avant l’explosion de cette situation, il y avait déjà 854 millions de personnes gravement dénutries. Aujourd’hui nous sommes face à ce que Marx aurait défini comme une crise structurale, qui, pour les masses populaires, est aussi un espoir.

 

Edition de  vendredi 23 mai 2008 de il manifesto

http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/23-Maggio-2008/art35.php3

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Voir aussi :

http://www.dailymotion.com/video/x14d8m_lempire-de-la-honte-jean-ziegler_events

 

 



France Terre d’Asile
organise en collaboration avec

le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés,

un colloque international sur :

 « les enjeux du pacte européen sur l’asile et l’immigration ».
 
La manifestation aura lieu le 12 et 13 juin 2008.

Ce colloque rassemblera, au travers de 5 tables rondes, des invités prestigieux.

Le thème de la journée du 12 juin sera, " l’immigration : un enjeu, un défi. Quelle politique de régularisation ? "

Introduction : Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile 

Table ronde 1 : les étrangers en situation irrégulière ont-ils des droits ?

Antoine Pécoud, spécialiste du programme, Section migrations internationales et politiques multiculturelles de l’Unesco
Michèle LeVoy, directrice de la plate-forme de coopération internationale pour les sans-papiers (PICUM)
Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT chargée du droit et de la dignité des salariés
Marc Stenger, évêque de Troyes, président de Pax Christi France
Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade

Table ronde 2 : régularisations massives ou au cas par cas : quels critères communs et quels enjeux ?

Maurizio Ambrosini, professeur de sociologie, Universita degli Studi di Milano
Julia Duchrow, Spécialiste de législation de l’immigration, Amnesty International Allemagne.
Keith Best, directeur exécutif, Immigration Advisory Service
Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, membre du bureau de France terre d’asile
Louis Mermaz, sénateur de l’Isère

Table ronde 3 : quelles propositions pour une politique commune de l’immigration ?

Maxime Tandonnet, conseiller à la présidence de la République pour les questions d’immigration et d’intégration
Javier Moreno-Sanchez, député européen
Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine
George Pau-Langevin, députée de Paris

La journée du 13 juin abordera la question : " le droit d’asile dans la construction européenne : quelle évolution ? "

Introduction :
Bjarte Vandvik, secrétaire général du Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE)
Patrick Stéfanini, secrétaire général du ministère de l’Immigration (sous réserve)
Jacques Barrot, Commissaire par interim chargé des questions de justice, liberté et sécurité (sous réserve)

Table ronde 1 : droit d’asile, devoir d’accueil. La participation de la société civile à l’élaboration et à la mise en œuvre du régime d’asile européen commun

François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l’homme
Patricia Coelho, Head of Advocacy and Development, ECRE
Frédéric Tiberghien, conseiller d’Etat, président du SSAE et membre du bureau de France terre d’asile
An Le Nouail Marlière, membre du Comité économique et social européen
Marie Anne Isler Béguin, députée européenne
Jean-René Lecerf, sénateur du Nord

Table ronde 2 : quels systèmes de solidarités et de protection en Europe et dans le monde ?

Ignacio Diaz, président de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR).
Serge Blisko, député de Paris
Francisco Galindo-Velez, représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) en France.

Conclusion : Jacques Ribs, président de France terre d’asile

Nous vous signalons que ce colloque aura lieu à la Cité de la Villette dont l’adresse est le : 30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris.

Le nombre de place est limité. Vous pourrez vous inscrire sur le site de France Terre d’Asile à partir du 13 mai 2008.

Dernière mise à jour : ( 20-05-2008 )
 
 
HUMAN RIGHTS WATCH

Discussions finales sur le traité d’interdiction des bombes à sous-munitions

Les Etats devraient s’opposer à toute tentative d’affaiblir le traité

(Dublin, le 16 mai 2008) – Plus de cent pays vont se réunir à partir du 19 mai à Dublin, Irlande, pour négocier un nouveau traité international visant à interdire les bombes à sous-munitions, et ils devraient rejeter toute tentative pouvant affaiblir le traité, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les pays participants doivent adopter le texte final le 30 mai.

Il est probable que certains pays vont exercer des pressions pour faire exclure certaines armes du traité d’interdiction, pour inclure une période de transition repoussant l’interdiction de plusieurs années, ou pour garantir la possibilité d’aider d’autres pays utilisant des bombes à sous-munitions lors d’opérations militaires conjointes.  
 
« Tel qu’il se présente, le projet de traité est une interdiction ferme et globale des bombes à sous-munitions. Toute tentative de l’édulcorer devrait être complètement rejetée », a affirmé Steve Goose, directeur de la division Armes à Human Rights Watch et co-président de la Coalition internationale contre les bombes à sous-munitions. « Ces modifications ne pourraient qu’amoindrir l’objectif recherché par l’interdiction, qui est de sauver des vies. »  
 
Les bombes à sous-munitions sont des conteneurs qui s’ouvrent lors de leur largage et qui dispersent au hasard des dizaines ou des centaines de sous-munitions individuelles (ou « mini-bombes ») sur une zone étendue. Les pays sont d’accord pour les interdire parce qu’elles tuent et mutilent trop de civils au cours des combats du fait de leur large spectre d’action, et parce qu’elles continuent à représenter une menace longtemps après une attaque du fait que beaucoup n’explosent pas à l’impact mais restent dangereuses, fonctionnant comme des mines antipersonnel.  
 
Le projet de traité interdit l’utilisation, la production et le commerce des bombes à sous-munitions, et il fixe un délai de six ans pour la destruction de tous les stocks existants de ces armes. Mais il va aussi bien au-delà de l’interdiction en exigeant que les zones contaminées soient dépolluées, en fixant une date limite, et en demandant une assistance aux victimes et aux communautés affectées.  
 
« Le traité est une combinaison puissante du droit humanitaire et sur le désarmement, avec des exigences spécifiques relatives aux actions humanitaires sur le terrain », a expliqué Goose. « Il présente le potentiel de sauver un nombre incalculable de vies maintenant et pour les générations futures. »  
 
Le processus du traité a démarré à Oslo, Norvège, en février 2007, quand 46 nations ont décidé de conclure d’ici la fin 2008 un accord interdisant les bombes à sous-munitions « qui causent des dommages inacceptables aux civils ». Le texte du traité a été élaboré au cours de réunions internationales au Pérou, en Autriche et en Nouvelle-Zélande, avec la participation de plus de 140 pays à une partie du processus au moins.  
 
Il est probable qu’il y aura trois domaines principaux de désaccord au cours des trois semaines de négociations. Premièrement, certains Etats – essentiellement le Danemark, la France, l’Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni – essaient d’obtenir que soient exemptées de l’interdiction certaines armes se trouvant dans leurs propres arsenaux, en prétendant qu’elles sont encore nécessaires militairement et qu’elles ne causeront pas autant de dommages que d’autres bombes à sous-munitions.  
 
Deuxièmement, certains pays voudraient obtenir une « période de transition » de plus de sept ans au cours de laquelle ils pourraient encore utiliser des bombes à sous-munitions interdites, affirmant qu’ils ne peuvent pas abandonner ces armes tant qu’ils n’ont pas développé d’alternatives militaires. Les demandes les plus pressantes d’une période de transition devraient émaner de la France, de l’Allemagne, du Japon, de la Suisse et du Royaume-Uni, qui tous reconnaissent que les bombes à sous-munitions causent des dommages inacceptables aux civils.  
 
Troisièmement, certains Etats cherchent à supprimer ou à éliminer une clause du traité qui interdit aux Etats parties d’aider d’autres Etats qui tirent des bombes à sous-munitions au cours d’opérations militaires conjointes. Les pays qui se sont le plus fait entendre sur la question de « l’interopérabilité » sont l’Australie, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni. Les Etats-Unis ont fait pression en coulisses sur nombre de leurs alliés à ce sujet.  
 
Les pays participant aux négociations comprennent la plupart de ceux qui utilisent, qui produisent et qui stockent des bombes à sous-munitions. Parmi les absents les plus importants se trouvent les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan et Israël, qui sont tous des producteurs et détenteurs de stocks importants de bombes à sous-munitions.  
 
« Il est regrettable que les Etats-Unis ainsi qu’une poignée d’autres Etats continuent à insister sur leur nécessité d’utiliser une arme que le reste du monde parce qu’elle cause des dommages inacceptables aux civils », a déploré Goose. « Mais nous pensons qu’un nouveau traité ferme stigmatisera les bombes à sous-munitions à un point tel qu’il sera difficile pour n’importe quel pays d’y recourir sans faire l’objet d’une condamnation internationale. »  
 
Une fois que les Etats participants auront adopté le texte final du traité le 30 mai, aucune autre modification ne pourra être apportée. Le traité sera alors soumis à la signature de tous les pays, même ceux qui n’ont pas participé aux négociations, les 2 et 3 décembre 2008 à Oslo, Norvège. Après avoir signé le traité, les pays devront encore le ratifier, habituellement après qu’il ait été approuvé par le pouvoir législatif, avant qu’il devienne juridiquement contraignant.

http://hrw.org/french/docs/2008/05/16/global18876_txt.htm
source :



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