
Pour en savoir plus ou comment participer, rendez-vous sur le site :
http://www.oct17.org/Presentation-de-la-campagne-en.html#debut



Avec près de 75 000 signatures de pétition récoltées en 2006 en une journée, des centaines de milliers de visiteurs dans 39 villes de France, des centaines de
bénévoles et d'artistes mobilisés, les Pyramides de chaussures s'imposent, chaque année, comme le rendez-vous de mobilisation contre les mines antipersonnel et les bombes à
sous-munitions.
Depuis 1995, les citoyens français et européens se donnent rendez-vous chaque année à Paris, Lyon, Nice...mais également Montréal, Vienne ... pour jeter leurs chaussures, signe de
protestation contre les mines et les bombes à sous-munitions (BASM) en symbole de solidarité avec les victimes, et signer la pétition.
En s'engageant à nos côtés pour « une Terre sans mines » et pour obtenir l'interdiction des bombes à sous-munitions, chacun apporte un soutien indispensable à l'avancée de notre combat. En plus de sa dimension militante et citoyenne, cet événement est également un moment festif et convivial. Les musiciens, danseurs, comédiens, se succèdent tout au long de cette journée pour proposer des spectacles, animations de rues et des concerts.
Ouvrage à découvrir :
Le présent ouvrage est le résultat du programme international de recherche Mondialisation, Migration et Droits de l'Homme financé par le Réseau universitaire international de
Genève (RUIG). Le programme a eu lieu dans le cadre d'un partenariat entre la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Genève (FPSE) et l'Institut universitaire de
hautes études internationales (IUHEI), avec la contribution de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève, l'Institut d'études politiques et internationales de
l'Université de Lausanne (IEPI), le Bureau international du Travail (BIT) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
La recherche intervient à un moment crucial. La migration est placée au cœur de tous les agendas internationaux et nationaux. Les multiples initiatives lancées au sein des Nations Unies, de
l'Union européenne et de divers autres forums multilatéraux en témoignent. Elle a réuni durant deux ans (2004-2006) 46 chercheurs provenant de diverses disciplines et régions du monde. Les
chercheurs ont intégré une donnée essentielle souvent déniée de la migration : les besoins fondamentaux et le respect des droits de l'homme du migrant. Le contenu de la recherche repose sur deux
axes essentiels : un volet "société" (volume I), à vocation pluridisciplinaire, et un volet "droit" (volume Il), consacré au droit international des migrations. Chacun de ces axes fait l'objet
d'une publication distincte.
Le volume Il a été réalisé sous la direction de Vincent Chetail. II procède à une évaluation d'ensemble d'un domaine encore méconnu et souvent négligé des sciences juridiques: le droit
international des migrations. La migration permet mieux que tout autre phénomène social de saisir la vie du droit international, ses points de rupture et la dynamique qui l'anime. La présente
publication s'interroge sur la place et l'effectivité des droits fondamentaux des migrants, en prenant pour appui le droit international existant, ses failles et ses orientations possibles.
L'étude a été réalisée, à cette fin, autour de quatre pistes de réflexion. Une première partie retrace les principes et perspectives du droit international des migrations, dans ses dimensions
historiques, conceptuelles et normatives. La deuxième partie est consacrée à l'un des principaux enjeux de notre temps: la question sécuritaire au sens large et la migration dite irrégulière qui
lui est si souvent associée. Les régimes spécifiques de protection internationale pour les travailleurs migrants et les réfugiés sont également l'objet d'un examen à part entière, tandis que la
dernière partie est dédiée à l'un des domaines où les violations des droits de l'homme sont les plus fréquentes: la détention et le renvoi des migrants.
L'Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève (anciennement Centre universitaire de droit international humanitaire) a été créée par la Faculté de droit de
l'Université de Genève et l'Institut universitaire de hautes études internationales. L'Université de Lausanne et le Comité international de la Croix-Rouge contribuent à la réalisation de ses
objectifs. La mission de l'Académie porte principalement sur l'enseignement supérieur et la recherche académique dans les domaines suivants: le droit international humanitaire, les droits de
l'homme, le droit de la sécurité collective et du maintien de la paix, le droit pénal international, ainsi que le droit des réfugiés et des personnes déplacées.

par réseau migreurop | publié le 1er septembre 2007 |
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Devant le tribunal d’Agrigente (Sicile) comparaissent depuis le 22 août sept pêcheurs tunisiens accusés d’avoir « favorisé l’immigration clandestine », délit réprimé par la loi italienne. Ils risquent jusqu’à 15 ans de prison. Poursuivis comme s’ils étaient des trafiquants, ces pêcheurs n’ont pourtant accompli que le plus élémentaire devoir de solidarité : le 8 août, au large de l’île de Lampedusa, ils ont porté assistance aux 44 passagers d’une embarcation de fortune en perdition et les ont acheminés jusqu’au rivage. Sans leur intervention, il est probable que les naufragés, parmi lesquels deux femmes enceintes et deux enfants, auraient connu le même sort que les milliers de migrants et exilés qui, depuis quelques années, ont péri en mer en tentant de rejoindre les côtes européennes.
Le procès d’Agrigente est un nouvel épisode de la guerre menée par l’Union européenne contre les migrants et les réfugiés. Après la militarisation de la côte andalouse, après les dramatiques événements de Ceuta et Melilla de 2005, au cours desquels plusieurs personnes ont trouvé la mort sous les balles de la police marocaine pour avoir tenté de franchir la frontière espagnole, après le verrouillage des côtes mauritanienne et sénégalaise pour empêcher la traversée vers les îles Canaries, après les camps de rétention où, comme en Libye, les droits des étrangers et des réfugiés sont bafoués, c’est aujourd’hui l’arme de la dissuasion qui est brandie.
En sanctionnant l’assistance à personne en danger, les autorités italiennes incitent les marins et les pêcheurs à violer le droit international de la mer qui prescrit de privilégier tant que faire se peut le sauvetage des navires en perdition. Mais ce n’est pas tout : en interdisant les opérations de secours, elles se rendent responsables, au mieux, du renvoi vers des pays où leurs droits ne sont pas respectés de personnes qui ont besoin de protection. Au pire, elles condamnent à mort des femmes, des hommes et des enfants qui n’ont commis d’autre faute que de chercher une existence meilleure, voire parfois d’essayer de sauver leur vie.
Laboratoire de la politique migratoire de l’UE, l’Italie, en 2005, expulsait par charters des centaines de migrants vers les geôles libyennes. Aujourd’hui, elle leur interdit l’accès à ses côtes, s’inscrivant dans la logique d’externalisation par l’Europe du contrôle de ses frontières dont l’agence européenne Frontex est l’instrument emblématique.
Acteurs des sociétés civiles d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord et d’Europe, militants et démocrates du sud et du nord de la Méditerranée,
nous demandons le renoncement à l’idéologie sécuritaire et répressive qui oriente aujourd’hui
les politiques migratoires, par l’externalisation de l’asile et des contrôles aux frontières et la criminalisation des migrations,
nous refusons que soit mis en place un « délit de solidarité » contre les défenseurs des droits
humains,
nous exigeons la relaxe des sept pêcheurs tunisiens des bateaux Mortadha et Mohammed el-Hedi.
Pour signer l’appel : envoyer un mail à Claire Rodier
Premiers signataires
http://www.migreurop.org/article1188.html
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