Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 16:22
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Entreprise \Politique développement durable \Stratégie

Le Paris des Lobbys

En imitant la forme du guide touristique, le LobbyPlanet Paris décrit les acteurs et les rouages plus ou moins avouables du lobbying à la française. Après Londres, Bruxelles et Berlin, ce nouvel opus pose un coup de projecteur sur un monde qui n'apprécie guère la lumière.

Début 2009, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDGRF) est assigné en justice et se voit réclamer 500 000 € de dommages et intérêts par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT). Une somme qui représente cinq fois le budget annuel de l’association. Son tort : avoir révélé, dans une étude scientifique, des taux de pesticides anormalement élevés sur des raisins de table vendus en grande distribution. La FNPRT estime que sa profession a été « dénigrée » par la campagne du MDRGF qui a occasionné une baisse des ventes.

Le rappel de cette affaire dans le LobbyPlanet Paris*, illustre la part sombre du lobbying économique en France. L’ouvrage pose la question : « Sera-t-il encore permis à la société civile d’exprimer son opinion sur des sujets sensibles sans craindre de se retrouver devant les tribunaux ? ». En pratique, il fonctionne comme un guide touristique. Cartes, adresses des lieux « où sortir » (palaces et autres restaurants préférés des lobbyistes), circuits thématiques (agro-alimentaire, énergie, eau...) jalonnent ainsi ses pages afin que le grand public se retrouve dans cette jungle qui préfère l’ombre à la lumière.

Si le terme lobbyiste porte en lui une connotation péjorative, sa traduction institutionnelle est « représentant de groupes d’intérêts ». « Avec ce guide, nous posons le décor en espérant créer une dynamique et faire entrer la question de l’encadrement et de la transparence du lobbying dans le débat public », explique Florent Schaeffer, administrateur de l’Association internationale des techniciens, experts et chercheurs (Aitec) éditrice du guide.
Cette ONG de solidarité internationale est membre du Réseau pour l’Encadrement et la transparence des activités de lobbying (ETAL) et de la coalition européenne Alter-EU.

La France, tout comme l’Union européenne, rechigne à légiférer sur ce thème. L’ambition, née du Grenelle de l’environnement, de protéger les lanceurs d’alerte (tel que le MDRGF), est passée aux oubliettes. L’Assemblée nationale et le Sénat  ont, très récemment, modifié leur règlement intérieur afin de donner un parfum de transparence à l’activité des lobbyistes dans leur enceinte. Depuis le mois de septembre 2009 à la chambre des députés et à partir de janvier 2010 au Sénat, les lobbyistes auront ainsi à s’inscrire sur un registre obligatoire, porter un badge et respecter un code de déontologie qui ne prévoit toutefois aucune sanction en cas de manquement…
Début décembre, le registre des représentants des groupes d’intérêts de l’Assemblée nationale comprend une trentaine de noms. Uniquement des représentants d’organisations ou syndicats professionnels, aucune agence de lobbying proprement dite. Celles-ci devraient apparaître au début de l’année prochaine.

Echec du registre européen

La France fait toutefois un peu mieux que la Commission européenne, qui invite depuis juin 2008, les lobbyistes à s’inscrire sur un registre non obligatoire. La Coalition Alter-EU (160 ONG et syndicats) constate « l’échec du volontariat » puisque sur les 2600 structures domiciliées à Bruxelles, à peine plus de 500 ont décidé de montrer patte blanche. « Aux Etats-Unis, le lobbying est strictement encadré par une loi fédérale qui organise la transparence et instaure des sanctions pénales, constate Florent Schaeffer. Des banques de données publiques, accessibles sur le Web détaillent pour qui [les lobbyistes] travaillent, avec quels moyens, qui ils rencontrent... Quand on en demande le 10e en France, on nous traite d’extrémistes. »

Le LobbyPlanet Paris décrit par ailleurs les conflits d’intérêts fréquemment observés entre secteur public et privé : « Sylvain Naulin vient d’être recruté par le CEEV (Comité européen des entreprises de Vins), un lobby pro qui mélange vin blanc et  vin rouge pour faire du rosé. Quelques mois auparavant, Sylvain Naulin était membre du cabinet du ministre de l’Agriculture... chargé de négocier la reconnaissance législative de ce procédé ». Ce phénomène, appelé « pantouflage » (un salarié d’une entreprise trouve un poste dans l’administration de tutelle) ou « rétro-pantouflage » (mouvement de la fonction publique vers le privé) va au-delà du copinage pour organiser, sur le long terme, la garantie des intérêts privés de grandes entreprises au sein des organes de décision publique. Malgré l’existence de loi réglementant la rapidité de telles évolutions professionnelles, notamment dans l’industrie pharmaceutique, les cas se multiplient.

*LobbyPlanet Paris, 5 €, éd. AITEC, nov. 2009. Bon de commande sur www.lobbyplanetparis.fr

Philippe Chibani-Jacquot
Mis en ligne le : 01/12/2009
© 2009 Novethic - Tous droits réservés
source : http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/politique_developpement_durable/strategie/le_paris_lobbys/122501.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok
Par kak94 - Publié dans : politique - Communauté : International
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 15:54




Inde bidonville
Point d'eau dans un bidonvile en Inde

 Concrètement, il faudrait que les discours sur l’élimination de la pauvreté ne se contentent plus de parler de la pauvreté uniquement en termes de « besoins » ou de charité, mais aussi en termes de droits. Concernant les droits économiques, sociaux et culturels (DESC), les gouvernements ont des obligations immédiates qui doivent être respectées dans toute initiative de lutte contre la pauvreté, quels que soient les moyens disponibles. Ils doivent veiller en toute priorité à ce que l’ensemble de la population puisse jouir du minimum indispensable de chacun des droits économiques, sociaux et culturels, tels que l’accès à l’enseignement primaire gratuit et obligatoire, les soins médicaux de base et la satisfaction des besoins essentiels en termes de nourriture, de logement, d’eau potable, d’assainissement, etc. Lors de la distribution des ressources, les Etats ont le devoir de donner la priorité aux plus exclus. Cette obligation signifie que dans les efforts de lutte contre la pauvreté, il faut veiller à ce qu’une attention suffisante soit accordée aux parties de la population qui sont les plus démunies, les plus marginalisées et qui ont le plus de mal à concrétiser leurs droits.

La prise en compte des droits humains dans les efforts de lutte contre la pauvreté nécessite automatiquement une véritable obligation des acteurs responsables de rendre compte de leur action ou de leur inaction. Tout programme de lutte contre la pauvreté doit contenir les mécanismes appropriés d’obligation de rendre des comptes, avec notamment la possibilité pour les victimes de violations des droits humains d’obtenir justice et réparation.

 



Le rôle des droits humains dans la lutte contre la pauvreté

L’approche centrée sur les droits humains souligne l’importance du fait de favoriser la participation active et éclairée des personnes vivant dans la pauvreté, depuis la conception, la mise en œuvre, jusqu’au suivi et à l’évaluation des stratégies et des programmes de lutte contre la pauvreté. Pour cela, il faut que les personnes concernées jouissent d’une véritable liberté d’expression, de réunion, d’association et de négociation collective et qu’il existe un environnement permettant aux défenseurs des droits humains et aux organisations de la société civile de soulever les éventuelles préoccupations relatives aux efforts de lutte contre la pauvreté.

Les droits humains offrent un cadre normatif solide, ancré dans le droit international, qui rappelle et implique la nécessité d’intégrer pleinement aux efforts de réduction de la pauvreté les principes d’égalité, de non-discrimination, de non-régression et de priorité aux plus vulnérables, ainsi que la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels essentiels, l’accès à l’information, la consultation et la participation et le respect des droits civils et politiques. Le système de protection des droits humains est donc essentiel pour définir les actions que les Etats doivent mettre en place pour combattre la pauvreté.



La position d’Amnesty International


Amnesty International est convaincue que, pour combattre la pauvreté, il faut faire en sorte que les personnes concernées aient le pouvoir de revendiquer leurs droits fondamentaux. Il est indispensable de prendre en compte les droits humains dans la mesure où la croissance économique se traduit généralement par une augmentation des inégalités. Ceux qui restent en arrière n’en bénéficient pas pour des questions de genre, de race, d’âge, de langue, d’origine ethnique ou de caste, par exemple. Par conséquent, la croissance économique à elle seule ne permet pas d’éliminer la pauvreté.

Pour Amnesty International, le fait de renforcer le pouvoir des personnes dans la revendication de leurs droits, par une participation active et une obligation de réelle transparence de la part des Etats, ainsi que le fait d’inscrire les efforts d’éradication de la pauvreté dans le cadre juridique relatif aux droits humains permettront d’aboutir à des stratégies et à des résultats plus efficaces, plus durables et plus équitables en matière de lutte contre la pauvreté. Amnesty International veut dénoncer et condamner les violations des droits humains liés à la pauvreté et chercher à obtenir les changements de politiques et de pratiques nécessaires pour que les responsables aient à rendre des comptes pour ces violations, qui favorisent et aggravent la pauvreté. Amnesty International exige que les droits humains soient placés au cœur des efforts de lutte contre la pauvreté, et que les personnes les plus démunis puissent accéder à la justice, s’exprimer et agir pour elles-mêmes et pour les autres, afin de défendre leurs droits.




En savoir plus LIRE "Exigeons la dignité. Droits humains = moins de pauvreté"
Index AI: ACT 35/003/2009 - 28 mai 2009
Le résumé qui suit donne au lecteur un aperçu général des buts de la campagne d'Amnesty International. Pour que soient reconnus les droits de ceux qui vivent dans des quartiers déshérités, que les femmes ne meurent plus en couches de complications qui pourraient être évitées et que les grandes entreprises respectent les droits des plus pauvres, les dirigeants du monde entier doivent ajouter l'action à la réflexion. Il faut s'attaquer aux trois obstacles qui ont jusqu'ici empêché de progresser dans cette voie : le refus de rendre des comptes, l'impossibilité de faire respecter ses droits et le manque de participation active.

source : http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/exigeons_la_dignite/les_droits_humains_et_la_pauvrete#dh et pauvrete

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 11:30






Israéliens et Palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans, ils sont avant tout musiciens.
Partant du constat qu’il est maintenant impossible pour eux de se rencontrer en Israël ou dans les Territoires Palestiniens, le français Jean-Yves Labat de Rossi, va les chercher chez eux, de part et d’autre du mur, pour les inviter à une tournée surprenante qui les réunira en France pendant trois semaines.
Un pari audacieux qui se révèle rapidement risqué. Dès le début de la tournée, les rivalités apparaissent inévitablement. Sur scène, c’est un triomphe alors que dans les coulisses, le ton monte...
Par kak94 - Publié dans : Société - Communauté : International
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 12:22



Bienvenue sur le site du Mois de l'Economie Sociale et Solidaire qui se déroulera tout au long du mois de novembre

 

En images : Le Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

Yannick Barbançon, Président du CNCRES, présente le Mois de l'Economie Sociale et Solidaire...

Le "Je veux" des partenaires ! Les acteurs de l'Economie Sociale et Solidaire témoignent...

 

 

 

lelabo-ess.org a été lancé dans le cadre du Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

Cette démarche participative s’articule autour de 3 temps. Le premier temps, a mobilisé plus d’une centaine d’acteurs de l’ESS (élus, syndicalistes, entrepreneurs, militants, intellectuels…).

Le second temps consiste dans la mise en débat public de « 50 propositions pour changer de cap » sur lelabo-ess.org, jusqu’au 31 décembre 2009. Vous pouvez réagir, commentez et proposez !

Troisième temps : faire mouvement ! Rendez-vous le premier semestre 2010.

 
Pour plus d'infos :

 

Découvrez le site du Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

> La journée sur les "Fonds structurels européens" et la rencontre "Ecologie et Economie Solidaire" sont dans la rubrique "Actualités"

> Découvrez notre rubrique "Qu'est-ce que l'Economie Sociale et Solidaire" en images

> "Les français, les associations et la crise", le sondage Chorum-Crédit Coopératif-MAIF/CSA est dans la rubrique "Qu'est-ce que l'Economie Sociale et Solidaire" en chiffres

source : http://www.lemois-ess.org/accueil

Par kak94 - Publié dans : conso acteur - Communauté : International
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 10:32

Communiqué de presse / Association Emmaüs
Jeudi 19 novembre 2009




Trois fois plus de Français qu’en 2007 pensent qu’il est « très possible » qu’ils deviennent un jour sans-abri.   

Un sondage exclusif* de l’Association Emmaüs et de l’Institut CSA, révèle que trois fois plus de Français qu’en novembre 2007 pensent « très possible » de se retrouver un jour sans-abri (12 % contre 4 % en 2007).

Au total, en deux ans, le nombre de personnes qui imaginent « très possible » ou « probable » de devenir un jour sans-abri passe ainsi de 47 à 56 %.

Une semaine avant la 2e Nuit solidaire pour le logement**, le 27 novembre prochain, l’association a également demandé aux Français s’ils se sentaient solidaires des personnes contraintes de vivre à la rue et qui, selon eux, était responsable de la situation des sans-abri.

 L’intégralité des résultats de cette étude est à la Une du nouveau site Internet de l’Association Emmaüs, en ligne aujourd’hui sur www.association.emmaus.fr

La nouvelle version du site de l’association se veut plus conviviale. Elle espère répondre d’avantage aux questions que se posent travailleurs sociaux, journalistes, étudiants et partenaires sur les actions de l’association envers les personnes qui vivent dans la rue. Les rubriques, facilement accessibles, seront actualisées régulièrement.

L’Association Emmaüs est adhérente à Emmaüs France et à Emmaüs international. Elle a été créée en 1954 et s’occupe de l’hébergement et de l’accompagnement social des personnes contraintes de vivre à la rue. L’Association Emmaüs gère et anime plus de 50 centres d’accueil et d’hébergement, à Paris, en région parisienne, en Haute-Normandie et dans la région Centre. Elle accueille chaque jour près de 2 000 personnes.

Contacts presse : Association Emmaüs :
Anne Derycke / 01 44 82 77 43 / 06 62 82 65 47 /
communication@emmaus.asso.fr
Mathieu Dupré : 01 44 82 77 18 / mdupre@emmaus.asso.fr
Marion Godard : 01 44 82 77 08 /
mgodard@emmaus.asso.fr


*Réalisé par téléphone les 10 et 11 novembre 2009 au domicile des personnes interrogées sur un échantillon représentatif de 1057 personnes âgées de 15 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas.
En 2007, l’étude de l’institut BVA  avait été réalisée les 9 et 10 novembre.

** La 2e Nuit solidaire est organisée par le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique du logement, le vendredi 27 novembre 2009, place de la Bastille à Paris. Dès 18h, concerts, animations, rencontres, défi solidaire et restauration sur place. Chacun pourra s’informer et réagir sur la situation de plus en plus dramatique des 10 millions de personnes touchées par la crise du logement dans notre pays.


Plus d’informations sur www.nuitsolidaire.fr

Par kak94 - Publié dans : aide et partage - Communauté : International
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