Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Flux RSS des articles

Texte libre


Le profil Facebook de Kouidri Karima
 

Global Voices: The World is Talking, Are You Listening?
  textlinks rank-power.com - boost your website!           
    

I heart FeedBurner


http://www.scorpions1.de/topo/


Paperblog

Bookmark and Share


Karima Aicha Kouidri

BlogsPeru.com

Top Blogs France

Malaysian Topsites - Top Web Sites in Malaysia

blogarama - the blog directory

Bitacoras.com

BlogsVip.com - Ranking de Blogs - Los Mejores Blogs

Directorio de Blogs de Venezuela



la blogoteca

 



annuaire

BlogsPeru.com

BlogElites.com

Top Political Sites

cadz.net Super Top Sites

Blogalaxia

Annuaire Best-Fr



Blogs Directory
Irish Bloggers
TopBlogz.Net
Annuaire Top sites
Best Of Malaysia
Malaysia Web Stats
Subscribe with Bloglines
Political Gab - Top Political Sites on the Web

PolitiPoll.net - Political Web Rankings



Blog Directory   
Topsite of topsites!
Blog

Top Tunisie Blogs





  Blog Directory

Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
Référencement


Wikio - Top des blogs

Feed XML offerto da BlogItalia.it

Pagerank actuel de observatoirecitoyen.over-blog.org (service gratuit & rapide)

 



Blog Review

directorio de weblogs. bitadir

TopOfBlogs

Blog Directory

Politics Blogs
Politics Blogs

Politics blogs
Top Blogs
 
Directory of Politics Blogs

British Blogs

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos







blog search directory

FindingBlog - Blog Directory

BlogESfera - Directorio de Blogs Hispanos

Politics Blogs - Blog Top Sites

Annuaire marocain

Politics Blogs

blog directory

Blogadr.com - Listed (add your blog to Blogadr.com)

Top Mondial

 Blogroll.net

Blog-Show la vetrina italiana dei blog!

WebLog Directory

 YAKINO audience en temps réel real time audience measurement

 
Locations of visitors to this page

Texte Libre



NOUVELLES:

Darfour: L'ONU dénonce la poursuite des attaques de véhicules ... - XINHUA

Darfour: L'ONU dénonce la poursuite des attaques de véhicules ...XINHUA - Il y a 3 heuresDans le nord du Darfour, l'Unicef a soutenu la construction de neuf salles de classe pour 450 enfants au camp de personnes déplacées d'El Salaam....
published on Fri, 28 Sep 2007 04:29:57 GMT
...more

Darfour: l'émissaire américain Andrew Natsios en mission au Soudan - AFP

AFPDarfour: l'émissaire américain Andrew Natsios en mission au SoudanAFP - Il y a 22 heuresKHARTOUM (AFP) — L'envoyé américain au Soudan, Andrew Natsios, est arrivé tard mercredi à Khartoum pour une mission de dix jours consacrée au ...
published on Thu, 27 Sep 2007 09:30:54 GMT
...more

L'ONG World Vision réduit ses activités au Darfour - Le Monde

L'ONG World Vision réduit ses activités au DarfourLe Monde - Il y a 17 heuresKHARTOUM (Reuters) - L'organisation non-gouvernementale humanitaire World Vision a réduit ses activités au Darfour après trois attaques visant ses employés ......
published on Thu, 27 Sep 2007 13:38:08 GMT
...more

Darfour: Bruxelles promet 10 M EUR pour la formation des policiers ... - AngolaPress

Darfour: Bruxelles promet 10 M EUR pour la formation des policiers ...AngolaPress - 26 sep 2007Au Tchad seul, cela concerne, selon l`ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens. La Centrafrique compte 10.000 réfugiés et plus...
published on Wed, 26 Sep 2007 17:00:15 GMT
...more

Onu: Rice évoque le Darfour avec son homologue libyen à New York - AFP

AFPOnu: Rice évoque le Darfour avec son homologue libyen à New YorkAFP - Il y a 22 heuresNEW YORK (AFP) — La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a discuté de la situation au Darfour avec son homologue libyen Abdelrahmane Chalgam ...
published on Thu, 27 Sep 2007 09:00:49 GMT
...more

source : http://www.globefordarfur.org/news.html
Human Rights Watch Report Cover © 2007


Soudan : Les civils en butte aux attaques dans la lutte confuse pour le Darfour

L’ONU devrait imposer des sanctions si Khartoum poursuit ses attaques et sa politique d’obstruction

Play Slideshow  
 
(New York, le 20 septembre 2007) – Alors que les Nations Unies et l’Union africaine se préparent à déployer au Darfour la plus vaste mission de maintien de la paix jamais mise sur pied dans le monde, les forces gouvernementales soudanaises, les milices « janjawids » alliées, les rebelles et ex-rebelles ont le champ libre pour attaquer les civils et les travailleurs humanitaires, a déclaré Human Rights Watch dans un
rapport publié aujourd’hui.

La situation au Darfour qui, au départ, était un conflit armé entre des rebelles et le gouvernement s’est muée en une lutte violente et confuse pour le pouvoir et les ressources, mettant aujourd’hui en présence forces gouvernementales, milices janjawids, rebelles, ex-rebelles, et bandits. Cette situation complexe ne devrait toutefois pas faire oublier la responsabilité de Khartoum dans les attaques aériennes et terrestres menées aveuglément, sa complicité dans les attaques perpétrées par les Janjawids contre les civils, le fait qu’il ne réclame pas de comptes aux violateurs des droits humains, et son refus de mettre sur pied une force de maintien de l’ordre capable de protéger les civils.  
 
« La nouvelle mission de maintien de la paix au Darfour aura besoin de moyens et d’un soutien politique pour protéger les civils », a déclaré Peter Takirambudde, directeur à la division Afrique de Human Rights Watch. « Des sanctions ciblées devraient être imposées à l’encontre du Soudan s’il entrave les opérations de paix et autorise les attaques contre les civils ».  
 
Le rapport de 76 pages, intitulé
« Darfur 2007: Chaos by Design – Peacekeeping Challenges for AMIS and UNAMID » (Darfour 2007 : Un chaos délibéré – Les défis de l’AMIS et de l’UNAMID pour maintenir la paix), décrit la situation actuelle des droits humains au Darfour. Des études de cas réalisées récemment sur tout le territoire du Darfour illustrent comment la prolifération des acteurs armés et l’incapacité du gouvernement à renforcer l’autorité de la loi – en particulier de la police –contribuent aux exactions.  
 
Après avoir été déplacés de chez eux, les civils se retrouvent bloqués dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur du pays. S’ils se hasardent à en sortir pour mener une activité agricole, ramasser du bois à brûler ou rentrer chez eux, ils risquent d’être battus, violés, dévalisés ou tués – généralement par les Janjawids et les ex-rebelles. Les étrangers qui occupent aujourd’hui leurs terres paralysent toute perspective de paix durable et de retour des déplacés. Des combats entre tribus arabes ont causé des centaines de morts supplémentaires et déplacé des milliers de personnes.  
 
Le rapport décrit les moyens cruciaux que doivent employer la nouvelle mission de maintien de la paix, la Mission conjointe des Nations Unies et de l'Union africaine au Darfour (UNAMID) et la communauté internationale pour procurer une meilleure protection aux civils et remédier aux lacunes qui ont entravé la mission actuelle de l’Union africaine, l’AMIS (Mission de l’Union africaine au Soudan).  
 
Human Rights Watch a appelé les Nations Unies et l’Union africaine à déployer l’UNAMID sur une grande échelle et de façon stratégique et à lui octroyer une grande capacité de réaction rapide. L’UNAMID devra effectuer des patrouilles régulières de jour comme de nuit (notamment le jour au moment du marché et du ramassage du bois), employer des unités de maintien de l’ordre bien entraînées et bien équipées, et compter en son sein des inspecteurs des droits humains qui pourront rendre compte publiquement de leurs conclusions (dont des experts spécialisés dans la violence sexuelle et basée sur le genre ainsi que dans les droits des enfants).  
 
Le plein déploiement de l’UNAMID pourrait prendre de nombreux mois. Dans l’intervalle, le soutien promis par la communauté internationale à l’AMIS doit être fourni. Les forces de maintien de la paix au Darfour doivent reprendre immédiatement leurs activités de protection, notamment les patrouilles lors du ramassage du bois. Ces patrouilles peuvent contribuer à décourager les exactions mais en de nombreux endroits, elles sont suspendues depuis plus d’un an.  
 
Human Rights Watch a appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’Union africaine et l’ensemble de la communauté internationale à imposer des sanctions ciblées à l’encontre du gouvernement soudanais et d’autres parties au conflit s’ils se mettent en défaut de respecter certaines conditions essentielles pour une amélioration de la situation des droits humains au Darfour.  
 
En l’occurrence, toutes les parties au conflit devraient mettre fin aux attaques perpétrées contre les civils. Le gouvernement soudanais devrait s’abstenir d’utiliser illégalement les couleurs ou les emblèmes de l’ONU et de l’AMIS sur ses avions. Il devrait également cesser de soutenir les milices janjawids qui commettent des violences et mettre en place des programmes en vue de les désarmer.  
 
Khartoum devrait faciliter le déploiement rapide de l’AMIS et de l’UNAMID et toutes les parties au conflit devraient faire en sorte que les forces de maintien de la paix puissent mener à bien leur mandat sans encombre. Le gouvernement, les milices, les rebelles et ex-rebelles devraient permettre un meilleur accès à l’aide humanitaire et Khartoum devrait mettre un terme à sa politique de consolidation du nettoyage ethnique par l’occupation et l’utilisation des terres.  
 
Enfin, les autorités soudanaises devraient mettre fin à l’impunité en coopérant pleinement avec la Cour pénale internationale (CPI), notamment en exécutant les mandats d’arrêt. Elles devraient promouvoir la responsabilisation des criminels en entreprenant des réformes juridiques et d’autres mesures visant à renforcer le système judiciaire du pays.  
 
Début septembre, le gouvernement soudanais a pourtant eu l’impudence de nommer une personne soupçonnée de crimes de guerre internationaux à la co-présidence d’un comité chargé d’entendre les plaintes liées aux violations des droits humains au Darfour.
Ahmed Haroun, qui est également secrétaire d’État aux affaires humanitaires, est l’un des deux hommes faisant l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.  
 
« Partout au Darfour, les gens qui vivent dans les camps nous ont confié leur sentiment qu’ils ne pouvaient rentrer chez eux en toute sécurité », a ajouté Takirambudde.  


source : http://hrw.org/french/docs/2007/09/19/darfur16908_txt.htm

 



(Paris, 17 septembre 2007) – Dans le cadre du nouveau projet de loi sur l’immigration, le Parlement français doit améliorer les garanties accordées aux étrangers risquant des persécutions et la torture au moment de leur éloignement, a exhorté Human Rights Watch dans une
lettre adressée aux députés et aux sénateurs, et rendue public aujourd’hui.

“Le gouvernement a raison d’agir rapidement pour résoudre le problème, mais ses propositions n’aideront qu’une partie des personnes à risque », a annoncé Holly Cartner, directrice de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Il revient désormais au Parlement de mettre pleinement en application la décision de la Cour européenne en faisant du recours suspensif la règle et non l’exception ».  
 
Le 18 septembre, le Parlement devra débattre du projet de loi du gouvernement visant à réformer la législation en matière d’immigration et d’asile. Parmi les propositions énoncées dans le projet, il est prévu que certains demandeurs d’asile puissent rester en France en attendant qu’un juge statue sur leur recours. Cependant, un grand nombre d’autres, que les autorités nationales cherchent à expulser rapidement, encourront toujours des risques de mauvais traitements dès leur retour dans le pays d’origine, avant même que leur recours n’ait été entendu.  
 
La réforme, qui devrait s’appliquer seulement aux demandeurs d’asile maintenus en zone d’attente, fait suite à une décision, en avril dernier, de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans son jugement, la Cour avait estimé que l’absence d’un recours automatiquement suspensif pour les demandeurs d’asile en France violait la législation en matière de droits de l’homme.  
 
En raison de son étroitesse, la réforme échouerait à protéger un grand nombre de personnes qui craignent la torture, les mauvais traitements ou les persécutions si elles devaient retourner dans leur pays d’origine, conformément à la Convention relative au statut des réfugiés. Les demandeurs d’asile déboutés, dont les demandes ont été jugées comme manifestement non fondées ou venant de pays considérés comme sûres, et ceux qui sont considérés comme représentant un risque pour la sécurité nationale pourraient toujours être expulsés. Et ce, alors que leur recours auprès de la Commission de recours des réfugiés est encore en instance. Les personnes suspectées de terrorisme ayant déposé un recours contre l’ordre d’expulsion du Ministère de l’Intérieur continueraient à ne pas bénéficier d’un recours automatiquement suspensif.  
 
La décision de la Cour européenne n’est la première critique internationale adressée à la France pour son approche insatisfaisante en matière de garanties contre un retour dangereux. Le Comité des Nations Unies contre la torture avait estimé en 2005 et 2007 que la France avait violé la convention contre la torture en raison du manque de garanties efficaces en cas d’expulsions impliquant des risques de retour à la torture et aux mauvais traitements. Dans les deux cas, la France a ignoré les demandes du Comité de retarder les éloignements en attendant que la Commission les ait examinées. Le cas le plus récent est celui d’un Franco-tunisien, Adel Tebourski, qui s’est vu déchu de sa nationalité française et expulsé par la France en août 2006 après avoir purgé une peine de prison pour des faits liés au terrorisme. Deux mois après son expulsion, la Commission de recours des réfugiés a estimé que les craintes de persécution d’Adel Tebourski étaient fondées et qu’il n’aurait pas du être renvoyé en Tunisie.  
 
« L’ONU et la Cour européenne ont toutes deux envoyé un message clair : les garanties fournies par la France ne sont pas satisfaisantes », a ajouté Cartner. « La meilleure façon de protéger les personnes contre un retour dangereux est de les laisser rester en France en attendant que leurs recours soient pleinement examinés. »  
 
En juin 2007, Human Rights Watch a publié un
rapport sur la France intitulé « Au nom de la prévention : des garanties insuffisantes concernant les éloignements pour des raisons de sécurité nationale. » Human Rights Watch concluait que les procédures administratives françaises d’éloignement des personnes suspectées de terrorisme n’offraient pas les garanties adéquates pour les protéger contre les violations de droits humains lors du retour dans le pays d’origine. L’une de ses recommandations clefs était la création d’un droit à une procédure de recours automatique dans le pays.  

source : http://hrw.org/
  Droits économiques sociaux et culturels

Les droits économiques, sociaux et culturels sont souvent considérés comme "des droits de seconde génération" non justiciables. Au regard du droit international des droits de l'homme et de son application dans les différents pays, les droits civils et politiques ont été l'objet d'une plus grande attention ; ils ont été codifiés et interprétés par la jurisprudence. Ils ont été l'objet d'une plus grande prise de conscience. Considérés comme revêtant un caractère de plus grande urgence, les droits civils et politiques ont constitué une priorité dans les activités des Nations unies.

Cette perspective va cependant à l'encontre des principes fondamentaux d'indivisibilité et d'interdépendance entre les droits civils et politiques et les droits économiques sociaux et culturels affirmés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et réaffirmés lors de la Conférence mondiale de Vienne sur les droits de l'homme de 1993.

Parmi tous les instruments généraux de protection des droits de l'homme, le Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels (le PIDESC) constitue le cadre juridique le plus important en matière de protection de ces droits élémentaires. Créé en 1985, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) a pour tâche de contrôler la conformité des législations des Etats parties avec les dispositions du Pacte. A cette fin, le Comité élabore des commentaires généraux qui constituent des interprétations ayant autorité en ce qui concerne la mise en œuvre des dispositions du Pacte.

Les dispositions internationales les plus significatives en matière de droits économiques sociaux et culturels sont contenues dans le Pacte. On y trouve notamment le droit à un niveau de vie convenable (qui inclut le droit à un logement et à une alimentation convenables), le droit à la santé, le droit à l'éducation. Le droit de mener une vie digne ne peut être mis en œuvre que si les besoins élémentaires de la vie que sont le travail, la nourriture, le logement, la santé, l'éducation et la culture sont suffisants et équitablement accessibles à chacun. L'accès à la nourriture, aux premiers soins et à l'éducation est fondamental pour que puisse être implanté le droit au développement et que diminue la pauvreté. En effet, l'accroissement de la pauvreté n'est souvent que le corollaire d'abus existants dans le domaine des droits économiques sociaux et culturels.

Les Nations unies se sont engagées dans diverses activités en se fixant pour objectif de développer la promotion et la protection des droits de l'homme. La Commission des droits de l'homme et la Sous commission de promotion et de protection des droits de l'homme ont élargi leurs centres d'intérêts aux droits économiques, sociaux et culturels et, pour ce faire, se sont efforcées de promouvoir la mise en œuvre de mécanismes de contrôle extra-conventionnels qui permettent, à certaines conditions, d'opérer des contrôles en cas de violation.Up

La désignation de rapporteurs spéciaux sur le droit à l'éducation, le droit à l'alimentation, le droit à un logement convenable, le droit à la santé, ainsi que la désignation d'un expert indépendant chargé d'examiner le projet de protocole facultatif au PIDESC constituent des efforts bienvenus en vue de mettre en oeuvre les droits économiques, sociaux et culturels dans les différents pays.

Conformément à leurs mandats, ces rapporteurs spéciaux soumettent régulièrement leur rapport sur l'évolution des droits économiques, sociaux et culturels à la Commission des droits de l'homme. Dans l'exercice de leur mandat, ils sont en effet confrontés à des problèmes majeurs dont les principaux vont être abordés ci-dessous.

LES PRIORITES DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Le droit à un logement convenable

Dans sa résolution 2000/9, la Commission a désigné en septembre 2000 un Rapporteur spécial (titre du mandat) pour une période de trois ans. Son mandat était centré sur le droit "à un logement convenable en tant que composante du droit à un niveau standard de vie" : Miloon Khotari (Inde).

Dans son troisième rapport, qui intervient à la fin de son mandat de trois ans, le Rapporteur spécial réitère que le droit à un logement convenable ne peut être entièrement réalisé s'il est pris séparément des autres droits de l'homme. Il reconnaît que depuis le début de son mandat les gouvernements, les Nations unies, les différentes institutions internationales, ainsi que les organisations non gouvernementales ont consenti des efforts accrus et l'ont aidé dans son travail de manière non négligeable. En effet, différents Etats ont introduit ce droit dans leur constitution, ce qui représente une avancée importante.

Dans son dernier rapport, Miloon Khotari a mis l'accent sur quatre questions urgentes : le droit à l'eau et les questions sanitaires ; les réponses locales au processus de globalisation dans le développement rural et urbain ; le besoin d'indicateurs de base et d'outils de contrôle pour une mise en œuvre plus efficace des objectifs de la Déclaration du Millénaire ; le droit à un logement convenable des personnes souffrant d'incapacités.Up

En ce qui concerne l'importance de l'eau et des questions sanitaires, le rapporteur salue l'adoption par le CDESC, en novembre 2002, de son Commentaire général n°15, qui clarifie les obligations des Etats parties.

En vue de permettre au droit au logement de porter pleinement ses fruits, M. Kothari recommande aux Etats de tenir compte du contenu de ce Commentaire général dans le cadre des politiques de développement national et dans le cadre de la coopération et de l'assistance internationale, en prenant particulièrement en considération les individus vivant dans une extrême pauvreté.

Les objectifs contenus dans la Déclaration du Millénaire constituent d'importants repères pour la réalisation de ces droits. Le point essentiel de cette déclaration, qui concerne le droit au logement, est l'engagement de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre des personnes ne jouissant pas d'un accès à l'eau potable, ce qui permettrait, d'ici à 2020, d'améliorer la vie d'au moins 100 millions de personnes habitant des bidonvilles. Le rapporteur souhaite dans ses travaux futurs mettre l'accent sur l'accès à un logement convenable des personnes souffrant d'incapacités. Selon le Commentaire Général No 4 relatif au droit à un logement convenable élaboré par le CDESC, il est prévu qu'un accès plein et entier doit être accordé aux personnes handicapées.

Dans l'exercice de son mandat, le rapporteur a accordé une attention particulière à la question du genre. Aux termes de sa résolution 2002/49, la Commission lui a demandé de soumettre lors de la cinquante neuvième cession, une étude sur les femmes et le droit à un logement convenable et plus particulièrement la question de l'égalité dans la propriété, de l'égal accès à la propriété et au contrôle des terres.

Le rapport mentionne l'instauration d'un dialogue entre le rapporteur et le Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes (CEDEF), dans le but d'observer l'impact de la globalisation et de la privatisation des services sur l'accès des femmes au logement et aux droits civils, sur les violences domestiques, les expulsions forcées et sur les mesures résultant de discriminations positives.

En conclusion le rapporteur considère que le principe de non discrimination constitue un aspect clé de son mandat. Il souligne que des formes de discrimination et de ségrégation fondées sur la race, le genre, la catégorie sociale, le statut économique sont encore présentes en ce qui concerne l'accès au logement et aux services essentiels.Up

Le droit à la santé

Dans sa résolution 2002/31, la Commission a nommé pour une durée de trois ans, Paul Hunt (Nouvelle-Zélande), rapporteur spécial en ce qui concerne le droit à la santé.

La santé est un droit fondamental de l'homme et constitue un but élémentaire du développement durable. Le rapporteur souligne, à cet égard, "qu'une bonne santé n'est pas le résultat du développement : c'est un moyen d'y parvenir". La planification et l'exécution des premiers soins nécessitent à la fois des efforts individuels et collectifs pour veiller à ce que l'allocation des ressources soit faite de manière préférentielle aux personnes dans le besoin, tout en tendant à assurer la santé à tous.

Dans son rapport préliminaire, le rapporteur sur le droit à la santé présente les trois premiers objectifs de son mandat :
"promouvoir et encourager les autres à promouvoir le droit à la santé en tant que droit fondamental comme cela est affirmé dans de nombreux traités sur les droits de l'homme, dans les résolutions de la Commission des droits de l'homme et l'acte constitutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)",
"clarifier le contour et le contenu du droit à la santé; identifier les bonnes pratiques pour rendre opérationnel le droit à la santé".

M. Hunt propose aussi d'incorporer ces objectifs dans deux thèmes en corrélation : le droit à la santé et la pauvreté, et le droit à la santé et à la non-discrimination.

Le second thème clef, à savoir le lien entre la discrimination et ses stigmates et le droit à la santé, est complexe.

Les droits des personnes souffrant d'incapacités, ou porteuses du VIH, ont néanmoins acquis une plus grande importance ces dernières années.

Le rapporteur a en outre identifié plusieurs questions qu'il souhaite voir examiner dans le cadre du droit à la santé à savoir : les stratégies visant à réduire la pauvreté, les maladies négligées, l'évaluation de l'impact de différents accords relevant de l'Organisation mondiale du commerce sur le droit à la santé, le droit à la santé mentale et le rôle de la santé professionnelle.

Il souligne que ce droit dépend de l'indépendance et de l'intégrité des professionnels de la santé qui, dans différents pays, sont victimes de discriminations, de détentions arbitraires ou de tortures. Face à ces difficultés, M. Hunt propose de contrôler et d'explorer le rôle indispensable joué par les professionnels de la santé dans la promotion et la protection des droits de l'homme et ce tant que des difficultés les empêchent de pratiquer.Up

Le droit à l'alimentation

En 2000, la Commission a nommé le Prof. Jean Ziegler (Suisse) rapporteur spécial sur la question du droit à l'alimentation. D'après les principales normes internationales et notamment le PIDESC, la faim doit être éliminée et tout le monde doit avoir accès à un approvisionnement alimentaire convenable, permanent et de qualité, afin de garantir la santé physique et mentale des individus et de la communauté et le respect de la dignité de la personne humaine.

Le commentaire Général n°12 sur le droit à une alimentation convenable inclut dans sa définition l'exigence qu'à tout moment toute personne puisse avoir un accès tant économique que physique à une alimentation convenable ainsi qu'aux moyens d'approvisionnement nécessaires.

Le Comité considère que ce droit implique la disponibilité de la nourriture en quantité et qualité suffisantes pour satisfaire les besoins de tout individu et l'accessibilité de cette nourriture. Le commentaire précise que le droit à l'alimentation n'implique pas une distribution de nourriture gratuite pour tous, mais les gouvernements doivent la protéger, la respecter, et la mettre en oeuvre.

Ce droit doit être garanti, même dans les cas de conflit armé. Le droit international humanitaire contient des dispositions qui le protègent, de même que les individus et les groupes qui prennent ou non part aux hostilités. Ainsi que le souligne le rapporteur dans son dernier rapport à la Commission, des efforts considérables doivent être entrepris pour s'assurer que le droit humanitaire est respecté et que les populations civiles sont à l'abri de la famine.

Dans son rapport, Jean Ziegler a en outre mis l'accent sur les questions relatives à : une alimentation convenable ; l'eau comme priorité élémentaire du développement, l'opposabilité de ce droit en justice, élément essentiel pour le développement ; le droit à l'alimentation pour les personnes souffrant d'incapacités, afin que des remèdes et une responsabilité puissent être trouvés en cas de violations ; le droit à l'alimentation dans le droit international humanitaire et dans le commerce international.

A ce sujet, le rapporteur a recommandé à la communauté internationale de revoir ses obligations commerciales internationales, afin d'éviter tout conflit entre le droit à l'alimentation et la sécurité alimentaire. Il salue deux initiatives : la première, tendant au développement par la FAO de lignes directrices sur le droit à l'alimentation et la seconde, relative à la rédaction d'un Commentaire Général No 15 sur le droit à l'eau.Up

Un groupe de travail intergouvernemental a d'ailleurs été mis en place en vue d'élaborer ces lignes de conduite.

Le rapporteur approuve également le fait que le CDESC a reconnu dans son Commentaire général que tant l'eau de consommation courante que l'eau d'irrigation sont des éléments clés du droit à l'alimentation.

Le droit à l'éducation

Les articles 13 et 14 du PIDESC reconnaissent que l'éducation est une condition fondamentale pour le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. C'est pourquoi, aux termes de sa résolution 1998/33, la Commission a nommé Katarina Tomasevski (Croatie) rapporteur spécial sur le droit à l'éducation. Le mandat de ce rapporteur a ensuite été reconduit pour trois années supplémentaires par la résolution 2001/29.

Dans son cinquième rapport, le rapporteur accorde, comme au cours des années précédentes, la priorité à l'élimination progressive des obstacles à la réalisation du droit à l'éducation. Elle précise que beaucoup de progrès ont été réalisés par l'adoption d'engagements généraux pour la gratuité de l'école primaire et par un engagement international visant à constituer l'éducation en un nouveau droit de l'homme.

Mme Tomasevski s'intéresse particulièrement à l'élimination des obstacles à l'école primaire. Ces obstacles reflètent des discriminations fondées sur la pauvreté et l'âge. Le processus d'allègement de la dette a inscrit un engagement concret et significatif dont le but est d'accroître le financement de l'école primaire. Le rapport souligne que le droit à l'éducation implique trois catégories d'acteurs : les gouvernements, les enfants et leurs parents : "Le gouvernement en tant que prestataire et/ou source de financement, l'enfant en tant que principal titulaire du droit à l'éducation et du devoir de se conformer aux prescriptions concernant l'enseignement obligatoire et les parents de l'enfant qui sont les premiers éducateurs. La liberté garantie et son corollaire, la responsabilité qu'ont les parents de choisir l'enseignement dispensé à leurs enfants, constitue l'un des piliers du droit à l'éducation. La raison d'être de la liberté parentale est en fait d'empêcher l'Etat d'exercer un monopole sur l'éducation et de protéger le pluralisme".Up

L'une des principales idées du rapporteur est la durée de la scolarité ­ six ans à l'école primaire ­ spécialement en rapport avec l'élimination du travail des femmes. Mme Tomasevski recommande d'aligner l'âge maximum de l'école obligatoire avec l'âge minimum du travail pour que les enfants âgés de 12 ans ne puissent pas travailler.

Pour le rapporteur, la priorité doit être donnée à l'élimination des disparités entre les sexes : "Pour découvrir la raison de la disparité entre les sexes, il faut disposer de données qualitatives, concernant tout particulièrement les facteurs qui favorisent ou, au contraire, entravent l'exercice de tous les droits humains et qui exercent une influence sur tous les stéréotypes sexistes de l'enseignement et de l'apprentissage".

Enfin, il est important de préciser que le rapporteur révise ses conclusions en ce qui concerne la diminution du racisme par l'éducation. Les informations alarmantes sur l'augmentation du racisme dans l'Union Européenne, où le niveau d'éducation est élevé, montre en effet que l'éducation n'est pas un moyen de lutte contre le racisme.

VERS UNE PLUS GRANDE JUSTICIABILITE DES DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS

Par sa résolution 2001/30, la Commission a désigné un expert indépendant chargé du projet de protocole facultatif au Pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels, Hatem Kotrane (Tunisie).

Le rapport remis à la Commission fait état de trois questions principales : la nature et les obligations des Etats parties au Pacte, la question de la justiciabilité de ces droits, la question des avantages et des possibilités que présente le mécanisme de plainte et la question de la complémentarité entre tous les mécanismes.

L'expert indépendant a souligné que les principales institutions responsables de la mise en oeuvre de ces droits sont les Etats, qui ont deux types d'obligations : les obligations de moyens et les obligations de résultats.

Par ce rapport, qui a mis en lumière une évolution de la manière dont la communauté internationale perçoit les droits économiques, sociaux et culturels, la Commission des droits de l'homme, lors de sa cinquante-neuvième session, a adopté un avant-projet de résolution dans laquelle elle confirme la décision de créer un groupe de travail sur l'opportunité d'élaborer un protocole facultatif au Pacte. Elle a demandé au groupe de travail de se réunir pour une période de travail de 10 jours, avant la soixantième session de la Commission. Cette initiative constitue un pas important sur la voie de la mise en oeuvre des droits économiques, sociaux et culturels.


source : http://www.aidh.org/ONU_GE/Comite_Drteco/comm_59sess.htm
Up



 

Bruxelles veut faire venir 20 millions de travailleurs immigrés
 
L'Europe va assouplir sa politique d'immigration et ouvrir ses frontières à 20 millions de travailleurs asiatiques et africains pendant les deux prochaines décennies : c'est l'appel lancé par le commissaire à la Justice de l'Union. Pour Franco Frattini, cette nouvelle immigration, gérée avec une "carte bleue" comparable à la "carte verte" américaine pour recruter des "travailleurs qualifiés". Rappelons que l'article 69b du futur "Traité sur le fonctionnement de l'Union", reprenant l'article III-267 de la défunte Constitution européenne, transfèrera bientôt la totalité de la politique d'immigration légale vers Bruxelles désormais votée à la majorité qualifiée. 

source : http://www.observatoiredeleurope.com/index.php?action=article&id_article=731633
 

 

Dossier de presse   Premier observatoire européen de l'accès aux soins - septembre 2007

Couverture du dossier de presse


La conférence "Health and Migrations in the EU" se tiendra à Lisbonne les 27 et 28 septembre 2007 sous l’égide de la présidence portugaise. Elle réunira les ministres de la santé de l'Union Européenne. A cette occasion, un recueil de 25 « bonnes pratiques » autour du thème Migration et Santé sera remis aux Ministres. Parmi celles-ci figurera l’enquête européenne réalisée par Médecins du Monde sur l’accès aux soins des personnes en situation irrégulière.

 

 

Premier observatoire européen de l'accès aux soins - septembre 2007

« Il faut forger le respect et non la peur »

F., patiente de MDM France, Lyon, février 2006

Sommaire

  • QUI SONT LES MIGRANTS EN SITUATION IRRÉGULIÈRE EN EUROPE ?
    Profil des migrants
    Problèmes de santé
  • INÉGAUX FACE AUX DROITS
    Quels droits dans les pays européens ?
    Accès effectif : une toute autre réalité
    Les obstacles à l’accès aux soins
  • LES DEMANDES DE MÉDECINS DU MONDE
    Pour une non discrimination des migrants
    Peut-on renvoyer des malades mourir dans leur pays ?
  • MDM ET LA SANTÉ DES MIGRANTS EN EUROPE
    En Europe
    Pendant leur traversée
  • MDM ET LA SANTÉ DES MIGRANTS EN FRANCE
    Accueillir et soigner dans des centres de soins fixes
    Aller au-devant des plus vulnérables
    Au-delà de l’hexagone
    * Mayotte * Cayenne
    Menaces sur la santé des migrants
  • ANNEXE
    Charte pour la santé de toutes les personnes étrangères résidentes en Europe

Contact Presse :
Florence Priolet / Annabelle Quénet
Tél. : 01 44 92 14 31 / 14 32 – 06 09 17 35 59
infomdm@medecinsdumonde.net

Synthèse

La conférence "Health and Migrations in the EU" se tiendra à Lisbonne les 27 et 28 septembre 2007 sous l’égide de la présidence portugaise. Elle réunira les ministres de la santé de l'Union Européenne. A cette occasion, un recueil de 25 « bonnes pratiques » autour du thème Migration et Santé sera remis aux Ministres. Parmi celles-ci figurera l’enquête européenne réalisée par Médecins du Monde sur l’accès aux soins des personnes en situation irrégulière.

En 2005, le réseau de MdM en Europe a créé un Observatoire Européen de l’Accès aux Soins afin d’apporter un regard objectif sur l’accès aux soins des personnes vivant dans la précarité dans les différents pays de l’UE.

L’objectif est de repérer les dispositions les plus favorables à une vraie politique de santé publique pour ensuite les appliquer à l’ensemble des pays, faisant ainsi progresser l’Union toute entière.

Pour sa première édition, le réseau a choisi de porter son attention sur les personnes les plus vulnérables, auprès desquels les 12 Médecins du Monde en Europe travaillent : les migrants, et en particulier les personnes en situation irrégulière, car ils sont parmi les plus pauvres, les plus exclus, les plus discriminés.
Quel est leur accès aux soins comparé dans plusieurs pays de l’UE, sur le plan des droits mais aussi dans la pratique ?
Les données présentées ici sont inédites, puisqu’il n’existe ni enquêtes nationales ni à plus fortes raisons internationales prenant en compte ces personnes.
Le premier rapport concerne essentiellement 7 pays : Belgique, Espagne, Grèce, France, Italie, Portugal et Royaume-Uni. MdM Pays Bas y a par ailleurs contribué en recueillant des témoignages.
- Les conditions de vie des personnes interrogées sont difficiles : 40 % des personnes ont un logement précaire et 11 % vivent à la rue. Toutes sont sans ressources.
- Sur l’ensemble de la population interrogée, deux personnes sur dix perçoivent leur état de santé comme mauvais ou très mauvais. Seul un tiers des personnes souffrant d’un problème de santé chronique bénéficie d’un traitement en cours. Près de la moitié des personnes ayant déclaré au moins un problème de santé a souffert d’un retard au recours aux soins.
Lors du dernier problème de santé rencontré, une personne sur dix a essuyé un refus de prise en charge par des professionnels de santé.
- 78% des personnes interrogées peuvent théoriquement, au vu de la législation, bénéficier d’une couverture santé. Cependant, les situations sont extrêmement différentes selon les pays, que ce soit en terme d’accès à la couverture santé ou du niveau de prise en charge. Par exemple, en Espagne, à condition d’être inscrites sur les registres municipaux, les personnes ont le même accès aux soins que les résidents. A l’inverse, la Grèce ne prévoit la prise en charge que de quelques soins d’urgence.
- Mais dans les faits, seules 24% des personnes rencontrées bénéficient concrètement d’une couverture santé. En France, seules 7% des personnes sont parvenues à faire valoir leurs droits. En Belgique, de la même façon, seules 14% bénéficient concrètement d’une couverture santé.
- D’une manière générale, les personnes ne sont pas informées de leurs droits : un tiers des personnes ne sont pas informées de leur droit à bénéficier d’une couverture santé.
- Dans le domaine du VIH, la majorité des personnes ignore qu’elles peuvent bénéficier gratuitement d’un dépistage du VIH et près des deux tiers ignorent que les traitements sont accessibles à tous.
- Un autre exemple de déficit d’information : la vaccination des enfants. Sur l’ensemble de la population concernée par ce sujet, une petite majorité seulement sait que leur enfant peut bénéficier gratuitement de la vaccination et/ou dans quel lieu il est possible de s’adresser pour cela.
Ce rapport démontre ainsi qu’une partie de la population vivant dans l’Union Européenne, n’a accès ni à la prévention la plus élémentaire, ni aux soins essentiels alors même qu’il s’agit de personnes vivant dans des conditions particulièrement néfastes à la santé.
Le réseau de MdM en Europe, s’appuyant sur son expérience de terrain et sur des chiffres fiables, demande un égal accès aux soins de toutes les personnes résidant sur le territoire européen, quel que soit leur statut administratif.
Par ailleurs, s’appuyant sur son expérience internationale et le constat de la carence de soins de santé dans les pays d’ou viennent les migrants résidents en Europe, le réseau MdM demande la non expulsion, la régularisation et l’accès aux soins des étrangers gravement malades qui ne peuvent avoir un accès effectif aux soins dans leur pays d’origine. Mieux mettre en valeur nos demandes : encadré à plat bleu ou autre pas forcément en gras

Notre expérience dans les pays européens où, tant la régularisation pour raison médicale que l’accès aux soins sont une réalité, montre que les malades ne viennent pas en Europe pour se faire soigner : ils ne peuvent pas, malades, affronter la migration. L’accès aux soins et à la santé est un préalable incontournable pour répondre aux valeurs de l’Union Européenne. Gras Oublier d’intégrer les populations les plus pauvres dans le processus d’amélioration des systèmes de santé serait une faute fondamentale en termes de santé publique, financier et humain.

Médecins du Monde et les migrants - interview de Françoise Jeanson (septembre 2007

 

 

Enquête européenne sur l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière - septembre 2007

Calendrier

Septembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Texte libre

Recherche

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus