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Texte Libre

Pour que nul ne soit contraint de vivre à la rue au risque d’en mourir, 28 associations vous  invitent
à venir et inviter à venir le 21 février :

 

Plus de 3 millions de mal logés et de 100 000 personnes à la rue

28 associations unies :

Association des Cités du Secours Catholique, Association Emmaüs, Association

nationale des compagnons bâtisseurs, Centre d’action sociale protestant, Collectif Les Morts de la Rue ,

Croix-Rouge française, Emmaüs France, Enfants de Don Quichotte, FAPIL, Fédération d’Aide à la Santé

Mentale Croix-Marine, Fédération de l’Entraide Protestante, Fédération française des Equipes St Vincent,

Fédération nationale des Centres Pact Arim, Fédération nationale Habitat & Développement, FNARS,

FNASAT-Gens du voyage, France Terre d’Asile, Fondation Abbé Pierre, Fondation de l’Armée du Salut,

Habitat et Humanisme, Les petits frères des Pauvres, Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement ATD

Quart Monde, Secours Catholique, UNAFAM, UNAFO, UNHAJ, UNIOPSS

 

Jeudi 21 février, à partir de 18h

Place de la République , à Paris

 

Nuit solidaire pour le logement

 

Flambée des loyers,

manque de logements sociaux,

hôtels indignes et coûteux,

logements insalubres,

saturation des hébergements,

des personnes sans domicile obligées de dormir à la rue, …

 

… CA NE PEUT PLUS DURER …

… CE N’EST PAS UNE FATALITE…

MOBILISONS NOUS

 

Pour exiger du gouvernement des mesures,

pour faire appliquer le droit au logement de tous,

pour échanger avec les personnes de la rue et les associations,

pour en savoir plus sur les solutions possibles,

rendez-vous jeudi 21 février, Place de la République ,

à la tombée de la nuit, pour une nuit de mobilisation citoyenne.

 

Venez vêtus chaudement. 

En savoir plus : http://logement-solidaire.over-blog.org/


Les migrants, ces indésirables universels

 

Detroit, un avant-goût de la récession

États-Unis . Avec une centaine d’expulsions par jour, la capitale de l’État où ont lieu les primaires de ce mardi est touchée de plein fouet par la crise du crédit immobilier.

Detroit,

correspondance particulière.

La petite rue de Southfield où vit Sam Stark (63 ans) est loin d’être l’une des plus pauvres de l’agglomération de Detroit. Les maisons familiales y sont habitées par une classe moyenne relativement préservée du chômage et elles sont généralement très bien entretenues. Seul hic, un bon tiers sont aujourd’hui vides. « Nos voisins les plus proches viennent tout juste de devoir partir. Ils ont cru jusqu’au dernier moment pouvoir trouver un accord avec la banque, rester dans leur maison, mais les remboursements de crédit ont fini par être trop élevés, se désole Sam Stark. Ils avaient pourtant un travail tous les deux, lui un bon emploi à l’usine de papier, elle un petit boulot de vendeuse. Maintenant ils vivent dans une caravane, avec leurs deux enfants. »

le cauchemar des crédits à surprimes

Depuis bientôt deux ans, la crise des crédits à surprimes - en anglais, « subprimes » - décime ainsi les rues de Detroit au rythme délirant d’une centaine d’expulsions par jour. En tout 70 000 maisons ont été vidées de leurs habitants - un record national. Detroit est aussi la ville qui compte le plus fort taux de maisons achetées avec ce type de crédit : 55 % des achats réalisés en 2006, alors que les expulsions de propriétaires non solvables avaient déjà commencé. La crise est ici partout visible, quartiers riches ou pauvres.

À Ashland Street, une rue populaire de l’est de la ville, il ne reste plus qu’une demi-douzaine de maisons habitées sur une trentaine encore visibles. Les autres sont vides, portes et fenêtres condamnées, sauf quand elles ont été « visitées » pour récupérer les matériaux revendables au noir - conduits métalliques, fils électriques - voire carrément rasées. Mais il suffit de pousser un peu plus loin vers Grosse Pointe pour comprendre que la crise est générale : sur Hartcourt Street, une de ces artères aux vieilles maisons de brique prisées par les cadres de l’industrie et les professions libérales, les panneaux de mise en vente ont fleuri ces derniers mois, une maison sur cinq désormais.

Pour les propriétaires expulsés, le scénario est toujours le même : un crédit à taux variable présenté comme plus avantageux sur le long terme, et dont les premiers remboursements sont modestes. Et, après quelques années ou quelques mois, une hausse des intérêts qui, en fonction de l’évolution des marchés financiers, se révèle plus élevée que les promesses des courtiers.

Le cas des Wilder (1) est exemplaire : propriétaire de sa maison depuis 1999 avec un emprunt à taux fixe, le couple est sollicité fin 2004 par un courtier pour refinancer leur crédit via un taux variable. « Il n’arrêtait pas de nous appeler en nous disant : c’est bientôt Noël, vous pouvez économiser de l’argent… », raconte le mari. Le prêt finit par être conclu avec un remboursement initial de 504 dollars par mois. Mais fin 2006, ce montant s’envole brusquement pour atteindre 900 dollars - une somme dont ne dispose pas ce jeune couple avec enfant. Sous le coup d’une procédure judiciaire, les Wilder sont expulsés à la mi-2007.

Fraudes et arnaques sur fond de racisme

Pour l’ACORN, une association de rénovation urbaine qui accompagne les propriétaires expulsés à Detroit, la responsabilité principale est à chercher parmi les banques, dont l’objectif, en créant les crédits à surprimes, était d’élargir leur clientèle aux classes moins aisées tout en récupérant des intérêts potentiellement supérieurs aux emprunts classiques. « Pourquoi ont-ils accordé des prêts dont ils savaient que les gens ne pourraient pas les rembourser ?, demande son représentant Jamsie Morgan. À qui profitait cette situation, sinon aux courtiers et aux places financières ? » L’ACORN dénonce aussi les fraudes de certaines banques, qui ont fait souscrire des crédits à taux variables en les faisant passer pour des prêts à taux fixes. Et souligne que dans ce vaste mouvement spéculatif, les communautés n’étaient pas égales : 87 % des emprunts accordés aux Afro-Américains étaient à surprimes, contre 65 % pour les Latinos et 45 % pour les Blancs.

Avec une chute de 11 % sur le marché immobilier de Detroit, la crise des surprimes fait aujourd’hui sentir ses effets sur le reste de l’économie. Le Michigan n’avait certainement pas besoin de cela, alors que l’État possède déjà le plus fort taux de chômage du pays, à 8 %, et a perdu depuis 2 000 près de 200 000 emplois dans l’industrie. « Mais depuis un an surtout, la situation de l’emploi est devenue encore plus préoccupante, constate Shannon Kirkland, un des dirigeants du syndicat AFL-CIO sur la ville. Le mécanisme est simple à saisir. La hausse des intérêts a amputé de façon drastique le pouvoir d’achat des familles qui ont tout simplement arrêté de consommer, ce qui met en danger le commerce et de l’industrie. »

En juillet, la chaîne locale de supermarchés Farmer Jack est la première victime de ce début de récession avec la fermeture ses 66 magasins. Depuis, ce sont les services (restauration, loisirs) et surtout le secteur de la construction qui trinquent le plus, avec 9 % des emplois du bâtiment déjà détruits et des perspectives encore plus noires pour l’année 2008. Tout le monde craint désormais l’impact de la crise sur le secteur automobile, qui malgré les multiples plans sociaux, reste le plus gros employeur de la ville avec les usines de Ford et General Motors. Les ventes pour cette année devraient être historiquement faibles pour les constructeurs états-uniens, avec 16 millions de véhicules. Et aux mauvaises performances commerciales vont s’ajouter les conséquences financières de la crise. D’abord parce que les compagnies automobiles possédaient souvent elles-mêmes des filiales de crédit à destination des salariés. Mais surtout parce que leurs actionnaires sont souvent des fonds de pension touchés de plein fouet par les pertes sèches enregistrées sur les marchés financiers. Le risque est grand de voir ces actionnaires essayer de tirer un maximum de liquidités des compagnies automobiles, aujourd’hui peu rentables, avec les conséquences prévisibles sur l’emploi et les rémunérations.

Menace d’une récession durable

Longtemps, les candidats à la présidentielle ont tenté de minimiser la portée de la crise économique qui touche Detroit et le Michigan depuis un an - le républicain Mitt Romney parlant même d’une « récession dans un seul État ». Le discours a changé ces deux dernières semaines, après la publication des très mauvais chiffres du chômage au niveau national, qui semblent annoncer une récession durable. Et les républicains, notamment, sont venus défendre dans le Michigan leurs propositions pour relancer l’économie - « plan d’adaptation » aux nouveaux secteurs porteurs pour John McCain, défense de l’industrie locale pour Mitt Romney. Mais parmi la population directement confrontée au drame des surprimes, les promesses de ce type ne semblent plus passer. « George Bush nous avait vendu une société de propriétaires où chacun pourrait s’enrichir, mais en fait il a laissé le champ libre à la finance et aux compagnies de crédit véreuses, estime Sam Spark. Toute la croissance de ces dernières années n’était qu’une illusion. »

(1) Cité par le journal local DetNews.

Paul Pastré
http://www.humanite.fr/2008-01-15_International_Detroit-un-avant-gout-de-la-recession
source :






AFRIQUE :
Des réserves de pétrole huilent les rouages de la corruption
Moyiga Nduru

JOHANNESBURG, 3 oct (IPS) - La corruption est en train de coûter à l'industrie pétrolière de l'Afrique des milliards de dollars par an, déclare Peter Eigen, fondateur et président de Transparency International (TI) -un groupe non gouvernemental basé à Berlin qui contrôle et lutte contre les malversations.

Il a fait ce commentaire devant des journalistes vendredi (30 septembre) à une rencontre organisée par TI Afrique du Sud dans la capitale économique, Johannesburg.

Eigen était dans le pays pour prendre part au 18ème Congrès mondial sur le pétrole, une rencontre de cinq jours tenue à Johannesburg, qui a attiré plus de 4.000 délégués.

L'Angola, le Tchad, la Libye, le Nigeria et le Soudan, riches en pétrole, ont été tous mal classés sur l'Indice de perceptions de la corruption de TI pour 2004. Cette évaluation annuelle classe différents Etats en fonction de l'ampleur à laquelle des gens croient que la corruption s'y est installée.

Dans ces pays, les contrats publics dans le secteur pétrolier sont minés par des recettes disparaissant dans les poches d'autorités locales, d'intermédiaires et de cadres de sociétés pétrolières étrangères, affirme TI. ''Le secteur est en proie à la corruption, à l'absence de transparence et à la mauvaise gestion, en particulier dans des pays en transition et dans des économies d'après-guerre'', a noté le groupe dans un communiqué publié la semaine dernière.

Eigen a ajouté que ''les pays producteurs de pétrole font partie des plus corrompus et des plus misérables au monde''.

Il a choisi l'exemple de la Guinée Equatoriale, qui a commencé par exporter du pétrole en 1991, pour des critiques particulières.

''La Guinée Equatoriale, avec une population d'environ 521.000 habitants devrait être le plus riche avec tout le monde conduisant une Mercedes'', a noté Eigen. Mais les autorités dans ce pays d'Afrique de l'ouest -- avec des réserves pétrolières estimées à 1,28 milliard de barils -- sont corrompues, a-t-il déclaré.

Des allégations similaires de corruption minent le Nigeria, où feu le dictateur Sani Abacha aurait volé 2,2 milliards de dollars entre 1993 et 1998.

Une partie de cet argent était déposée dans des banques en Suisse, qui a retourné 290 millions de dollars des fonds pillés au Nigeria. Cent soixante huit autres millions de dollars devraient être transférés dans les mois à venir.

Les autorités suisses avaient voulu que la Banque mondiale surveille les fonds rapatriés, pour s'assurer qu'ils ne seront pas à nouveau détournés par des responsables corrompus -- suggérant même que l'argent aille directement vers des projets d'éducation, de santé et d'infrastructure.

Si la banque a refusé de faire cela, il est clair que l'argent du pétrole n'est pas arrivé aux citoyens ordinaires du Nigeria. Comme l'a fait remarquer Eigen, les populations Ogoni dans le delta du Niger, où est produite la majeure partie du pétrole du Nigeria, vivent dans une pauvreté abjecte.

Pour combattre la corruption, le Nigeria envisage d'ouvrir son industrie pétrolière à un examen plus rigoureux. Le ministre du Pétrole et de l'Energie du pays, Edmund Doukoru, a indiqué au Congrès mondial sur le pétrole que son pays mettrait l'information liée au pétrole à la disposition du public.

Au Soudan, des parallèles sont en train d'apparaître entre les Nuers du pays, qui habitent les vastes champs pétrolifères dans le sud, et les Ogoni. Des appels ont été lancés pour que des responsables Nuer démissionnent du gouvernement d'union nationale qui a été mis en place pour diriger le Soudan, afin de protester contre le fait qu'aucun poste ministériel ne leur a été attribué.

''C'est un fait incontesté que 80 pour cent du pétrole soudanais se trouve dans le Nuerland. La marginalisation des Nuers est un acte délibéré pour empêcher les politiciens Nuer de participer aux décisions qui sont liées au partage des richesses pétrolières'', a affirmé l'Union de la communauté Nuer en Amérique du Nord dans un communiqué, le 24 septembre.

''Kiir et Béchir sont maintenant décidés (à traiter) les Nuer comme les Ogoni du Nigeria dont le pétrole est pillé alors qu'ils vivent dans une extrême pauvreté'', a ajouté le communiqué, en référence au vice-président Salva Kiir (précédemment un chef rebelle) et le président Omar el Béchir.

Le gouvernement du Soudan, qui a signé un accord de paix avec les rebelles sudistes en janvier, a pris le contrôle des importants ministères de l'Energie et des Finances.

Comme avec le Nigeria, les recettes pétrolières de l'Angola sont également enveloppées de secret. ''Le gouvernement pouvait faire n'importe quoi avec l'argent : acheter des armes, recruter des mercenaires ou le voler'', a déclaré Eigen.

Toutefois, Francisco da Cruz de la 'British Petroleum company' (Compagnie pétrolière de la Grande-Bretagne) a dit à la rencontre de Johannesburg qu'un changement était également envisagé en Angola.

''Dans le passé, le gouvernement n'avait pas été transparent pour des raisons de sécurité. Mais depuis l'année dernière, le budget devient peu à peu transparent. Nous pensons que c'est une très bonne chose'', a-t-il souligné.

Cruz, qui est angolais, a demandé plus de tact dans la lutte contre la corruption parmi les responsables africains.

''La meilleure manière est de les influencer en ayant une discussion positive dans un environnement contrôléàL'affrontement ne sert à rien'', a-t-il indiqué.

''Il y a des gens dans des gouvernements en Afrique qui désirent le changement. La nouvelle génération de dirigeants africains veut que les choses changent'', a ajouté Cruz. ''Pour les vieux de la vieille qui sont opposés aux changements, la nature s'occupera d'eux. Certains d'entre eux ne peuvent même pas prendre part au travail de bureau de neuf heures à cinq heures de l'après-midi''. (FIN/2005)

source : http://ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=2816

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