Indicible ce sentiment de malaise que j’ai pu avoir en allant visiter la Cité de l’immigration.
Accueillie par ce grand vide qui fait office d’espace d’accueil, j’ai commencé par chercher le sens de la visite. Me voilà l’oreille collée avec
d’autres à une radio qui me retrace les péripéties de chacun. D’une agora vide, je me dirige vers un autre cube en verre. Un ordinateur me demande de laisser trace de mon passage.
Je découvre l’accès au 1er étage après m’être munie d’un appareil qui commente la visite du 3eme étage.
Visiblement cette partie est réservée à une exposition sur le génocide Arménien. Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à rentrer dans le contenu. De plus
l’exiguïté du pallier ne permet pas la circulation de plusieurs personnes, et l’on doit sans cesse regarder par dessus l’épaule de son voisin la fin de sa phrase. Sans oublier la longueur des
panneaux eux mêmes. Mais le plus incroyable est qu’à aucun moment je n’ai pu trouver un explicatif sur le démarrage du génocide. Où, quand , comment, pourquoi… ? rien. Alors difficile
ensuite de regarder des photos de classes ….
Je suis restée perplexe aussi devant l’apparition visiblement d’un guide ou personnel du musée, d’origine africaine ? vêtu de manière ethnique ?
folklorique ? à l’étage du génocide, et au lieu même de l’ancien musée de la colonisation. Tout ceci me perturbe. Mais bon, je vais continuer ma visite.
Me voilà au 3eme étage, plongée dans l’obscurité des lieux et accueilli par des visages défilant sur de grands écrans. J’entends alors la voix de ce
personnage racontant sa souffrance, ses difficultés à migrer…
Me voilà plongée au cœur de ce que je vois tous les jours dans la rue, ou entend au 20h..
La dure réalité de l’immigration d’aujourd’hui.
Prenant mon mal en patience, je me hasarde dans l’obscurité vers tel où tel témoignage…
Mais toujours rien sur l’Histoire de l’immigration.
Et pour finir… j’atteins le stade de l ‘écœurement quand je tombe nez à nez avec cet immense panneau représentant ces voitures surchargées de bagages….
Les sacs « Tati » accrochés de ci de là… Non là les clichés finissent de me convaincre de quitter ce lieu.
Quelle déception…. J’avais pourtant mis en ligne sur ce blog le film de l’immigration conçu par cette Cité. Mais au sein du bâtiment, nulle part je n’ai
retrouvé trace de cette histoire qui a du sens…Pourquoi ?
En sortant de là, je me suis dis, je ne vois pas où est l’évolution des mentalités. A travers ce regard franco-français ( pas un texte n’est traduit en
anglais ou autre langue) nous sommes dans la continuité de ce que fût cet édifice… un regard colonial sur l’immigration.
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